‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 100 sur 186 · DU CONGRÈS DES SOUVEAAINS ALLEMANDS A FRANCFORT · texte numérisé non relu

DU CONGRÈS DES SOUVEAAINS ALLEMANDS A FRANCFORT

Les deux puissances qui sont bien réellement sur son chemin sont la Russie et ta France. Or, c'est précisément contre la Russie et la France que Tunité de TÂllemagne servirait de garantie à l'Angleterre.

Aussi avait-elle tout d'abord accueilli avec une vive satisfaction la nouvelle de l'initiative éclatante et hardie prise par l'empereur d'Autriche. Ce fut la première impression. Vinrent ensuite les doutes et les craintes. Y avait-il chance qu'une semblable entreprise réus^? Les divers princes qui sont accoutumés à mordre à belles dents, depuis tant d'années, dans le gâteau de la Confédération, consentiraient-ils h sacrifier sur l'autel de la patrie commune leur porticm de souveraineté ? S'ils entendaient la garder, qu'y avait-il de possible? Puis, comment concilier avec l'unité de la patrie allemande la rivalité delà Prusse et de T Autriche? Un corps qui a deux têtes est-il viable? Ce qui est impossible en histoire naturelle est-il possible en politique ?

Les appréhensions redoublèrent, quand on sut que le roi de Prusse manquait au grand rendez-vous de Francfort.

•Cependant, à ceux qui soupiraient après un heureux résultat, un espoir restait. On assurait qu'en passant par le royaume de Wurtemberg, l'empereur d'Autriche avait dit aux autorités deStuttgardI : « Je vais remplir les vœux du pmpk allemand, »

Paroles décisives, si elles avaient le sens qu'elles paraissai^t avoir. L'unique moyen, pour l'Autriche, de paralyser le mauvais vouloir du roi de Prusse était, en effet, de proposa un plan de réforme assez libéral, assez populaire, pour que le roi de Prusse ne pût refuser son adhésion sans se rendre «de plus belle odieux, même aux Prussiens. Halheurenseoient, c'est oe que les hommes d'État de Vienne Ji'out pas compris. En dépit de son libéralisme tant vanté, l'Au-

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^ N^ u^airêe, en cette occasion solennelle^ .«..ipi^e Je son intérêt, d'abord; ensuite, decdni

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