T. 17. IB
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Me LETTftBft sua i/ma^iene (tses)
glelerK 4e pays oUssùpie 4e U digailié pemnDdle ei ^ U
liberté.
.Ah re&te, U faut ^tK je w« bile de k dire : le iwabe est graod, après tout, et il s'accroît, chaque Jour, de ceuX^iii, de ce c6té du détrut, ont bûrreur 4e ce ^eure de dicertisëenumt el ea déoonceBt l'imnaMlké. La |iraise amfiauti a depiie longtemps «essé d'être uuaaine à ee sajct. il y a eB des coDveraioHS, et ti^éoiilaiteE.
J'ai sous les yeux ob ai^cle du Tintt» tcnt au mois d'avril i860. Couibieu il difCbic de l'article Que le laâne journal pubUeati}0)ird'fatii! Es 18S0, le rtinM&e lanasakpas de railleries à l'égard de» fliMatistes assec «t^éttoa paur refuser leur ApfHttbalÏM aux iwwoDtres de boxears. Anjwrd'hui, il déclare ces oomtikls plus révoltante >4»e les cemliais de taureaux, et moins excusables -que les étài. Eu tro» ais, TOUS le v(^ea, c'eat lùre bka ^ chewn. £t oon»eat ne pas espérer la di^riliw de ce diigradaot abus, fuasA on songe à la dùiaoce qui Bé|kare l'Ao^eterre de nos joun de celle qui, sans tn^ d'^BDanent, cegardût Com^b IV passer iH-as dessus bras dessous, dans B«*d Street^ «fce te bttxeurJacksoo 1 Que le SeîVe Life «u pretne donc mb parti : il n'y a guère d'a{i(UireDc«, uprès tout, qi'an en viewK à rétablir dans ce .grave pays < le tkéâtrt dm p»mg >. C'est enfin l'avis du Tme$ : Dieu en soit loué 1
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Véwe SB^et^
U s'agissût de savoir lequel, du baxeur américain li«eattt ou du boxeur aaglaiB Tom Kiog, était Je plus capaUe d'à»ssumer ya boBiiB«. Les paris-étuâDt «a ftivepr ds l'Ajoéiîcain, 4tti, daae sa célèbre lulie ctialDe Jom Say«rs, avait déploya lUH! force hercaléMne à Isfut^ les kcteurs dU' Bdl'e Life un p£osaieut jaiuis qti'jrvec uu fréiMssemeiit d'adjuiralioB.
Il est biea vrai que Tom. Kiug s'était pas sans avoir fait ses preuves : il a^ait presque lue, im beau joue, Maoe, lepki» savaut des pugiles : exploit qui lui avait nk le titre, ai aedeniueat cvuvoité dans le nuude des bauma, de- « Champion dt V Afi^Uutve. *\\ était coodu, «l'aitleiirs,. pour avoir des muscles d'iùraia, du tiras <k fer, et quoiqui - UB peu iBOÏDS géiuai que Heenao, il était, après tout, de 1» FMe des géants. Mais Heeiaiii Ëuit-il créature vivaate qut o£dt affronter Heenao, eât-î) autoue de la poitriae fer triplex?
A l'époque oA Heenaii se mesura eonlre Tom Sayers,. toutes les sympaïkies, eu Angleterre, et tous les vœux, étaient pour ce dernier, parée qu'en se plaisait à considérer sa lutte coDtrc l'^ADiéricain eamoie «ne aiiûre d'hunoeur ^ vider entre les deux grandes fractions de la race angloaa]Uiane.31ais Ueniu ayant failli étrao^^er asia adversairer
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sa» LETTRES suit l'ancletbhrb (isea)
après avoir élé lui-même réduit i l'état de Polyphème, ce beau trait avait tellement touché l'âme généreuse des jeimes patrons fashionables du turf, qu'à partir de ce momeiit Heenan, le traosattantjque Heenan, était devenu leur favori, (l'était, dans les cercles aristocratiques où l'on joue la vie d'un homme, à qui parierait pour lui. Aussi bien, King montrait assez qu'il ne se souciait guère d'entrer en tice, dût sa prudence lui coûter la perle de la ■ cekitiire, > cette ceinture qui est ji un boxeur ce que la couronne est ^ un roi. Par contre, Heenan déployait une farouche conlîance en ses muscles, tout à fait digne de sa noble profession ; il écrivait au Belïi Life : « Si je ne fais pas son affaire à Tom Ring 6ù quelques minutes, je consens i passer pour le plus grand imposteur qui ait jamais figuré dans le ■ Bing. >
La fierté sied aux héros; elle est par esseHC« une vertu de boxeur, et s'est toujours trouvée unie chez eux îi l'éll)quence. Que d'exemples je pourrais vous en fournir, si j'avais le temps de remonter au commencement du quatorzième siècle, époque à laquelle la mode des combats de boxeurs s'introduisit en Angleterre, grâce au succès des leçons de Figg, immortalisé par Hogarth! Hais il est un défi que je ne puis résister au plaisir de citer, par voie de digression rétrospective : «Hol, William Wiltis, surnommé le quaker c belliqueux, je déclare que c'est uniquement par suite d'uue t cliute accidentelle de moi Willis, que M. Smallwood, il y « a douze mois, m'a vaincu; mais puisque ledit Smallwood,
< enorgueilli par les faveurs de l'aveugle fortune, s'estime
< invincible, moi, William Willis, pour lut prouver le con- * traire, je le défie, pour cent livres sterling, et je me
< fais fort de justifier mon dire par coups bien assénés, « feintes, parades et le reste. > L'histoire nous apprend que la hauteur épique de ce défi, qui rappelle si bien ceux des
héros d'Homère, n'empêcha pas William Willis d'élre assommé derechef, ce qui n'est pas surprenant si l'on considère que ■ l'aveugle Fortune » n'est pas la déesse de l'éloquence.
Ponr en revenir aux événements du jour, la victoire, en cas de lutte, paraissait si bien devoir se prononcer en faveur de Heenan, que, malgré les appels réitérés de celui-ci et de ses partisans, on put craindre pendant quelques jours que le combat n'eût pas lieu. Cruels moments de perplexité! Ls consternation régnait dans les cercles fashionables de la jeune aristocratie d'une part, et, d'autre part, dans l'intéressante tourbe des habitués de taverne et des coupeurs de bourse. Car l'attente d'un combat de boxeurs a ici te privi-. lége d'établir une étroite communauté de désin< et d'émotions entre ceux d'en haut et ceux d'en bas ; un combat de boxeurs est le lien qui rapproche les conditions, qui met les vertus du « public house ■ en contact avec les vertus du saloD; c'est comme un trait d'union entre le West-End et Martin's Lane. Heureusement, l'idée vint à quelque forte tête du BelCt Lift qu'il n'était pas de boxeur dont on ne pât vaincre les irrésulutions en s'introduisant auprès de lui sous la forme que Jupiter prit pour séduire Danaé. Si l'on mettait à 1,000 liv. st. le gain du combat! Tom King ne put résister à dix tentations de deux mille cinq cents francs chacune. Le sort en fut jeté.
Et voilà comment il est arrivé que, l'autre jour, les connaisseurs dans t le noble art de la défense » ont eu le suprême bonheur de voir Heenan et Toni King déployer l'un contre l'autre, à Wadhurst, village d'un aspect tout à fait bucolique, les quabtés de deux tigres en fureur.
El certes, ils ne pouvaient manquer de faire merveilles l'un et l'autre. Suivant l'usage, on les avait dressés pour la chose
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"'ÏO LETTRES 5UH LA^tCLETERnE (iSCs)
flHsenrs jours à L'avaDce. On lei rmt pnr^ seloB tes ^règles; on tes arail fait suer k ftofm; on les avail eMoyés ■aulitdebouKlieiire; « avait en sain qu^Uspriasent'chafite matin la dose d'exercice voulue; on leur avait mesuré svflc Hoe savante prévoyaoce tear cation de vin; «n lev wait iolerdit tout exoèft. Ausà «'y »-t-il ea qa'ao cri d'admiraittoR larsque, daos le < Ringi, Us se sont moDtrés èem- Dus, et qu'on a pu voir, en ha regardant, jusqu'à ^faA fwiat, chei Uns les deux, l'aniinal l'en^rtoit wr l'honne. Les jDges du camp les .lyanl proclamés * ca bonne eoBtbtïcw >, Us sont aussitôt entrés ea keso^e.
Ln besogne, tous savez en qsoi elle consiste èamt eeS occasiofls. Tout d'abord, Heenm, aacpiel, soit dit en paasnt, Tono Sayers servait de aecand, s'est précipité sar Toat Kîag, -et, l'étreigDant, l'a jeté sur l'berbe comme uo sac d'srge, dit élégamment le BeiTi Life, Et, pendant les praûn assauts, cltaque fois que Tok King, après avoir été bin épou^ «t ranimé par ses secondsi, se relevait, Heenao, le saiûssant de neuveau, l'envoyait, par un irrésistible efint, uesitrer la terre. Chutes terribles, épouvantables, doDt iiae * fut telle qu'un instant on la jugea mortelle, mais dans Ymterralle desquelles HeevAN recevait à la tête des coups de poing sembl^tles à des coups de massK ! Q\â l'eniimrterNl, du lutteur ou du boxeur! Qooîqne Heenan edt ie visa^ aflreusement meurtri; quoique sa peau s'en allât en fau»beaux; quoique te sang lui coulât à flots par les uriies, sa force snrïuiœaine ot l'horrible facilité avec laquelle il écr>sut contre te sol sen antagoniste firent croire peHbnl toagtanps qu'il n'y avait rie chance que pour Isi. On ofrait de son côté, 6 et 7 coot/e 4, sans trouver de parieurs. On eitc u Irlandais, nommé Gamble, qm, en 1800, dans ai conlut de ce genre, soutint sept assauts eenséeutib après awnr
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«a la cUvwiite ea«ée. Tom KÏDg a ^éplojé la aiene pcrsé- Ténaee de boolfr^ogiie, et c'est à ceb qu'il a Ad probiMe» sent irae àes Tïctoires les piia îMtteadMs qui aieit janns ^tMné k) turf. U»a prwéigieiweaieDt aj^laadi. Esp^nsqm personne ue mourra des suites. Cela D'est pas sûr.
L'inprHiioii pwdiits a été innense, et ce sera Mprès ^ TOUS BWD excuse, pwir a«nrsi tenimieiit proniMé nm «ocotioft iur ces détails hidetu. N'«nt-i)s pa», Mas ! l'in^ purtance d'im tabtnu de masmi? Ne faratenMto pM mu 'Cbafitre digne A'avoir sa place ènoA VimbÀn de la Mie des haKncE, qw est, de toMcsles hisMireg, la plne Bavranl* à ■wuf sûr, nui» ia fbu iastractiver
bu reste, l'aiatre s'est passée, cette ftm, jdudécemBUt -^c lie entame. L'iumottie ciilme de CM^-jarrMs et de filons que ces sortes de fêtes ne manquent jamais d'attirer, non-seulement a été mise hors d'état de tirer parti de son honnâte industrie, mais elle n'a pu se rendre sur le lieu du ■combat, si bien que le spectacle a été donné h des spectateurscboisis, à des curieux d'élite, à des personnages n'ayant aucune montre à gagner, mais en revanche ayant une moiilrcà perdre. Et savez-vous k quoi nous sommes redevables de ce progrès? Le fait que les billets, au chemin de fer, étaient k trois guinées, n'en fournit qu'une explication insuffîsaate, la merveille étant que les hommes de proie — ils foisonnaient aux abords de l'embarcadère — n'aient pu réussir 1) prendre dans la poche d' autrui les trois guinées iju'ils n'avaient pas dans la leur. Il fallait évidemment aux spectateurs privilégiés une meilleure garantie, et cette garantie a él^ ta préseoce d*ua oMibre respectaUrdc gar Aens 4e b loi, accounis poux^n protégCT leKviolatoirst Car les «ombalâ de b«seiu« domeU lies, entre autres scandâtes, k ce seaaMe qv'à leur wcasiofl ta loi e»l vielée par les Mo*
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aS2 LETTRES SUR l' ANGLETERRE (iSOS)
riiés mêmes qui oat chaire de h faire respecter. La police, .parfaileraent informée de tout, fait seotblaDt de tout igoorer, et a grand soin de ne jamais arriver sur le champ de bataille pour mettre le holà, qoe lorsqu'elle n'a plus ricD à empêcher.
Reste h savoir si, en Angleterre, dans la grave et libre Angleterre, les moeurs s'accommoderont longtemps encore .de ces houleuses et barbares exhibitions, ou si, au contraire, nous avons à craindre d'être ramenés au temps où là défaite du boxeur Broughton causait presque autant de peine au duc de Cumberland que sa victoire de Cuiloden lui avait causé de joie- Je suis heureux de pouvoir constater qu'à cet égard le langage d'une notable portion de ta presse anglaise est plus de nature à autoriser nos espérances que nos craintfs.
Use qacrcUe entre ■. Cobden eC le Tlnes.
Encore uue terrible rencontre. Mais, cette fois, il ne s'agit plus d'uQHeeiian et d'un TomKipg : il s'agit de M. Cobden et du Titnet. Tous les journaux se sont, à la suite l'un de l'autre, précipités dans la mêlée. Le feu est décidément à
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