‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 111 sur 169 · T. TI · texte numérisé non relu

T. TI

173 LETTRES SL'R l' ANGLETERRE (l86S)

«Je suis UD faussaire. — Comment le prouvez«voiis! — Les preuves, les voici. — Ce n*est pas possible, pour telle et telle raison. —* Non-seulement cela est possible, inaisceb est. — Je ne le crois pas. — Je le jure. »

Dans quel procès les rôles furent-ils jamais intervertis d*une façon plus extraordinaire ? Et quel cas citera-t-OD où im homme ait rois k se suicider un acharnement pkis implacable ?

— iMais, demanderez-vous, quel a été le résultai ? — 1/ résultat a été qu*un arrangement est intervenu entre V. Waite, le défenseur, et Richard Roupell, le plaignant.... Je me trompe : tout ne saurait aboutir là. Les faux avoués par William Roupell sont si nombreux, si nombreuses sont les transactions que ses aveux frappent de nullité, qu'il reste à savoir ce qui adviendra de ros transactions, qui correspondent à des sommes énormes, et mettent en péril les droits d'une foule d'intéressés.

Qiiarit à William Roupell , il est entre les mains de la justice pour crime de faux. Son châtiment est certain, il sera terriblo; et il le connaissait lorsqu'il est venu l'affronter!...

Maintenant, quelles sont, h votre avis. Monsieur, les con- Sf^quences sociales à tirer de ce drame affreux? Je ne saurais m'empéclier d'y voir, moi, la condamnation de la loi anglaise, en ce qui touche la condition des enfants naturels. Nul doute que William Roupell ne fût une nature perverse. Cependant le chemin que le remords a fait dans son âme tendrait à montrer qye cette dme n'était pas irrévocableracDi corrompue, et aurait peut-être pu échapper à tant de souillures dans des circonstances moins anormales, moins propres à y faire germer des pensées criminelles. Le faux a été sa manière de protester — protestation horrible et honteuse — contre la loi dure à l'excès, et en apparence injuste, qu'

LES EXPANTS NATURELS ET LA LOI AXCLAISK no

le déshéritait. J'accorderai tant qu'ils voudront aux moralistes do Times qu*il y a de graves inconvénients et de graves périls an fond de toute relation illicite ; mais je m*assure qoe cette conclusion n*est pas la seule que suggère l'étrange affaire dont il est ici question.

le sais que les Athéniens traitaient les enfants illégitimes aivec nne extrême rigueur ; que les lois de Solon leur refusaient la qualité de citoyen, et que Périclès alla jusqu'à ordonner la vente comme esclaves de cinq mille d>ntre en\. Mais cela me parait tout simplement abominable, et je ne concevrai jamais qu'il soit juste de punir un enfant pour une faute commise par son père. Aussi bien, même à Athènes, Il loi cruelle dont je réveille ici le souvenir n'était pas de force h résister à l'influence des citoyens puissants, lorsqu'ils avalent un intérêt personnel à la metlre de ciUé, et Périclès lai-roême ne se fit pas scrupule de la faire rapporter en faveur de l'enfant qu'il avait eu d'Aspasie. Inutile de rappeler que chez les Romains, chez les Goths, chez les Francs, les enfants naturels étaient admis a hériter de leur père. Et certes, il ne vînt jamais à Tesprit des peuples de race latine qu'être enfant naturel fût un déshonneur. Le célèbre Dunois ne prenait-il pas dans ses lettres le titre de bâtard d^ Orléans ? La bâtardise de Henri de Transtamare l'empêcha-t-elle de succéder h la couronne d'Espagne? Le duc de Vendôme, le dnc de Berwick, le maréchal de Saxe, trois des plus grands cifMtaines de ce pays de France si fécond en grands capitmies, perdirent-ils quelque chose i\ n'être que des enfants iDégilimes?

n est à remarquer que cette noblesse d'Angleterre qui, m parlement de Merton, repoussait avec tant de hauteur l'idée de la légitimation des enfants naturels per subsequens malrimonium^ datait, après tout, en partie du moins, de la

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conquête d'Angleterre par Guillaume, fils naturel de Robert i^% duc de Normandie, et d^Vrlette, dont le père était un pelletier de Falaise. Or, non-seulement Guillaume hérita des domaines de Robert F^, mais il aimait à se nommer luimême Willelmus, cognomenlo Baiardus.

Blackstone, dans ses Commentaires, déclare la loi anglaise, en ce qui concerne les enfants naturels, bien supérieure à li loi romaine. Mais, n'en déplaise à la mémoire de ce savant homme, les raisons qu il iuvoque à l'appui de son opinion sont pitoyables; il dit, par exemple, que le droit de légitimation risque de détourner de Tétat matrimonial, vers lequel on est attiré, assure-t-il, non-seulement par le désir d'avoir des enfants, mais par celui d'avoir des héritiers légitimes. 11 n'est guère facile de prouver mieux le contraire de ce qu'on veut prouver. Comment Blackslone n'a-t-il pas va que, sous le rapport même qu'il indique, la légitimation par mariage subséquent crée à celui qui entretient un commerce illicite un intérêt de plus à en sortir? Les légistes écossais, en ceci, sont bien autrement logiques que Blackstone.

Chose singulière! Tout opposée qu'elle est à la légitimation par mariage subséquent, la loi anglaise sent si bien elle-même la nécessité de faire la part des faiblesses humaines et d'encourager à la réparation d'une erreur commise, qu'elle admet la légitimité d'un enfant né après mariage, alors même qu'il est d'une manière évidente, certaine, incontestable, le fruit d'un commerce illégitime. Par exemple, l'enfant est tenu pour légitime, ne fût-il né qu'tin jour après le mariage. Elle va plus loin : elle déclare légitime l'enfant né trois jours après le mariage d'un homme qui a épousé une femme enceinte d'un autre homme. Ce sont là de ces conventions artificielles qui peignent le génie anglais. La logique fniuco-gauloise ne saurait s'accommoder de ces

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contradictions et de ces compromis. Elle a trouvé qu*il était injuste qu'un père n*eût aucun moyen de soustraire ses enfants, innocents, au châtiment de ses propres fautes; et cela-, elle l'a écrit dans ses lois.

4 septembre.

Asprom^nte ; effet produit en Angleterre pnr eette

nouvelle.

Samedi soir, je me trouvais dans un salon où étaient réunis des Anglais appartenant à des nuances d*opinions diverses, lorsque soudain la porte s*ouvrit; un message fut annoncé, qui venait de la maison Rothschild, et cette nouvelle tomba au milieu de nous comme un coup de foudre : « Garibaldi a été vaincu; il est blessé, il est prisonnier. »

Il y eut un instant de silence, mais les visages parlaient.

Garibaldi tombant sous une balle piémontaise, après avoir donné l'Italie au Piémont ! Garibaldi traité en rebelle dans un pays qui tressaille rien qu'en entendant prononcer son nom, et qu'il ne pouvait traverser, hier encore, sans entraîner tous les cœurs après lui ! Garibaldi conduit tout sanglant dans une forteresse destinée à des criminels, et cela au nom et par les ordres d'un prince auquel il a donné deux royaumes ! Qui pourrait, devant un pareil tableau, ne pas se sentir ému jusqu'au fond de l'âme?

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ASPROMONTE; effet produit par cette nouvelle 183

-sentait qae, si ritalie u*est pas une, elle n'est pas; et il voulait Tuniié de Tltalie pour le gouvernement contre te gon* garnement, pour le roi contre le roi. Ce qu'il y a eu de nouveau, d'inom, de profondément douloureux dans cette tragédie, c'est que Garibaldi a été traqué, cerné, terrassé, par ceux dont il avait épousé la cause avec un infatigable bérofsme; par ceux au profit desquels il brûlait d'achever ce qu'il avait commencé ; par ceux h la puissance desquels il ^en était venu à sacrifier jusqu'à la jouissance paisible d'une gloire éclatante. Ils l'ont frappé, lorsqu'il combattait leur combat. Pour qui demandait-il Rome? Était-ce pour lui? Ainsi que le remarque le Moming-Star^ il n'avait pas pris les armes contre sa patrie, comme Coriolau ; il n'entendait pas défaire un roi qu'il avait fait, comme Wanvick ; il ne poursuivait pas un but d'ambition personnelle, comme Wal« ienstein ; il ne cherchait pas à reconquérir un trône, comme Murât : il est tombé, percé de la main d'un Italien, pour avoir voulu rendre à Tltalie un dernier service, bii donner un suprême gage d'amour ; et son crime, à Tégard de Victor- Emmanuel, est d'avoir voulu ajouter à la couronne que Victor-Emmanuel lui devait, le joyau sans lequel cette couronne risquait de devenir dérisoire.

Les Anglais ne seront pas médiocrement étonnés, j'imagine, lorsqu'ils liront dans le Times que, si Garibaldi l'eut emporté, son succès eût été celui du pouvoir de l'épée sur un gouvernement populaire ; car, il y a quelques jours i peine, le Times lui-même apprenait à ses lecteurs que la force immense de Garibaldi consistait, non dans la puissance de Fépée, mais dans une popularité sans bornes; que les populations lui tendaient les bras de tous c4tés et l'accueillaient avec transport ; que les portes des villes s'ouvraient d'elles-mêmes devant lui; que les fonctionnaires publics

161 LETTRES SL'H LAKGLSTERlifi (l(l6t) .•

donnaieDt leur démission pour o*aYoir pas à gêner sa marche ; que des officiers ayaient déposé leurs épauletles pov n'af oir p«is à le OMnbaiUre ; que le seca^et de son heuremdébarquemeot en Galabre .était dans la connivence des mate* lots chargés de lui barrer le passage ; qu'il n'avait pas en besoin de soldats pour être le inattre en Sicile ; qu*H n*aiH rait pas besoin de soldats pour être le maître à Naples, et que le peuple obéissait à sa voix comme les flots de la n|er obéissent au souffle de l'aquilon. Étrange tyrannie militaitei en vérité, que celle qui s'annonce par de tels symptômes et s'exerce par de tels moyens i Et, pendant ce temps, ,qie faisait le gouvernement populaire que cette c tyrannie > awnacait? Il était obligé de mettre sa popularité suas la. pio* tection de ses cohortes 1 11 proclamait la Sicile en état de siège, tant il était sûr des sympathies de la Sicile I 11 prodamait Naples en état de siège, tant il était sûr des sympathies de Naples !

Tout cela, Monsieur, n'en doutez pas, est vivement senti en Angleterre.

Aussi la sympalhic qu*a éveillée en ce pays Garibal vaincu, blessé et prisonnier, est-elle ardente et, je ne crains pas de raftirmer, générale. — Si générale, qu'ai moment où je vous écris, Topinion publique, plus reine da l'Angleterre que la reine, a déjà forcé les feuilles hostiles ci hésitante.^ à revenir sur leur jugement d'hier. Rien de pi saisissant, par exemple, que le changement qui s'est pro*^ duit, du jour au lendemain, dans le langage du Daily^Td graph sous Tévidente pression du public.

Inutile d*ajoutcr que nyl ici ne juge possible qu* touche à la vie ou à la liberté de Garibaldi, qu'on y son uième; et le Morning-Star déclare sans détour que, Jv le vaincu d'Aspromonte mettait le pied sur le sol de TAn-

ASPKOMOME; EFFKT PUODUIT PAK CëITE NOUVEI.LI:: i8r>

[etcrre, il y recevrait un triomphe qu*aucun souverain ranger ne pourrait espérer du peuple anglais! {A welcome hieh no foreign king could hope from the English fopie.)

Le caractère de la première impression a été multiple ins doute. Tout en déplorant le sort d*un homme héroïque >ul ils avaient blâmé l'imprudence, beaucoup ont éprouvé loune un sentiment involontaire d'allégement à Tidée que i guerre civile se trouvait de la sorte étouffée dans sou ber- 3au; que des complications sinistres étaient écartées, et u*il n*y avait plus de raison pour que le gouvernement tiiiçais se crût obligé d'envoyer des troupes occuper les roYinces napolitaines, — car c'était là surtout ce qu'on reculait en Angleterre ; et c'était parce qu'elle avait paru de ature à créer ce danger, que l'entreprise de Garibaldi y vait rencontré une désapprobation non moins décidée que espectueuse. Mais maintenant qu'on a eu le temps de se remettre du premier choc, la situation, envisagée avec plus de mg-froid, ne rassure personne.

Il est généralement admis que l'incident d'Aspromonte e résout rien, ne termine rien, et que la question romaine este absolument ce qu'elle était : un nœud que l'épée du dlouel Pallavicino n'a certes pas tranché.

Beaucoup même commencent à craindre que la défaite de riribaldi n'ait rendu la solution encore plus difticile, en épopularisant Vietor-Emmanuel, en jetant un vernis odieux iir la conduite 'du ministère Rattazzi^ en faisant sentir de lus en plus à la Sicile et à Naples le poids de la domination iémontaise, et en laissant désormais face à face, sans interlédiaire, sans conciliateur, le gouvernement italien et la ÎYolution. Quelle force remplacera dorénavant, pour Victor- Immanuel, celle que lui valait le cri de : < Vive Victor-Em-

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manuel ! » poussé par un homme tel que Garibaldi? Elqodle puissance ne va pas acquérir sur l'esprit des masses le langage de ceux qui, dès 1^ début, les avaient mis eD défiance (les intérêts piémontais?

Voilà ce qui préoccupe, en Angleterre, les hommes qui avaient voulu de bonne foi Tltalie indépendante, mue constitutionnelle.

Et ils ont bien raison de s'inquiéter, ceux-KH; earrboitim^ qui a vaincu à Aspromonte, c'est Maziriiii.

5 septembre.

Garibaldi vaincu, bl&mé et admiré.

Il y avait à Paris, sur le boulevard Montmartre, si j'ai bonne mémoire, un célèbre magasin d'estampes, qui sans doute existe encore, et dont la brillante devanture était, de mon temps, comme une lanterne magique de l'opinion. Les favoris de la gloire y jouaient en effigie leur rôle d'ombres. F.es célébrités contemporaines y figuraient S la vitre d'honneur, il m'en souvient, jusqu'à ce que, les vicissitudes h§maines venant les reléguer au second, au troisième plao, on les vît enfin disparaître.

Je m'assure que, dans tous les pays, il en a été de méiBe. Le commerce a des instincts qui ne le trompent guère, et

CABIBALDS VAINCU, BLAME ET ADMIRK 187

land il fait appel aux acheteurs, on peut s'en rapporter à

politique de ses étalages. Eh bien ! en Angleterre, la déite de Garibaldi, chose remarquable, a laissé le portrait t Garibaldi où ses victoires Tavaient placé. Que dis-je? image du héros à chemise rouge n*avait jamais plus vivesut tenté les sympathies du passant. Et ce symptôme en ut bien un autre.

C'est qu*en effet il y a dans toute cette histoire de la ute de Garibaldi quelque chose qui va droit au cœur. Il t captif à la Spezzia, celui que, d*uuc voix émue, Tltalie ixiame son sauveur. La baie funeste où le poète anglais Kclley se nova vient d*éire témoin d'un second et plus faeux naufrage. Mais pourquoi parler ici de naufrage? Ceux-

ne tombent point qui, étendus par. terre, paraissent plus "^nds que debout; ceux-là ne meurent point, qui entrent kds l'immortalité par la mort.

Qaant à condamner un tel homme comme rebelle et »iime traître, cela serait, au point de vue italien et pour $ Italiens, si insensé, qu'en Angleterre, ce pays du bon os, la chose est d'avance et unanimement déclarée imposile. £st*il un tribunal italien qui pût juger Garibaldi sans {er l'Italie, qu'il a faite ce qu'elle est? Car enfin le moument qui l'a poussé en Calabre ne diffère en rien de celui i le conduisit i Palerme. Lorsqu'il arracha la Sicile et pies à François II pour les donner k Victor-Emmanuel, ;*ce qu'il n'invoqua pas le même principe qu'aujourd'hui? t-ce qu'il n'arbora pas le même drapeau? est-ce qu'il ne imoivit pas le même but ? est-ce qu'il n'eut pas recours & Biénies moyens? Ou la revendication de l'unité itanneest juste, ou elle ne l'est pas. Si elle est juste, com- 3Dt Caribaldi pourrait-il être coupable d'autre chose que impatience ou d'imprudence? Si elle est injuste, comment

188 LËTTHES SUR L ANGLETERRE (1862)

Yictor-EmiDânuel pourrait-il être innocent? Lcsvertosqui ont illustré le nom du héros de Varèse seraient-elles par hasard de celles dont parle Montaigne : Le trajet d'uni rivière en fait un crime? S'il est vrai que Tinviolabilitédes gouvernements établis soit un principe supérieur au droit qu'ont les nations de s'appartenir, M. Raltazzi a beaucoup tardé à s'en apercevoir, convenons-en ! Mais il est toujours temps de se repentir; et il faut espérer que, Garibaldi une fois condamné, M. Rattazzi conseillera au roi de Piémont de reconnaître ses torts et de laisser là cette couroRoe de roi d'Italie qu'il tient d'un aventurier révolutionnaire. La restitution de Naples et de la Sicile a François II, la restitution de leurs capitales aux archiducs, la restitution au pape des provinces révolutionaairemcnt détachées de son domaioe, voilà ce que porterait toute sentence rendue contre Garibaldi! Ce serait la condamnation de l'Italie par l'Italie, el de Victor-Emmanuel par lui-même. Pour le fondateur de l'unité italienne, il n'est de possible qu'un juge, la conscience k«maine; qu'un tribunal, la postérité.

Ces considérations, si je ne nie trompe, vous les arei déjà indiquées. Eh bien ! pendant que vous disiez tout cela (Mi France, tout le monde le proclamait en Angleterre.

Et la sympathie unanime des Anglais en faveur de Garibaldi est d'autant plus remarquable, que l'expédition inéuie de Garibaldi avait été généralement blâmée. Ce blâme étail- 11 fondé? Non, selon moi.

La conduite du héros italien eût été insensée à coup sûr, si son espoir eût été de vaincre, à la tête d'une poignée de jeunes gens mal armés, les troupes piémontaises; de leur passer sur le corps, d'enlrer à Rome l'épée au poing et d'en chasser les vainqueurs de Solierino. Mais tout démontre que tel n'était pas son projet. Il voulait créer une agitation puis-

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