RETABLISSEMENT DE L UNION JUGE IMPOSSIBLE
a plus d'autres relations possibles que celles de l'oppresseur à l'opprimé. »
Ceux qui parlent ainsi , et il n'y a pas encore longtemps que M. Gladstone tenait ce langage , oublient ce que peut le succès, pour peu qu'il se maintienne. D'abord, ou frémit de rage; on se jure à soi-même qu'on ne fléchira pas. On aime à se croire des ressentiments immortels. Puis, vient la lassitude. On s'ennuie de haïr sans être capable de nuire. Si la domination devant laquelle on ne devait jamais plier est à la fois ferme et conciliante, on commence, sans se l'avouer, îi la regarder d'un œil moins sévère. Si elle vous tend les bras, on ne s'y jette point tout de suite, peut-être, mais on fait timidement un pas vers elle. Les chefs du parti abattu ont disparu, immolés ou proscrits; les âmes viriles n'étant plus là, les âmes faibles ne savent plus où s'appuyer. La flamme s'éteint peu à peu , faute d'aliment, A mesure que l'image d'un passé irritant s'affaiblit et s'éloigne, les plaies anciennes se ferment. Quelques natures d'élite continuent à se tenir fièrement à l'écart; mais la masse s'accoutume à son destin, s'abandonne sur une pente insensible a la séduction de l'intérêt personnel, sacrifie aux circonstances et finit par faire sa paix avec le succès.
N'est-ce point là, je le demande, l'histoire de tous les triomphes qui durent? Et quelle raison y a-t-il pour que ce ne soit pas l'histoire du triomphe des fédéraux, pour peu qu'il fût servi par la durée? Un semblable résultat est d'autant plus à prévoir, que « l'Union » a un parti dans le Sud, parti qui jusqu'à ce jour avait à peine donné signe de vie, mais dont<les symptômes de plus en plus nombreux et significatifs commencent à révéler l'existence. Que les « Unionistes j» du Sud ne soient pas en majorité, c'est possible, c'est probable : est-ce absolument certain î Qui ne sait l'as-
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eeudàDt que peut acquérir, dans une crise où les passions sont puissamment excitées, une minorité bien unie, audacieuse, conduite par des hommes intelligents et résolus?
Quoi qu'il en soit, il est puéril de crier au fanatisme, à Taveuglement, parce que, aux États-Unis, M. Lincoln et, avec lui, le peuple tout entier regardent la soumission du Sud comme chose très-réalisable et ont une £Di profoiide dans le rétablissement de c TUnion ».
Or, étant donné la possibilité d'atteindre le but, quoi de plus naturel que les efforts faits pour Tatteindre?
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SI septembre.
AToHenient de la dlplonuitle*
Le comte Russell a dit son dernier mot ; le prince Gortschakoff a dit le sien. Voilà ce qui est décidé : l'Angleterre laisse à la Russie la responsabilité des suites , sans y comprendre la guerre, bien entendu, et cette responsabilité, la Russie Taccepte. Avouons-le : la Pologne a du bonheur !
Tout le temps qu'il fallait aux Russes, l'Europe le leur a donné, et ils l'ont pris. Voici T hiver. La gelée chassera les insurgés du fond des bois^ La famine est là , qui fera justice de ceux que n'aurait pas atteints Tépée. Le général de Berg n'a presque plus qu'à laisser faire. L'œuvre est en bou train.