LES AMIS DU SL'O EN ANGLET. ; LEUR EXTIIÊME PARTIALITE
lans leur sens qu'il faut parler si Ton tient aux applaudisements sonores. Dirai-je avec candeur toute ma pensée? Je rains que H. Gladstone n'ait cédé à la tentation de courtier la popularité, lorsque, dernièrement, il a tant loué JefsreoD Davis d'avoir créé < une armée, une marine, une Mif «on. »
Peut-iître s'est-il depuis repenti de cette faiblesse. Ou je le trompe fort, ou les éloges que lui ont décernés à Tenvi es adversaires et ses rivaux ont dû l'avertir de son erreur. irec quelle effusion, par exemple, lord Hardwicke, h Sontlampton, n'a-t-il pas félicité le chancelier de Téchiquier ravoir osé déclarer enfin que Jefferson Davis avait fait : une grande et indépendante nation, » brodant ainsi sur e texte! Et avec quel empressement sir John Packington, [iii, mieux qu'aucun autre membre du parti conscrvatiste, )n personnifie les tendances générales, n'a-t-il pas cité les Miroles de M. Gladstone, et ajouté, en guise de comment aire : « Le temps est venu où non-seulement l'Angleterre, nais la France et la Russie doivent offrir leur médiation, )U, en cas de refus, reconnaître le Sud? »
Heureusement, il arrive que ces messieurs se sont un peu Irop pressés, en préjugeant les intentions dy cabinet. A Hereford, sir George Cornwal Lewis, secrétaire d'État pour la guerre, a jeté un seau d'eau froide sur la flamme que ML Gladstone avait allumée à Newcastle. Et, ce qui est plus significatif encore, c'est qu'aucune allusion, directe ou indirecte, aucune provocation, séri«îuse ou joviale, n'ont pu arracher à la prudence de lord Palmerston, dans les divers banquets où il a figuré, un seul mot qui, à l'égard de la reconnaissance du Sud, fût de nature à engager le gouvernement. Que les fédéraux se dépêchent de vaincre! La question est là. En Angleterre, comme en France,
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comiDe partout, c rien ne réussit plus que le succès.
Un chose parait sûre, en tout cas : c*est que l'institulM i\e l'esclavage touche à sa fin. Même avant que la proclam tion du président Lincoln fût connue, Neal Dow, comms dant du fort Philippe, dans le Mississipi, écrivait que 1*4 clavaj^e, dans le rayon parcouru par ses troupes, était en fait, et il donnait à ce sujet des détails décisifs. Les grès suivent ou joignent les unionistes où ils ont chi. ^^^ d*étre bien accueillis. Il se seraient depuis longtemps (lus en masse h la Nouvelle-Orléans, s'ils eussent été (ains d'y trouver la liberté.
Ainsi s'écroule le grand argument des esclavagistes, cdn qui consistait h représenter les nègres comme amoureux de leur propre servitude, et bien résolus à ne pas affronter rhorrible malheur... d'être libres!
19 octobre.
JE. Gladstone et siir Geort^e Cornwall Leiris devant la question américaine.
La sensation ])roduito en Angleterre i>ar le dernier disrours de M. r.hulstone dure encore, mais elle a changé èf caractère.
Avec quelle ardeur les conservatistes s'étaient emparés de ces paroles du chancelier de l'Échiquier : c Jefferson