UN MARIAGE EVENTUEL ET M. URQUHART
diée 11 faire entrer son frère dans une famille contre laquelle la braille dont elle fait elle-même partie aujourd'hui peut iToir k s'armer demain. Et quant au motif que l'article 3-dessus prête h la princesse royale, c'est-à-dire le désir de roir son frère marié le plus tôt possible, un pareil motif, en l'absence de tout autre, serait ridicule.
Mais, de ce que le mariage du prince de Galles ne serait pas Touvrage de sa sœur, il ne suit nullement qu'il soit l'onrrage de la duchesse de Cambridge. Et voilà précisément ce pe voudrait persuader à ses fidèles le dieu du temple oi!i je rous ai introduit : M. Urquhart.
C'est un étr.inge personnage que ce M. Urquhart ! De Tesprit, il en a autant qu'homme du monde, et j'ajoute que nul le s'entend mieux que lui à trouver dans des documents puilics ce qu'ils contiennent, et même ce qu'ils ne contiennent )as. Mais il est affligé d'une maladie d'un caractère particuier : il est poursuivi, tourmenté, obsédé, par l'idée que lord Pahnerston est vendu à la Russie, et c'est, le croiriez-vous ? me machination noire de lord Palmerston qu'il découvre lu fond du mariage du prince de Galles, lequel mariage , lelon l'organe de M. Urquhart, ihe Free^Press^ ne peut àanquer de précipiter l'Angleterre dans des complicaions terribles, au grand profit et à la grande joie des tnsses.
Inutile de vous dire que H. Urquhart est un astre autour [uquel tournent bien peu de satellites, et que les Anglais ne r prévoient pas les malheurs de si loin ». Ce qui est sûr, 'est qu'on représente la princesse Alexandra comme une ^rsonne accomplie ; c'est que son mariage avec le prince de iatles a ici l'approbation, hautement exprimée, d'hommes rÉtat tels que lord Derby et M. Gladstone; c'est enfin que dte alliance est populaire. Mais il faut absolument que
M. Urquhart ait de temps en temps Toccasion de s^indigner, « Vtndignalion élant » pour parler son laogagô •lesdpi empêche une nation de pourrir. »
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f 6 octobre.
Le Tainea d*Aspr«BiOBte et les Aagfaj»
Je oe sais si vous êtes frappé comme moi de la grandeur de ce spectacle : TAngleterre, pays par excellence da ùif accompli, terre classique du succès accepté et adoré, TAiigleterre se prenant d'une affection et d*une admiratk» presque sans bornes pour Garibaldi vaincu, blessé et prisonnier! L'Angleterre oubliant d*élre ce qu'elle se pique d*étre avant tout : une nation pratique pour rendre hommage à un homme qui na pas réussi! Ah ! ce sera là, aux yeux de l'histoire, le suprême titre de gloire de Garibaldi, ce sera Téclatante originalité de son rôle, de n*avoir pas eu besoin de réussir pour être admiré, et admiré quand il était par terre, dans un pays où la force triomphante ne manqua jamais d'autels.
Dirai-je tous les meetings qui se sont tenus en son hou* neur? Parlerai-je de celui de Sunderland? parlerai-je de celui de Glascow? Répéierai-je tant de paroles brûlanles échappées à l'enthousiasme, même d'hommes dont la pro-