‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 158 sur 186 · MORT DE THACKERAY · texte numérisé non relu

MORT DE THACKERAY

Du reste, son anicre philosophie n'avait sa source ni dans une humeur naturellement chagrine,' ni dans les habitudes d'une vie retirée et morose.

Il recherchait le monde ; il fréquentait les salons d'où la gaieté n'est point bannie; il était bon compagnon; il était ami généreux et délicat. Voici une anecdote qui est à ma connaissance personnelle, et qui montre Thackeray sous un trop aimable aspect pour que je résiste au plaisir de vous la raconter.

Il y a quelques années, les journaux de Londres annoncèrent qu'un Français, dont il est inutile que je vous dise le nom, allait donner en anglais, dans le quartier de Saint- John's Wood, ce qu'on appelle ici une lecture. Au nombre de ceux qui, mus par un sentiment de bienveillance délicate et de curiosité hospitalière, songèrent h aller Tencourager de leur présence, Thackeray fut des plus empressés. La lecture finie, l'administrateur {manager) de Tinslitution littéraire de l'endroit crut devoir, je ne sais à quel propos, recommander aux assistants de ne pas sortir sans prendre garde à leurs poches, la foule étant très-serrée aux portes. Cette recommandation, adressée à un auditoire composé de personnes très-respectables, dont quelques-unes très-distinguées, fit un fort mauvais effet.

11 y en eut qui réclamèrent, et nul n'éleva la voix avec plus d'éloquente vivacité qu'un inconnu très-bien couvert, qui était assis à côté de M. Robert Bell. Non content de parler, l'inconnu gesticulait, et cela d'une manière étrangement animée : « N'est-ce pas, monsieur, disait-il à M. Bell, qu'un pareil avis est indécent, insultant? Pour qui nous prendon? etc., etc., etc. » Apçès avoir exhalé de la sorte son indignation, le susceptible inconnu s'éclipsa; et lorsque M. Robert Bell, voulant savoir combien de temps la lecture

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avait duré, consulta sa inoDlre, il se trouva qu'elle lui avait été volée. Thackeray appdt de son e&ceUâiit ami Robert Bell, séance tenante, cette triste aventure^ et rinvita à dinerpov un des jours suivant&. .Le jour venu, autour d'uue table égayée parla présence de plusieurs boaunes d'esprit, M. Robert Bell alla prendre place^ et ne tarda .pas à avoir un joyeu;^ assaut à soutenir, relativement à un article de lui, très-remarque et très-*reiaarquable, qui avait paru dans le Cornhill Magazine^ alors sous lu direction de M. Thacke^ ray, — article coutenajntun ea,posé Jfidèle, sérieux et philosophi(}ue des faits de ^pirùisme, dont l'auteur avait été témoin dans une séance donnée par Jtf. Hotme. M. Robert Bell est un admirable causeur, plein de bon sens britannique et de verve irlandaise. Les questionneurs trouvèrent donc à qui parler, et chacun fit merveille. Le lendemain, un messager mystérieux arrive chez M. Robert Bell, et lui remet sans pouvoir dire qui renvoie, une boite dans laquelle était un billet ainsi conçu ou à peu près : « Les esprits présentent leurs compliments à Robert JBelL, et., ;pourIui témoigner leur gratitude, ils ont Thanneur de lui faire tenir la montre qu'on lui a volée. j> C'était effectivement une montre que la boite contenait, mais une montre beaucoup plus riche que celle qui avait disparu.

3L Robert Bell pensa lout de suite à Thackeray et lui écrivit, sans s'expliquer davantage : « Je ne sais si c'est vous... Mais cela vous ressemble bien! » Thackeray répondit par l'envoi de son portrait dessiné de sa main en caricature sous la forme d'un ej^prât ailé, avec robe flottante et lunettes sur le ne^. Thackeray s'était d'abord adonné à h peinture, et, ç'il eût suivi sa, première vocation, peut-être serait-il itrirî à.(mmier le pinceau aussii)ien que bi. plume. Ce qui est«ur, c'est que le dessin en question — je l'ai vu — était h vous

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t'airç rire aux larmes. Il était accompagné d'un billet dont voici la teneur : « L'esprit Gabriel présente ses compliments à M. Robert Bell et prend la liberté de lui faire passer le portrait de la personne qui paye pour la montre. » Je me hâte de vous prévenir que cette traduction est détestal)le, et que les mots qui paye pour la montre remplacent par une expression vulgaire et plate les Oiots anglais « wlw stooà ihe waich, » lesquels appartiennent au langage de Targot britannique {slang)^ et sont, malheureusement, intraduisibles.

Ne w)ilà-t-il pas une charmante petite histoire, ditesiBoi? Que de grâce, que de délicatesse, que « d'humour » dans cette inspiration d'un ami qui, pour punir son ami d'avoir fait aux esprits Thonneur de parler d'eux, lui envoie, le sourire sur les lèvres, un magnifique cadeau! Honorable pour Thackeray, cette anecdote Test aussi pour Robert Bell, capable d'avoir inspiré de tels sentiments h un tel homme. C'est pourquoi j*ai à la consigner ici un double plaisir.

Encore un trait caractéristique, et j'ai fini. Dans iTiackelay, cet écrivain si terriblement subtil, il- y avait un homme naïf; dans cet écrivain d'une verdeur si redoulablo, il y avait un homme singulièrement timide. Dans le monde il paraissait embarrassé, et si sa conversation n'était pas très-brillante, c'est — je l'ai toujours supposé du moins — parce qu'elle se ressentait de cet embarras. Sa sensibilité avait quelque chose de si féminin, que je l'ai vu en certaines circonstances rougir xsomme une jeune fille. Si l'on me demandait d'expliquer en deux mots ce que je pense de son génie, je dirais :

C'est un génie né de Tunion d'un esprit extraordiuairel^eiU sa^^ace avec une âme tendre et candide.

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nèiue sujet.

Le jour de Noël est déjà loin, mais les fêtes de Noël durent encore. Pour les uns, rien de plus gai que ces fêtes; pour les autres, rien de plus triste. Sans parler des pauvres, au foyer desquels la joie trouve si peu de place, à combien de ceux qu'on nomme les heureux, Noël n'apporte-t-il pas des pensées sombres ! Le gai banquet de famille ; le plurapudding traditionnel s'étalant sur la table d'un air triomphal; les êtres, grands et petits, vieux et jeunes, qui s'aiment sous le même toit, groupés autour d*un feu qui flambe: les faces animées et l'adorable babil des enfants chargés de cadeaux; les danses folles; les baisers dérobés sous le gui; au dehors, les théâtres pleins; le peuple se pressant pour voir les pantomimes nouvelles; les boutiques faisant étinceler leurs trésors sur le passage de l'acheteur pressé de se défaire de son argent..., tout cela est charmaut sans doute pour ceux qui ne portent pas encore ou ne portent plus le deuil du passé. Mais que ne doivent pas souffrir ceux qui ont à se rappeler qu'au souper de Noël il y avait, l'année précédente, un convive de plus..; ceux qui, dans le sabn ofi la famille fait cercle, ont à se dire, les yeux fixés sur un fauteuil vide : « A pareille époque, il était là ! »

Eh bien ! cette douleur, que rend plus amère le bruit des joies environnantes, les filles d*un des princes de la littéra-

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ture moderne viennent d'être condamnées à la ressentir, et avec quelle aggravation de circonstances, juste ciel! La veille, oui, la veille même de Noël, William Makepeace Thackeray a été trouvé mort dans son lit. Depuis longtemps* il souffrait de spasmes d'estomac, mais personne ne l'aurait cru si près de sa fin. Peti de jours avant la catastrophe, Charterhouse, l'école où il fut élevé, l'avait vu s'asseoir, souriant et plein de vie, h une table dressée pour fêter des souvenirs d'enfance. On peut dire que la mort est entrée chez lui sans frapper à la porte.

L'auteur de Vanity F air, de Pendennis^ des Newcornes, manquait essentiellement dé l'art qui constitue le romancier, et que son grand rival, Charles Dickens, possède si bien : Fart d'intéresser par l'action. Les romans de Thackeray peignent la vie, mais ils ne la montrent pas en mouvement. Ils abondent en observations, mais ils sont très-pauvres en incidents. Ils parlent beaucoup à l'esprit,, peu au cœur, et presque pas aux yeux. Les drames qui s'y développent sont de ceux qui n'ont une séène que dans le monde des intelligences. Les personnages y vivent sans se remuer. L'intérêt qu'on y prend est d'une nature presque exclusivement philosophique. C'est assez dire que, dans Thackeray, l'Angleterre n'a pas k pleurer le départ définitif d'un romancier; mais elle a, bien certainement, perdu en lui un moraliste égal à Addison, un humoriste presque égal h Sterne, et un satirique supérieur à Swift, — supérieur a Swift, en ce sens que Thackeray avait ce que Swift n'eut pas, j'en ai peur : une âme.

En effet, loin d'être, chez Thackeray, le résultat d'un caractère morose, d'un esprit chagrin, d'un cœur méchant ot jaloux, la 'satire n'est, dans l'auteur de Vanily Fair, que T. IV. n

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te m vengenr de la sensibilité qui s^indîgne el de ITtonnêteté aux abois. Doué h la fois d'un coup d*œil sûr, d'uoe •sCBsibilité presque féminîue et d'une candeur prompte à s'effelraucher, Thackeray avait beaucoup vu et beaucoup souffert ée ce qu'ii a\^it vu. Son expérience, fruit de longs voyages, était considérable et variée. Né h Calcutta en 1811, il avait visité la plupart des contrées de l'Europe, TOrient, TAmé- Tique. Pris d'un violent désir de peindre, avant qu'il se fût senti la vocation d'écrire, il avait eu occasion d'étudier, à Rome, les mœurs de l'atelier. Enfant, on lui avait montré Bonaparte se promenant dans son jardin de Saiiite-Bélène. ^ Weimar, il avait reçu les conseils de Gœthe. Devenu boHHne de lettres, il lui avait été donné <le s'initier à tovs les secrets de la vie littéraire. Entré dans la gloire, les salons s'étaient ouverts devant lui. Pour lui, ni le <}oarti£r latin de Paris, ni le West-Eiwi de Londres n'avaient de mystères. £1 partout il avait trouvé amplemenl de ipoi exereer la pénétration de son esprit et irriter son coBur. Il était peu de formes sous lesquelles il n'eût obsené les vices de la nature humaine. Aussi ses écrits sont-iJs remarquables par un invariable mélange de toléranœ et de dédain. Il est tolérant à l'égard des plus vicidix, pareil qu'il sait eu se trouve, chez les pkis vertueux. Je défaut de la cuirasse; et les pltis illuslares, il les regarde avec dédain, parce qu'il sait mieux qne personne combien peu ils sont des hércs ipaur leurs valets de chambre.

Une chose <{Hi m'a toujours pin dans Thackeray, )e lavone, c'est l'invincible répugnance que lui inspiraient les tueurs d'hommes qui sont fameux. Il avait cjierché ce que C4)ntiennent les mots gloire militaire, et, tout effrayé d'y trouver le sang en si forte proportion, il aimait à haïr les puissants capitaines. Ce n'est pas lui qui pardonnait à Marlborough,

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eo considération ^e ses victoires, ses allures de tyran« ses bassesses, son ignoble avarice !

Non c|ue Thackeray ait toujours frappé où il fallait. In*juste, il Ta été quelquefois sans aucun doute, mm toujours dans une intention droite et par suite d'un aveuglement honnête.

Sous un autre rapport aussi, Thackeray mérite de rester dans les annales de la littérature anglaise : il est écrivain. Le style est un don fort rare, plus rare qu'on ne croit géoéralement : celui de Fauteur AEsmond est d'une simplicité, d'une pureté, d'une transparence, qui lui assignent une place parmi les meilleurs modèles de l'art d'écrire* II y a dans le roman historique à'Esmwdf dansJes essais sar les QiMlre Georges f dans les essais sur le$ Humariêtes au-glais, des pages qui n'ont rien, absolument rien qui sente le chrysocale : tout y est or pur.

Ne vous étonner donc ps^ si je vous parle de la mort de Thackeray comme du grand événement du jour. Un potentat, une célébrité de cour m d'antichambre, un illustre donneur de coups de sabre, cela se remplace ; mais quand un homme de géme s*en va, l'humanité se sent irréparablement appauvrie !

C'est mercredi dernier que les funérailles de Thackeray ont eu lieu. Il s'était fait des ennemis, surtout par ses premiers écrits, publiés dans le Frasm-'s Magasiné sous un nom supposé, et qui semblaient révéler un talent impitoyable ; mais à la nouvelle de sa mort, il n'y a eu de voix que pour les re'grets.

Le cercueil et une voiture de deuil, contenant deux cousins de Thackeray et son beau-frère, ont quitté la demeure du défunt, dans Kehsington Palace-Green, à onze heures. Suivaient des voitures privées en fort petit nombre, la

famille ayant exprimé le désir que les funérailles fussent sans pompe. Il n'y avait, à proprement parler, ni procession, ni, cérémonial. Seulement, on voyait s'avancer derrière le cercueil, deux jeunes dames voilées, et, de près, on entendait leurs sanglots. La foule assemblée sur le passage du corps n'ignorait pas quelles étaient ces deux dames, et elle les suivait des yeux avec un douloureux respect.

C'était dans le cimetière de Kensal-Green que Thomas Hood avait été confié à la terre en 1S45, et Leigh-Hunten 1859; et c'est au cimetière de Kensal*Green qu'ont été portées, l'avant-dernier jour de 1863, les dépouilles mortelles de Thackeray. Quand je suis arrivé sur le théâtre des suprêmes adieux, la fosse se trouvait entourée d'environ deux mille personnes, dont chacune était quelque représentant distingué, ou de la presse, ou de la littérature, ou des arts. Charles Dickens était venu de loin payer à son émule le tribut d'admiration et de douleur qui loi est dû. £n 1857, Dickens et Thackeray avaient conduit le deuil de Douglas Jerrold : des deux, l'un maintenant pleurait l'autre !

Le temps était beau, l'air calme ; le soleil brillait. La nature extérieure, en cela, ne répondait point au sentiment funèbre qui remplissait les cœurs ; mais en nous donnant, au milieu de l'hiver, un avant-goût du printemps, elle semblait nous dire qu'il y a une vie au delà de la vie, et que la mort n'est qu'une porte qui s'ouvre sur l'immortalité.

LK PROPRIhTK TERRlTORlAiK ET M. BRIGHT 263

ccxxxa

5 janvier 18^.

L.a eonstltation de la propriété territuyriale en Asij^Ieterre et m. Brtcbt (i).

EmersoD dit, en parlant àe ceux que tourmeute la pasëMt d'uequérîr : .<( Leurs désirs, sont iiii gouire que bf^ssiscÎM de la terre entière ne eomblerait pâs. Volontiers ils eaipê* cber aient le soleil de luire sur le monde, pour eu Uae une propriété privée, si cela leur était possible ; v»l»iLliers ik aoiferinef aient dans leur cabinet de travail ou leur ebanbrei coucher Tétoile du matin et Tétoile du Nord. Ce qu% m convoitent pas conmie utilité, ils le convoitent cAiimie orto^ ment, et ce dont leur confort peut se passer, leur or|n^i >^ !e peut pas. > L*amer sentiment exprimé par ces fort«s paroles est celui qui respire dans les .deux discours qve prononcèrent, il n'y a pas longtemps, à Roehdale, M. CU^deu et M. Brigbt.

Yoici un passage du discours de M. Cobden : c J'ai beauc«Mip voyagé; j'ai voyagé dans la plupart im contrées civilisées, et je dis que la masse du peiqple en ce pays ne saurait être aussi favorâblement comparée à la masse

(1) La quereUe entre MM. Colxten et Brigbt d*aiMi parti et le Tmm ^vatf^ part, m'ayant conduit \k examiner Timportante et intéressante question de la teBore des terres dans ce pays, y^l cru bien faire en rapprocbant et «B pQbUtal l*«ne à la suite de l'aatre diverse» leUns qsQ fy pabU4aa ti ce sujet et qoi^ ainsi rassemblées^ (arment nn tout^

t«4 LETTBES STK L*A5CLETEEftE (l864)

'da peuple ea d'aafres pays que je le désireraîs. En d'autres pars, je Iroinre im plos grand nombre de propriétaires ^'es Angleterre... fl n'y a pas sur la face dn ^obe de cooirée oo le» paysans soient ce qn'on les voit en Angleterre; il' n'y en a pas où, comme en Angleterre, 0 existe nn diTorce complet enHeies paysans el la terre; il n*y en a pas, rAngleterre exceptée, où Ton ne rencontre des bommes traçant un sifloa dans on champ qui lenr appartient. Comme moyen de modifier cet état de choses, je ne demande ni rérolotion ni doleoces empruntées dn système de la loi agraire ; mais j'estime qvTû y a Ûi quelque chose de cratraire à la nature humaine, et j'ai remarqué partout où je suis allé que le bien-être du peuple est en général proportionné au pouvoir qu'il a de s'occuper lui-même de ses intérêts. Là où une classe possède le pouvoir politique, ceux qui la composent seront toujours traités avec plus.de considération, obtiendront de plus grands avantages, auront plus de chances de devenir pro* priélaires, que là où cette classe ne possède pas le pouvoir politique. »

Voici maintenant un passage du discours de H. Brigbt : c On appelle l'Angleterre un pays riche, et il n'est pas douteux qu'il y a des hommes riches en Angleterre; mais, sans parler de la détresse, temporaire, je l'espère, qui règne dans le Lancashire, il y a aussi en Angleterre un million de pauvres à la charge de la paroisse, et un million au moins — - beaucoup plus de deux millions, j'en ai peur — de créatures humaines, hommes, femmes, enfants, qui sont sans cesse à la veille de tomber dans le paupérisme. Or, si nous considérons la condition réelle de la masse do peuple; si fions jetons les yeux sur les maisons qu'elle habite; si nons tenons compte de ce fait, qu'un si grand nombre de citoyens n'ont pas de propriété; si nous regardons de

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