‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 65 sur 97 · MORT DE FREDERIC VU US · texte numérisé non relu

MORT DE FREDERIC VU US

saires, celfe nécessité même ne mooEre-t-elIe pas à quel prix le Danemark est réduit à acheter la soumission des duchés; et, d'im autre côté, comment voir dans de telles pratiques une observation Gdèle des engagements pris en 18S2, et rappelés par lord Russeil dans une dépêche de date récente :

Aulouoniie du duché fédéral du Holsteio ;

Non-incorporation du Slesvig avec le Danenaark;

Égalité entre le Slesvig et les autres parties du royaume en matière politique ;

%alité de droit pour la nationalité allemande et la nationalité danoise?

On doit l'avouer, ceux qui, dans les duchés, souffrent, résistent, prolestent, étant Allemands, il est assez naturel que l'Allemagne épouse leur querelle et cherche à leur venir en aide, si elle en a les moyens. Or ces moyens, non-seulement elle les possède, mais elle est en position, du moins à l'égard du Holstein, de les employer légalement. Car il ne faut pas perdre de vue que le Holstein fait partie de la Confédération germanique, et que la Diète germanique, juge .suprême des cas de violation du pacte fédéral, se trouve investie du droit de punir les infractions de ce genre, en envoyant des troupes dans le territoire de celui des membres de la Confédération qui est eu défaut. Le procédé qu'on nomme exécution fédérale peut, cela va sans dire, être mis en œuvre avec plus ou moins de justice, mais enfin il est légal. On peut, selon les circonstances, blâmer l'application ; mais le Danemark lui-même, en ce qui concerne le Holstein, ne saurait contester le principe.

Tel se présente le point de vue allemand de la question. Eft-ce le seul auquel il soit juste de s'arrêter? N'y a-t-il rien it dire en faveur du Danemark? Les Allemands ne sontils animés, dans cette aO'airc, que du pur amour de la jus-

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14S LETTRES SUR l'a^GLETRRRE (ld6S}

ticeî Les Aoglais ii'ont-ils ancnne raison valable i dooner pour justifier les sympathies presque uDaniines dont ils font un bouclier au Danemark, et faut-il s'étonner de l'émotion avec laquelle plusieurs de leurs journaux saluent, dans l'avénementde Christian IX, l'espoir d'un arrangement amiable estre la Di^le germanique et le cabinet de Copenhague? C'est ce que le développement ultérieur des faits me donnera occasion d'examiner.

Si noTeotbre.

C»ni(ilicBtl«ns de 1> questlsB dkaAlse

Les questions obscurcies sont comme les nuages sombres dans les leni|)s d'orage : elles portent la foudre.

La question du Slesvig-Holslein est de relles-lfi, et l'on peut voir de quelle dose d'électricité elle est cliargée par ce qai en est sorti depuis l'envoi de ma dernière lettre.

L'avènement de Christian IX au in'me de Danemark met en feu les duchés. Les Slesvig-Hclsteioois se rappellent leur guerre de l'indëpendance de 1818; ils récapitulent leurs griefs; ils réclament à grands cris leur autonomie; pour eux la cloche qui a sonné les funérailles de Frédéric VII a sonné l'heure de leur complet affranchissement . > Sur quoi, disent-ils, se fonde désormais ta prétenliou dn Danemark à nous tenir sons

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