‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 183 sur 186 · APPËND[GE ET RECTIFICATION · texte numérisé non relu

APPËND[GE ET RECTIFICATION

ponsable devant les siècles à Tenir. Quand noos et notre postérité nous verrons notre beau Midi désolé par le démon de la guerre, qu'une pareille décision de votre part éveillera et déchaînera inévitablement; quand nos' campagnes toutes vertes de moissons ondoyantes seront broyées sous les pieds d'une soldatesque meurtrière et sous les roues ardentes du char de la guerre labourant notre sol; quand nos temples de justice seront en cendres et que toutes les horreurs et les misères de la guerre auront fondu sur nous, à qui en demandera-t-on compte, si ce n'est à cette Convention ? Quels autres que ceux qui auront voté cette mesure — qu'en ma conscience d'honnête homme je déclare insensée, et intempestive, — seront appelés à répondre de cet acte de suicide devant la génération présente, et probablement chargés de la malédiction et de Texécration de la postérité la plus reculée, pour.riaMaaense et lamantahle roiBA qui sera la sdte inévitable de l'aete que vous préméditez. Arrètecrvoua,- jj» voua ea conjure, et oonsidérex un.insta&t.qiieUeB raisons- vous- poavee invoqijier^ qui puissMit voua satisfaire voas«aèniea» quand vous aurez repris- vc^ra sao^^froid^ — queUas.* raisoos.voaa pjMirreB faire valoir aupvè&Kle'voa. compagnona d'infortunasÀ Phaure des calamités qm vou^aurez attiréeers4U' noua! Que trouverezrvous à dire pour vous jusUfierdevaDt.ies peuples de la terre? lia seronl vos jugeSf.des jugea calmes et réfléchis. Et quelle provocatioa manifesie, quel acte déclaré, pourres-vous' nonamer ou indiquer pour en faire la base de votre défense? Quel est It droit que leNwrà aaUaquét Quel est rinAérèi du>Sud auq^ ila porté atteinte? De qpeliûai de jwtice p0uve&TVoa& vous -plaindre?. Quelle, est la pvé; tention fondée en équité et eo droiiiqui ait été repouasée? Poumr* vous, TuB ou l'autre^ nseatiouuttr un^seol. aote gouvernemeatai injuste, accoiapli de pn»pos délibéré par le gouvememeat de Wavshington dont le Sud ait le droit de se plaindre? Je défie que l'on me réponde. D'un autre côté, iaissez-moi passer en revue les faits — (çt croyez-moi, Messieurs, je ne suis pas ici TAVocafdu N6rd; je stria Tami, l'^amt fidèle et passionné du Sud' et de ses institutions, et c'est pour cela que je vous fais entendre fftmchement et loyalement, dans votre intérêt, dans" le mien, dans celui de tous, les paroles de la vérité et de la raison), — laissez-moi donc vous rappeler les faits que je veux livrer à votre jugement, et je ne citerai que ceux qui sont clairs et incontestables, et qui sont aujourd'hui consigné» oornme^autbeutiquesi dan» l'histoire 'de notre paya. Lonque nous avoua deiaandé, nous bomnes du'Sud^ la traite dés* toirs ou l'importation «des AfrieaiD9 pottrla-coltore de nos terres^

APPENIHCB ET BECTIFICiinOliC SU

ne non» a4^n pas concédé ce droit pour vingt ans? Lorsque nous avons demsadé d'être représentés au Congrès pour les trois cinquièmes de nos eselares, est-ce que nous ne l'avons pas obtenu? Lorsque nous avons ^ demandé l'extradition des fngHifn sous le coup d'une condamnation, ou la restitution de ceux qui nous devaient le travail et Tobéissance, une clause àcet efifet n'a-t-elle pas été introduite dans la Constitution, pour être plus tard ratifiée et renforcée par la loi des esclaves fugitifs de 1850? Répondrezvous que, dans bien des cas, les hommes du Nord ont violé oe contrat et manqué à leurs engagements? Gomme individus* et comme corporations loeaies, c^est possible, maïs ils ne l'ont pas fait avec la sanction du gouvernement; car il a, lui, toujours respecté les intérêts du Sad. Considérez encore cet autre fait. Messieurs : Quand nous avons réclamé un accroissement de territoires pour pouvoir étendre l'institution de Tesclavage, n'art-oa pas accédé à notre requête en nous accordant la Louisiane, la Floride et le Texas, dans lesquels nous nous sommes taillés quatre États, et un territoire assez ample pour nous en fournir quatre autres à ajouter plus tard aux premiers, si vous ne vous chargez pas vous-mêmes, par cet acte déraisonnable et impoli^ tique, de détruire nos espérances, et peut-être de tout perdhre à la fois, et de vous faire arracher votre dernier esclave par l'impitoyable gouvernement du sabre, comme cela a eu lieu dans l'Amérique du Sud et au Mexique, on par un décret vengeur d'émancipation universelle tel que vous pouvez raisonnablement vous y attendre ? Mais, je le répète, Messieurs, qu'avons-nous à gagner à ce changement projeté de nos rapports avec le gouvernement général? Il a toujours été soumis à notre influence, et il continuera à l'être tant que nous ne romprons pas avec lui et que nous resterons unis, comme nous l'avons toujours été. La ma^ jeure partie des présidents de la République a été choisie dana le Sud, et pratiquement encore, c'est nous qui avons dirigé là plupart de ceux qui ont été pris dans le Nord. Le Sud a compté . soixante années de présidence contre vingt-quatre appartenant au Nord (1), et il a toujours exercé ainsi son contrôle sur le pou*voir exécutif. De même, sur les juges de la Cour suprême; nous en avons fourni dix-huit pour onze que fournissait le Nord. .Biem

(1) Des chiffres fournis par M. Stephens il résulterait que !e nombre des. années présidentielles, aux États-Unis, a été de quatre-vingt-quatre. Or, depuis i789, époqqe de la création de Toiflce de président, jusqu*k 4861 1 époque de Télectioa de Lincoln, il ne s'est écoulé que ttoixaute-douse

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