LES « TICKET OF LEAVE » MEN
Parlerai -je maintenant des renfièdes proposés? Les uns demandent qu*on redouble de surveillance h Tégard des criminels libérés; les autres émettent fidée de patrouilles de Yolontaires qui parcourraient, pendant la nuit, les rues de Londres, sans tambour ni trompettes; d'autres proposent de multiplier les becs de gaz ; d'autres veulent qu'on en revienne au procédé de la transportation, oubliant qu'il a fallu renoncer à ce procédé, faute de colonies qui consentissent à servir d'égoui aux immondices de la métropole.
Et personne ne songe que nous avons au milieu de nous deux grandes écoles de perversité incessamment ouvertes : la misère el l'ignorance ! Il est vrai que, pour essayer d'attaquer le mal dans sa racine, il faudrait un esprit de généralisation qui manque absolument en Angleterre, et une hauteur de vues, une intrépidité de cœur, qui manquent partout.
Cependant, comment nier que ce qui est question de charité, en ce qui concerne le pauvre, soit question de sécurité en ce qui concerne le riche? Tyrannie dégradante h regard du premier, la misère, associée à l'ignorance, est il l'égard du second une perpétuelle menace.
Que certains êtres naissent nécessairement pervers, et que la nature morale ait ses monstres comme la nature physique, c'est possible; mais qui oserait prétendre que la nature produit des êtres nécessairement pervers dans Tépouvantable proportion qu'accusent les statistiques criminelles? Et si l'éducation, si les conditions de bien-être n'ont rien 5 voir là, d'où vient que les monstres de naissance ne se trouvent pas répartis d'une manière à peu près égale dans toutes les classes de la société? Quand vous demandez : « Pourquoi la loi a-t-elle frappé cet homme?» on répond : « Parce que cet homme a commis un crime; »
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et quand vous demaudez : « Pourquoi cet boiDise a-t-il coinmis un crime? » la plupart du temps, on ne répond rien.
2 décembre.