DUE BATAIIXB DANS HYDE-PARK
S leur faute? Je le nie. Les coupables, ce sont les les qui, exerçant sur cette foule ignorante une ine sans limites, enflamment ses colères, au lieu d*éclai-
nison.
int à reflet que ce déplorable événement va produire Df^terre, ai*je besoin de l'indiquer? La cause de la té ne saurait certes rien gagner, dans un pays protesk exciter des sympathies qui se traduisent eu tentatives urtre. Le pugilat est un singulier mode d'apostolat : ce pas celui qu'aflectionnaient les premiers chrétiens, ce pas. Monsieur ? Ils savaient mourir et ne savaient ler : ce fut leur force. Les gladiateurs catholiques de •Park auraient voulu faire lesafflaires du protestantisme, eor eût été impossible de mieux s*y prendre. autre résultat à prévoir, c'est un redoublement d'irri-
en ce qui touche l'occupation de Rome; car c'est à )question, dont la solution éternellement attendue est^ vilement différée, que se rattachent les troubles qui înt d'avoir lieu.
iO octobre.
Un mmrlai^ éTenlael et M, Vrq^wîhmxt
Vous savez que le prince de Galles est eo âge de se marier, et qu*il va tenter cette grande aventure , dans laqneDe le vif génie de Rabelais trouvait tant de pour et tant de contre. Il y a quelques semaines , il fut solennelleoent annoncé à l'Angleterre qu'il y avait deux candidats àlamaÎB du prince de Galles, savoir/, la princesse Alexandrini de Prusse et la princesse Alexandra de Danemark. La première, disait-on, était appuyée par la reine Vicloria, et la seconde par le roi des Belges, qu'oQ assurait devoir remporter. Li chose aujourd'hui a cessé de paraître douteuse, et l'astre de la princesse Alexandrina pâlit décidément devant celui de la princesse Alexandra.
Or, dans un certain petit monde où Ton se pique de connaître l'histoire des affaires humaines telles qu'elles se passent dans les coulisses, j'ai entendu faire, sur le mariage éventuel dont il s'agit, des remarques que vos lecteurs me sauront peut-être gré de leur communiquer, d'autant qu'elles ne sont pas de celles qui ordinairement courent les gazettes.
Dès le 26 août de cette année, le Times donnait la nouvelle que voici : « Le Dagbiadel de Copenhague confirme l'annonce d'une prochaine alliance entre le prince de Galles et la princesse Alexandra, fille du prince Christian , héritier
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résomptif de la couronne de Danemark. Le prince Christian quitté Copenhague, il y a quelques jours, avec sa femme, eux de ses filles et la princesse. Il se propose, après avoir isité son frère aine à Louisenlund, d* aller à Ostende. On roit généralement que Son Altesse se rendra ensuite à Jieinhardtsbrunn, en Cobourg-Gotha, où la reine Victoria oit séjourner quelques semaines. »
Ici, une première observation se présente. Le Times est-il ien sûr que le prince Christian, en Danemark, soit Théritier résomptif de la couronne? La vérité est qu'il a été choisi Mir occuper la place des héritiers, et cela en vertu d'un ahé imposé par l'Angleterre. Tiendra-t-on la main à l'exéition de ce traité? Le doute est permis, et, dans l'esprit de idqoes personnes qui sont ou se prétendent au courant des loses diplomatiques, le doute existe. Mais, de quelque çon que la question soit résolue plus tard, le dilemme, UDt h présent, pour 1* Angleterre est celui-ci : Ou le rince Christian renoncera à la couronne, et, dans ce cas, peuple anglais n'a guère sujet de s'enorgueillir d'une semlable alliance; ou il ne renoncera pas à la couronne, et, lus ce cas, l'alliance devient dangereuse pour l'Angleterre, cause de la question du Schleswig-Holstein et de la guerre li menace d'en sortir tôt ou tard entre le Danemark et la russe. Le Times devrait savoir cela, lui, le journal par xellence des chancelleries !
Mais poursuivons.
Le 4 septembre, on lisait dans le Times : « On parle îâucoup, — et la rumeur s'est montrée en ces matières assez en informée, — d'un mariage entre l'héritier de la counne d'Angleterre et une princesse danoise. On dit que le înce a rencontré la princesse, — comme il aurait pu, du ste, rencontrer toute autre dame aussi digne de fixer son
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choix, — mais on ajoute qu'il admire et qu'il aime U princesse danoise plus que toute autre personne, et que, dans le voyage qu'il est au moment d'entreprendre , ils auront Tee* casion de se connaître mutuellement un peu mieux. Jusqi'i présent, aucune proposition n'a été faite, et conséquemaMiU aucune proposition n'a été acceptée. Le prince et la prineeue doivent se voir à Bruxelles, et nous espérons recevoir, avaat peu, de bonnes nouvelles de cette cour amie. ^
Il est h remarquer que, lorsque le Times écrivait ceci, k prince et la princesse ne s'étaient pas encore vus. Donc, l'admiration et l'affection mentionnées par le Times n'avaiest pas pu encore prendre naissance. U y avait là, calculai erreur, une assertion fausse. La seule diose vraie, c'est qie le mariage n'était en aucune sorte arrêté. Mais si rien n'était conclu, tout pouvait manquer. Cependant, par l'effet de quelque influence mystérieuse, il aiTiva qu'on fit tout à coif un bruit énorme de cet événement, qui n'en était pas encore un. On donna pour bel et bien conclue cette négodatioa qui était à peine entamée. On rendit le prince de Gallef amoureux par anticipation; les journaux le marièrent, sans plus attendre; la photographie s'en mèU; les deux portraits, rapprochés l'un de l'autre, et unis par cette inscription : « Notre roi futur et notre future reine, » arrêtèrent parUHit les regards du passant. Vous figurez-vous ce qui serait adveni si, par hasard, le mariage n'avait pas eu lieu ! Convenons que ces indiscrétions de la publicité eussent mis la princesse Alexandra dans une position bien singulière ! Et le prince de Galles, ne pouvait-on pas le jeter de la sorte dans un fort désagréable embarras?
Quoi qu'il en soit, le 4 septembre la reine d'Angleterre quittait Bruxelles; le 7, le prince de Galles y entrait; le 8, on y voyait amver la princesse; le 16, le prince quittait
UN KARUGE éjE^TUEL ET M. URQUHART 219
inixeUes, de même que la princesse et son père, et, le 17, ) prince de Galles arrivait seul à Rheinhardtsbrunn. La effle» le paragraphe suivant avait paru dans tous les jourwat de Londres : « Une communication autorisée nous pprend que le mariage du prince de Galles avec la princesse Jexandra de Danemark a été privativement arrêté à itneltes; qu*il est basé uniquement sur une affection mu- ■elle et sur les mérites personnels de la jeune princesse, et D*il ne se rattache en rien à des * considérations politiques. ea le vénéré Prince-Consort (le prince Albert), dont le seul at était le bien-être de ses enfants, a été longtemps conlinni que ce mariage était très-désirable. La connaisinee de ce fait est une source de satisfaction profonde onr la Reine et causera aussi beaucoup de satisfaction au ays. »
L*auteur de ce communiqué, quel qu'il soit, a certainelent dit ce qu'il ne voulait pas dire, en donnant comme le ml but du prince Albert, quand il vivait, le bien-être de ses ofjiDts. Il n'y a pas à s'arrêter sur ce point. Mais il semble iToir quelque chose d'étrange dans cette circonstance, que 1 reine venait de partir de Bruxelles quand le mariage de m fils y a été arrangé; et Ton ne voit pas bien non plus Mirquoi le prince de Galles, dès qu'il allait rejoindre sa mère Rheinhardtsbrunn, ne s'est pas empressé d'y conduire sa iDcée et son futur beau-père. II est probable que tout cela expliquerait naturellement si Ton connaissait tout; mais, imme l'on ne connaît pas tout, les conjectures vont leur ain dans le petit monde auquel j'ai fait allusion en comlencant cette lettre. Ils sont là une dizaine de prétendus litiés, M. Urquhart en tête, pour qui, à les entendre, la iplomatie des cours n'a pas de mystères, et vous n'imaginez as dans quels commentaires à perte de vue ils se sont lancés
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à propos de l'affaire dont il s'agit. Ils supposent la reine portée pour ce mariage ; ils le supposent beaucoup plus à^ goAt de la duchesse de Cambridge, tante du prince Chrisliai^ ils supposent dans les communications adressées aux jott^^r naux le dessein de préparer d'avance l'opinion publiqiie:^^, saluer comme un événement heureux ce qu'ils regarde^^^ eux, comme un danger; ils sui)poseut. . . que ne suppose^^^ ils pas?
Le Times du 4 septembre disait : « La rumeur (nimoiiH assigne à la princesse royale, » — fille aînée de la reine d'Am gleterre et femme du prince Frédéric-Guillaume de Prusse,— <- « le principal rôle dans l'arrangement du mariage du prince de Galles. De fait, il est on ne saurait plus convenable et naturel qu'une femme, animée des sentiments affectoeia d'une sœur et éclairée par Texpérience que lui donnent m âge, son sexe, sa position, s'intéresse d'une manière active au bonheur de son frère, et ne se borne pas à lui offrir le secours de ses prières et de ses vœux. Elle était en état de chercher pour lui ce qui lui convenait, bien mieux qu'il n'anrail pu faire lui-même, et elle paraît avoir réussi. Celle alliance, car de nos jours tout mariage est appelé une alliance, est peut-être la dernière qui se serait présentée à l'esprit des amis que la princesse royale a aujourd'hui autour d'elle. Mais elle n'a songé qu'au plaisir de voir son frère et b femme de son frère former le plus tôt possible le premier couple du royaume. »
La rumeur qui, dans toute cette affaire, semble avoir été rÉgérie du Times, pourrait bien s'être trompée, celte fob. 11 est peu probable que la princesse royale, mariée en Prusse, ait cherché pour son frère une épouse en Danemark, alors qu'entre la Prusse et le Danemark une guerre est imminente; car, dans cette hypothèse, la princesse royale se serait étu-