‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 72 sur 97 · LES ELECTIONS DE PARIS BT LES ANCUIS · texte numérisé non relu

LES ELECTIONS DE PARIS BT LES ANCUIS

peut compreudre, assure-t-il, que l'on se soit abusé sur le caractère et les tendances du peuple français au point d'imaginer qu'on n'avait qu'h lui donner, pour qu'il consentitàse laisser étemellement mener par les lisières, panem et cireenses. Oubliant combien de fois il avait dit lui-même qu'il importait de tenir la France en bride si l'on ne voulait pas voir un beau malin le cheval emporter le cavalier, le Time*, à l'heure qu'il est, ne tarit pas sur ce qu'il y a, selon lui, de remarquable dans le résultat des élections parisiennes. Il se représente une belle église vide. La nef, dit-il, est d'une largeur imposante ; les colonnes sont d'une imposante hauteur ; il y a profusion d'exquises peintures ; la sculpture ne laisse rien à désirer ; l'autel est paré ; les flambeaux brûlent; les sièges destinés à recevoir les fidèles sont prêts. Hais, hélas! une chose manque, quand l'heure du service divin a sonné : les Rdèles ! la cloche les appelle en vain : ils sont ailleurs. Leurs encens et leurs prières montent vers d'autres dieux.

Il n'y a vraiment que le Times pour se donner a luimême de pareils démentis!

Inutile de vous faire remarquer que les Anglais n'attachent aucune espèce d'icoportance à la victoire du gouvernement dans les provinces. Ce qui les frappe, c'est le jugement rendu par celte ville de Paris, qui est — ils .ne l'ignorent pas — le cœur et le cerveau de la France; par cette ville de Paris pour laquelle on a dépensé tant d'argent; dans laquelle on a at^ré tant d'étrangers, et ofi les ouvriers ont tant à faire.

Convenons, du reste, qu'il y a là de quoi frapper les esprits, dans une contrée oii, comme dans celle-ci, les intérêts matériels sont l'aune avec laquelle on mesure en général les principes.

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LETTRfô SDH L'ASfiLeTEBREr (iSSS)

Cb r«(*rd J«té en arrière.

j'élais eu ÂDglet»re lors du pmd aoulèvemenl de» Indos. Je pus doQc étudier de près l'iispression ^'il pr»imàt sur les Anglais. Pennettez-moi de etoùgoer iàmes aouMsirs.

Il va sans dire que les Anglais tressaîUirent à la preoûèn içpirilieR du gros nuage noir ipii, à trois mille lieues de Isïr Ue, venait crever sur leur empire indien. Mais Reines spTia la bataille de Cannes, félicitait Varron de n'aroir pas désespéré du salut de la patrie. Les Anglais sent trop orgueilleux pour laisser percer, avx yeux des étrangers, 1» secret de leurs alarmes, et, de Ions les organes de l'e^nÙD publique, le Times fut celui par qui ce secret fut ie plus orfueilleiiseacDt gardé.

Comme il le prit de haut eo pariant de l'insiuTeclioa de Vannée du Bengale ! Quel étalage il fit de celte supériorité ie race qui a mis aii:c pieds de quelques Européens de saog Mflo-saxon deux cents millions d'indou^ et avec quelle eonlîaDce superbe dansl'aveuirils'écria : «Au moyen de qoatante mille Européens, chiffre moyen de la populatipn ie nos villes de second ordre, nous tenons plus du septième de toote 1» race humaine ! » Qu'imporlaitauT'iitua cette colère eofaote« des cipayes ? L'Augletcrre n'avait-elle pas des bras qd, pirdessuslGs océans et leurs abimes domptés, atteigouentaux extrémités de la terre î Que devieidrait cet imbécile troupeas

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