UNE CAUSE CÉLÈBRE
contraire, était pressée par la misère. Avant d*aUer voir Jessie Hac-Pherson, elle avait annoncé son projet de visite, el ri cette circonstance exclut l'idée d'un meurtre prémédUé, elle n'exclut pas absolument celle d'un meurtre commis sons Tinfluence d'une forte tentation. C'était elle, après tout, qid portait les vêtements de la morte ; elle h qui profitait la tante de l'argenterie; elle que condamne le principe Fecit cm prodesU
Detine si ta peux, et cbobis si tu l^oses.
Toujours est-il que l'opinion publique est partagée. En hee de ceux qui croient l'accusée coupable, il y a ceux qui attaquent violemment lord Deas pour avoir prétendu, en prononçant la sentence de mort, que la déclaration de Hac- Lachlan était un tissu de faussetés. Quelques-uns vont jusqi'à reprocher au magistrat d'avoir mis une sorte d'emportemni à protéger le vieux Fleming. Ils font observer que pas m seul témoin n'a été appelé h témoigner du caractère et des habitudes de ce vieillard, désonnais si tristement célèbre. Ils 8*élODnent qu'on n'ait interrogé aucun des autres domestiques de la maison sur sa manière d'être à leur égard, et à l'égard de la personne assassinée ; ils ont l'air de dire, comme Montaigne : c Quelque bon desseing qu'ayt un iuge, s'il ne s'esemÊle de prez, à quoy peu de gens s'amusent, l'inclination à Fanitié, à la parenté, à la beauté, à la vengeance, et non pas seulement choses si poisantes, mais cet instinct fortuite, qui nous faict favoriser une chose plus qu'une aultre... peuvent dsnner pente h la balance. »
Qn*on aille donc, après cela, tordre le cou i cette femme ! Une peine irréparable , lorsqu'au moment où je vous écris, *0B court signer de toutes parts une pétition qui conclut à une