LES AXIS DU SUD EN ANGLET.; LELR EXTRÊME PARTIALITE
(ODneur aux femmes de la classe à laquelle elle appartient le leur attitude indomptable, de leur empressement à soof- 1er la révolte, de leur ardeur à fanatiser la guerre? Est-ce u'elle ne dit pas elle-même : « Vous appellerez ceci de exaltation ; mais que voulez-vous? L'exaltation est daiw otre nature, et ce n'est pas l'état actuel des choses qui peut atténuer. » 11 est assurémeul permis de ne pas aimer le gééral Butler; mais rire sur le passage des morts, — avis onné aux vivants — porter, vu guise d'ornement, les os d'un ankee et s'en vanter — avoir dans sa maison un ai'senal, OTir que, le moment de l'attaque venu, l'ennemi au dehors e manque pas d'auxiliaires au dedans... sont-ce là de sim- Ics enfantillages dans une ville aussi menacée que la Nouelie-Orléans, surtout lorsque de tels faits se lient à un aste système d'excitation à la fureur?
Où t«t, d'ailleurs, la preuve que les faits allégués dans I lettre sont purs de toute exagération? «Le style, c'est homme, » a dit Buffon; cela signifie, j'imagine, que, nand c'est une femme qui lient 1» plume, « le style, c'est I femme. » S'il en va de la sorte, la pièce en question est crite de manière à donner du nairateur une idée qui rend I narration quelque peu suspecte. La dame qni prend si adement h partie le général Butler ne saurait-elle rien dire [ui ne soit article de foi? Mais si elle est convaincue que le lénéral Butler est un monstre, elle ne l'est pas moins que la lopulatioiv du Nord est un ramas de canaille. Elle assure [ne, dans le ^Iord, les chefs eux-mêmes soûl d'obscurs indiîdns poussés au pouvoir par la populace ; que presque pas m d'entre eux ne sait qui fut son grand-père, et que beau» :oup d'entre eux n'ont jamais entendu parler de leur père. Slle ne Toit en eux que des misérables, aussi incapables de léfendre l*honneiir de la nation que le leur propre. Elle les
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définit sans plus de façon Técume de TEurope. C'est !i peine si elle consent à les regarder comme nés d'une femme. Elle n'admet pas que les « gentlemen » du Sud aient jamais été battus ou pu être battus par cette vile cobue d'ouvriers A de marchands qu'on appelle le Nord. Elle attribue l'entrée des fédéraux dans la Nouvelle-Orléans à la trahison, à la mutinerie des simples soldats, gens de rien, contre leurs officiers; ii ce fait, que les « gentlemen » ne pouvaient pas être h la fois dans les forts et dans la plaine. Elle signale comme l'abomination des abominations Tesprit d'indépendance, inculqué aux noirs. 11 lui est revenu que, dansw^ meeting, ils ont résolu l'extermination en masse des blancs^ et il ne lui en faut pas davantage pour affirmer le fait. Elle compare l'inviolabilité des relations de maître à esclave à la sainteté des lois qui règlent la discipline militaire. Elle frén)it d'horreur à Tidée qu'un esclave soit autorisé à porter plainte contre le propriétaire de son corps et de son âme. Un des crimes les plus noirs du général Butler, à ses yeux, c'est de n'avoir pas de portraits de famille à suspendre dans sa salle à manger. « Il est de la populace •, «iil-elle. Qu'ajouter à celle formidable sentence? On coml>rend sous (luellcs couleurs les faits doivent se peindre dans une iniaginalion ainsi faite, et combien il importe de se mettre en garde contre un es])rit hanté par de semblables préjugés, lorsqu'il se trouve en proie h de semblables excès de rage.
Mais les amis du Sud n'y regardent pas de si près, ici. Nier quand même tout ce que disent les fédéraux, croire quand même tout ce que disent les confédérés, voilà leur logique.
Le mal est qu'ils sont en force dans ce pays. Nul doute que le torrent de l'opinion ne roule de leur côté, et c est