‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sérChapitre 40 sur 88 · POURQUOI LANGLETEURE NA PAS ACCEPTE UN CONGRÈS · texte numérisé non relu

POURQUOI LANGLETEURE NA PAS ACCEPTE UN CONGRÈS

Albion? » Oui, voilà, tout d'abord, les appréhensions qui se sont fait jour; et n'y voir qu'un effet de la peur qu'inspire notre puissance à l'Angleterre, ce serait, d'une part, méconnaître bien étrangement la sienne, et, d'autre part, céder à un sentiment de forfanterie indigne d'une grande nation, les nations vraiment grandes étant celles qui se respectent dans leurs émules et jusque dans leurs ennemis.

Ce qui est vrai — je vous Tai déjà dit bien souvent, et je ne saurais me lasser de le répéter — c'est qu'au désir, trèssincère et très-profond , de naviguer de conserve avec la France, TAngleterre ne peut §e défendre de mêler un sentiment de défiance. Que cette défiance soit bien ou mal fondée, toujours est-il qu'elle existe.

En France, les Anglais cherchent des yeux une machine qui leur indique d'avance la direction dujvent; et comme ils n'y découvrent rien de tel, ou,[en d'autres termes, comme l'opinion publique en France, par eux interrogée, ne peut leur apprendre cequ'elle-même souvent]ignore, ou ce qu'il ne lui est pas permis de' dire, quand éllelne l'ignore pas, ils se tiennent sur leurs gardes et s'étonnent avçc raison qu*on se formalise d'iîne réserve qui,5 suivant eux, n'est qu'un acte nécessaire de prudence.

En ce qui touche particulièrement la^question du congrès, l'Angleterre avait, pour ne point l'envisager de notre point de vue, une raison plus décisive encore, peut-être, que celles dont je vous ai fait part dans mes précédentes lettres; et cette raison est celle qui se lire du génie même de la nation anglaise. Lisez le Times d'aujourd'hui^: enj insistant sur ce qu'il nomme le caractère idéal des dépêches de M. Drouyn de Lhuys, et le caractère pratique des dépêches de lord Russéll, il donne la meilleure explication possible, l'explication vraie de la conduite de l'Angleterre en celte circons-

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