‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 60 sur 97 · DUE CHOSE DONT ON PARLE TOUT BAS · texte numérisé non relu

DUE CHOSE DONT ON PARLE TOUT BAS

seol être amenés a combattre, celai rie TUoion? Ne falUit-i) pas couvrir le fossé qui les séparait des républicains? fentends : c*es[--à-dire qu'il fallait ruser avec la situation, sacrifier la morale k une politique d'expédients, faire passer la petite sagesse avant U grande? Triste calcul!

Une eb*>e doni on iMrlc tant fca«.

Faut-il que je vous répète en coiitidence ce que se disent h l'oreille tout bas, dans les hautes régions, quelques personnes accoutumées à avoir les nouvelles de première main?

Il s'agit pour moi d'un étrange secret à vous confier, d'un secret que, probablement, tous les journaux anglais, depuis le premierjusqu' au dernier, depuis l'organe le plus indiscret du parti whig jusqu'il l'organe le plus rancunier du parti tory, se feront un devoir patriotique de garder, lorsqu'ils seront arrivés h le connaître. Moi, qui ne suis pas Anglais, je ne me sens pas naturellement de tels scrupules. Et néanmoins... Enfin, si je me (rompe, en remplissant jusqu'au bout mon rdle de chroniqueur fidèle, que Dieu me vienne en aide ! Voici ce que chuchotent entre eux dans

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108 LETTRES SUR L' ANGLETERRE (iBOS)

leur petit monde choisi les geos bieo ioforoiés. Relala refera : rien de plus.

S'il faiiL eo croire la rumeur, un personnage politique île ce pays, — le pins haut selon moi et selon beaucoup d'autres, — se serait avisé d'aimer, après aroir passé de quelque cinquante ans l'âge des amours, une belle fille d'Eve, femnaed'uD Irlandais. Ciipidon porte un bandeau sur les yeux : tout le monde sait cela ; et il n'est pas s6r qae même un diplomate, eût-il blanchi dans la science d'éviter les écueils, y voie bien clair lorsqu'il lui prend Ëtntaisie d'£(re amoureux.

Aussi parle-t-oâ de lettres qui auraient été intercalées, de preuves écrites qu'on aurait ou qu'on croirait avoir. Bref, l'afl^ire est, assure-1-on, devant l'austère cour influée pour juger les cas de divorce; et comme, dans ce payspr*tique, c'est la théorie des dommages-intérêts qui est cfaai^ de garantir la sécurité des époux et de veiller à leur hou- . neur, il paraîtrait que le mari en question n'estime pas i moins de 20,000 liv. st. ta possibilité pour lui de recouvra son repos et de porter désormais la tête haute.

Montaigne dit quelque part ; « J'en scais qui, à leur ttr oient, ont tiré et proufit et advaacement d'une chose ■ (Hontaigne, qui appelle un chat un chat, se sert d'uo ntot moins vaguej • de quoy le seul nom effroye tant de gents. > Ce serait ici le cas, comme vous voyez, si le demandeur obtenait cette modeste somme d'un demi-million de Iraots qu'il réclame.

L'obtiendra-l-il? J'en doute (1).

Du reste, qui sait s'il n'y a pas au fond de tout cetl use intrigue, un piégc tendu, un chapitre ajouté ^ l'histoire des

(I) Le procès i tu litn députe, et ■ tté p«rdn par le dcuiandeai.

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