UN MEETING A LONDRES EN FAVEUR DES FEDERAUX
quoique détestant riostitutioo de l'esclavage, se déclaraient néanmoms contre le Nord^ parce que sa défaite promettait de délivrer TAugleterre d'une rivalité importune, le comité tremblait de mettre trop de passions à la fois contre lui. Mais qu'est-il arrivé? Que le mouvement provoqué par les apôtres de Témaucipation des noirs les a entraînés bien au delà du point où ils avaient jugé nécessaire de s'arrêter, non par conviction, mais par politique. Le cheval a emporté son cavalier. Et cela est devenu manifesta dès Tabord, M. Williams Evans ayant été comme forcé par les acclamations qa*a soulevées le mot Union^ tout h coup jeté à la foule, de confondre ce qu'il avait voulu maintenir distinct, de finir son discours autrement qu'il ne l'avait commencé.
Ce n'est donc pas seulement l'émancipation des noirs qui a été acclamée dans le meeting d'Exeter-Ilall, c'est encore le triomphe du Nord, c'est le rétablissement de l'union, c'est la résurrection d'une démocratie glorieuse et puissante de l'autre côté de l'Allantique.
Voilà ce qui donne à la démonstration dont je suis heureux d'avoir il voils rendre compte, ud singulier caractère de grandeur. Par un admirable effet de la parenté qui existe entre tous les sentiments honnêtes et nobles, le meeting d'Exeter-Hall n'a pu s'empêcher de frapper de la même réprobation, et ce que la propriété de l'homme par l'homme a d'odieux, et ce que les jalousies nationales ont de dégradant. La victoire du bon principe sur le mauvais principe a été ainsi, en cette occasion, aussi complète que le pouvaient désirer ceux dont l'esprit appartient a la justice et le cœur il la liberté.
Non que les résultats de cette victoire doivent être considérés comme dépassant les limites d'une sphère encore très-circonscrite. La place publique a parlé ; mais les salons
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et les clubs, dont la voix ici forme plus que la moitié du bruit que fait Topinion, les salons et les clubs ont gardé le silence. L'aristocratie n'est pas prête à divorcer avec les sentiments qui lui rendent si chère la cause des confédérés. La presse anglaise, qui, îi Texception d'un petit nombre de feuilles généreuses, telles que le Daily Netcs, le itorning Star^ le Speclator, s'est prononcée pour le Sud, ne se montrera pas de sitôt convertie ; et le Times s'écrierait volontiers, comme autrefois Siéyès : Nom sommes aujowrd*hui ce que nous étions hier. Mais le mouvement qui se produit parmi les classes populaires et dans les rangs de cette portion de la bourgeoisie qui touche au peuple, n'en est pas moins digne d*étre pris en sérieuse considération. Et ce n'est pas une médiocre gloire pour les ouvriers d'Angleterre qu'ils se soient, avec tant de force et d'unanimité, déclarés en faveur du Nord, le voyant aux prises avec le démon de l'esclavage, eux qui souffrent si cruellement d'une crise dont on a voulu leur faire croire que le Nord seul était responsable.
Il y a. là un mouvement d'opinion que nul, un mois plus tôt, ne se serait avise de prévoir.
Il me reste à vous expliquer les causes, très-iMirieiises, qiii, selon moi, l'ont déterminé. Ce sera le sujet de ma prochaine lettre.
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3 février.
Hème sujet.
Enfin, Dieu soit loué! Ton commence à comprendre, en Angleterre, que les sympathies de FAngleterre ne sauraient, sans déshonneur pour elle, paraître pencher du côté des Étatsesclavagistes d'Amérique. Le jeudi, 29 janvier, un grand meeting en faveur de Témancipation des noirs a été tenu, à Londres, dans la vaste salle d*Exeter-Hall; et jamais, peutêtre, manifestation ne fut plus caractéristique, plus imposante. Longtemps avant Thcure fixée pour Touverlure du meeting, la salle avait été impétueusement envahie par une foule fré* missante d'enthousiasme. Telle était Taffluence des spectateurs, qu'il a fallu tenir un second meeting dans une autre partie du même édifice, et qu'on a dû en improviser un troisième en plein air dans la rue la plus voisine. C'était M. William Evans, président delà «Société d'émancipation, » qui occupait le fauteuil ; et cela seul disait assez dans quelle direction le torrent allait couler.
Courts mais énergiques ont été tons les discours prononcés. Pourquoi les orateurs auraient-ils développé leur pensée? On la devinait. Il est des causes qui ne veulent pas être plaidées longuement, et ce sont les meilleures. La besogne de l'intelligence est. rendue bien facile là où le cœur, d'un élan souverain, précipite la conclusion. Chaque mot tombé des lèvres des < speakers» entrait avant dans l'âme de tous
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ceux qui étaient présents, et y éveillait des échos sonores. Nobles transports! transports puissants! Si, comme on Tassure, M. Mason, le représentant des planteurs, était parmi les assistants, la pâleur a dû lui monter plus d*une fois au visage, surtout lorsque M. Thomas Hughes s'est écrié ; « El ce M. Mason, qui s'en va de salon en salon, plaidant la cause du Sud, quel homme est-ce? C'est l'homme qui provoqua, en Amérique, la loi contre les esclaves fugitifs! •
Vous dire que le nom du président Lincoln n'a jamais été prononcé ce soir-là, <;t dans ce lieu, sans soulever d*ardenles acdamations, c'est vous donner tout de suite une idée de l'esprit dont le meeting était animé. Cet esprit a été formulé par la « résolution » suivante, qui est significative : « La révolte des États du Sud d'Amérique contre le gouvernement fédéral ayant eu pour cause la volonté bien arrêtée des hommes du Sud, non-seulement de manitenir l'esclavage, mais de l'étendre, et ayant eu pour résultat rétablissement d'une confédératioi basée sur la méconnaissance des droits de rimmanité dans la personne des nègres, ce meeting déclare repousser avec indignation l'hypothèse que les sympathies de l'Angleterre sont |)our un acte de révolte où tous les principes de Injustice politique se trouvent violés, et pour des institutions qui, d'une part, offensent le sens moral du monde civilisé, et, -d'autre part, outragent la religion, dont la sanction est invoquée en leur faveur. »
Nous ne connaissons rien de plus tristement curieux que riiisloire du mouvement moral qu'a déterminé en Angleterre la grande querelle dottt TAmérique est, en ce moment, le théâtre ensanglanté.
Qui ne sart avec quelle généreuse véhémence l'opinion publi((ue, dans toute la Grande-Bretagne, se prononça contre le maintien de l'esclavage dans les années qui suivirent
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Tidoption du Bill de réforme? Il y avait longtemps déjà que Tâlfireui commerce des esclaves, si «JiM|uen)ment dénoocé et flétri par AViUberforce, Thomas Charkson, George Harrison, WtUiam Allen, Richard Phillips, et, plus tard, Henri Broufham, avait été aboli. Dès 1807, un faîli, présenté par lord Howick (depuis cmnte Grey), avait interdit, sous peine d'amende, le trafic de chair humaine; en 1811, la peine avait été, sur la motion de Brougham, changée eu quatorze ans de transporta tion, et, en 1824, les lois relatives au Slave trade Tavaient assimilé à la piraterie. U n*est pas de plus belles pages dans l'histoire de FAngleterre que celles qui la représentent, lors de la Paix de 1814, lors de celle de 1815, et ensuite au Congrès d'Aix-la-Chapelle, prenant en main devant TEurope la cause des malheureux qu on arrachait à l'Afrique pour les aller livrer, par delà TAthm tique, au foue4; du commandeur. Le succès de ces efforts d'un grand peuple soutenant un grand principe ne sortira jamais de la mémoire des hommes. Le trafic des esclaves fut rayé du code des nations, et, à cet égard du moins, la conscience humaine fut vengée.
Mais tarir la plus impure des sources de Tesclavage ne surfisait pas. L'esclavage lui-même restait à détruire ; et e'est ce que l'opinion publique anglaise, pendant les années 1801, 1802 et 1803, ne cessa de proclamer avec un entrainement, avec une unanimité dont il est impossible de se souvenir sans un sentiment d'émotion, j'allais dire de respect. A cette époque, toutes les fois qu'on parlait un peu haut de l'esclavage, il en courait d'un bout de l'Angleterre à l'autre comme un frisson de colère. Chaque jour, la presse demandait justice pour cette partie de la famille humaine qu'tn foulait aux pieds. La table de la Chambre des Communes pliait sous le poids des pétitions. Quel bill que ce bill de
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ttls^Uois fut déchirée en deux. Un instant, les sympaée l'Angleterre flottèrent indécises; mais Thésitation pas longue. L'affaire du Trent éveilla des inimitiés Ktles que quelques-uns croyaient mortes et qui n'étaient »rini68. La réparation offerte par M. Seward ne ferma Lia blessure quavait fait saigner Tinsulte adressée au m britannique, sur cet Océan que l'Angleterre s'était liumée à regarder comme son domaine. Les An<;lais se lièrent alors mainte provocation qu'ils avaient dû laisser )Tj maint outrage qu'ils avaient dévoré en silence. Ils lencèrent à envisager comme un événement heureux séparation qui, en affaiblissant la république fondée par ihiogton, les déhvrerait d'une rivalité redoutable. La IjKi&ie que leur avait naturellement inspirée la rapide et ligieuse prospérité des États-Unis, trouvait son compte [.démembrement de l'Union, et la perspective de ce déibrement leur plut. A ces motifs s'en joignaient d'au- ;, non moins corrupteurs. L'aristocratie anglaise ne put tffoiv, sans un secret tressaillement de joie, la chute d'un ^^fice fondé sur le principe démocratique. Ceux qui, dans jce pays, aimaient tant h représenter une monarchie consti- ^ ^tionnelle à l'anglaise comme la forme politique par excella ïence, se réjouirent de n'avoir plus à combattre le démenti : fQne donnait ou semblait donnera leur théorie favorite ' Véclat jeté dans le monde par la République des États-Unis. D'ailleurs, le Nord était manufacturier, le Sud agricole ; le -Nord se trouvait sur le chemin de l'industrie anglaise, le Sud ralimeotait; le Nord s'étudiait à tenir l'Angleterre à l'écart \T des tarifs, le Sud lui fournissait dans le coton la matièi e liëre indispensable h ses manufactures. Que dirons-nous icore? L'idée, habilement répandue, que les confédérés talent des Anglais et des gentlemen^ tandis que les fédé-
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nm ii*ét»eiit ipfma nmaft de fens dn pévple «cmwntt d*lr-
lande, d'AHenagne, de levs les ponts da fiébef aehert de fnre prendre au synpathies pvUifies h dinKtkm di
ffientAt, eHes se memlieslèreiil avec «w paaiM extraordinaire. Le geufemement anglais farda, ia Mitralité, aHM elle foi foulée mx pieds par Topinion, en lest ce qui n'avait pas nn caractère officiel. La cause du 8ud,4»mbatiiie oowra gensement, mais sans beaucoup d*effeC» par quelques feuUes vraiment libérales, telles que le jDaây Ntw$y le M^rmmg Star^ le Spedator^ fut prise en main par presque tous tai antres joarnaux, le Times en tête. La presse anglaise, sauf quelques esicepUons, . emboucha, pour célébrer les exploits des confédérés, toutes les trompettes de la Remmahée, et s'épuisa en commentaires sofAistiques pour nier ou aCtéBuer les succès des fédéraux. Contre le joug de fer imposé h la population rebelle de la NouveHe^rléais; contre les enn portements et la brutalité de Butter; contre la violence dek fédéraux, on n*eut pas assea d'anathèmes, et Ton prit soin de couvrir d'im voile complaisant les cruautés commises par les confédérés. Ce qui était barbarie dans les premiers, ne fut plus dans les seconds qu^énergie, résolution inébranlaMe, parti pris de ne pas céder. Chaque mesure politique ou financière du gouvernement fédéral fut soumise à une critique impitoyable, ou signalée d*un doigt moqueur à la risée de l'Europe. Les héros de celte guerre furent Lee et Jackson, et Mac-Clellan ne trouva grâce auprès des Anglais que le jour où sa destitution lui fut un titre à leur sympathie. Qu'était-ce que Lincoln? Un homme de rien, une espèce d'avoué transformé en président de république, par un de ces choix imbéciles où se trahit le vice incurable des démocraties. Le véritable homme d'État de l'Amérique, c'était
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Jeiferson Davis ! Et r«n fit semblant dlgoorer qu'il n*était pas un acte de la TÎe 4e lefferson Davis dont celui-ci n*eût à rendre compte au tribunal de la liberté ! Ainsi qu'on devait s'y attendre, beaucoup de prophètes parurent, qui ne manquèrent pas de prédire h triomphe définitif du Sud, à commencer par M. Gladstone et à finir par M. Beresfbrd Hope. Quelques esprits d'élite, M. John StuartMill, par exemple, quelques orateurs populaires, MM . Gobden et Bright, essayèrent de lutter contre Tentramement général; mais leur voix se perdit dans la tempête des clameurs contraires.
Toutefois, il était un point de la question qui embarrassait étrangement les partisans du Sud, bien qu'ils fussent en nombre et qu'ils eussent le verbe haut. Puisqu'ils s)inpathisaient avec le Sud, ils voulaient donc le maintien de Tesclavage ! Ils voulaient donc consacrer ce que l'Angleterre avait cherché h détraire au prix de si grands sacrifices, au prLx de 50,000,000 de liv. st. ! Ils ne reculaient donc pas devant le scandale donné h la génération contemporaine et à la postérité par le spectacle de l'Angleterre adorant ce qu elle avait brûlé et brûlant ce qu'elle avait adoré !
L'objection était terrible, et il n'est pas d'assertion fausse, pas de sophisme, auquel on n'ait eu recours ici pour la combattre.
On a d'abord prétende qu'entre le N«rd et le Sud la question n'était pas du tout une question d'esclavage, mais une question de tarif. Et cependant, on ne pouvait ignorer que, lors de la candidature de M. Lincoln à la présidence, son parti publia un programme qui repoussait l'extension de Tesdavage aux territoires à annexer; que, Ik-dessus, la candidature de M. Breckenridge fut mise en avant ; que les planteurs menacèrent de briser FUnion si le candidat du parti adverse l'emportait; que la séparation fui tamise li
exécution de cette menace ; que le premier acte du Congrès des États esclavagistes, assemblé à Montgomery, fut la défense formelle et absolue de toucher désormais à Tinsiitution de Tesclavage ; que Tesclavage fut défini par M. Stepliens, lors de son élection comme vice-président de la Confédération : « la pierre angulaire de Tédifice — l'ouvrage de Dieu — une merveille; » que ce discours fut couvert d'applaudissements, et que les confédérés s'armèrent sous l'influence de ces idées.
On s'est rejeté ensuite sur ce que le premier cri de guerre l>oussé parle gouvernement fédéral avait été : rélablissemenl de V Union^ et non pas : aboUlion de V esclavage. Mais fallait-il donc une sagacité si profonde pour voir qu'une guerre pareille, quelle que fût Tinscription mise sur l'étendard fédéral, ne pouvait conduire à la défaite des confédérés qu'en portant un coup décisif à l'esclavage? Et à suj'poser que le Nord eût manqué à sa mission ou à son devoir en ayant l'air de faire une simple question nationale d'une question de justice et d'humanité, était-ce une raison pour souhaiter au Sud une victoire de nature à prolonger, sinon k éterniser, le droit de propriété de l'Iiomme sur l'homme, la mise en coupe réglée d'une portion de la race humaine?
Quoi qu'il en soit, les raisons alléguées par les partisans du Sud n'auraient eu un sens qu'avant la dernière proilamalion de M. Lincoln, celle qui adopte enfin d'une manière solennelle le principe de rémancipalion des noirs. Mais maintenant? Maintenant, qu'ont à répondre à mislress Stowe, lorsqu'elle leur demande si leur cœur est resté à la mènio place, les dames anglaises signataires de la fameuse Adresse de 1854? Maintenant, de quel prétexte couvrir le silence de ladv Palmerston, de lady Buxton, de lady Shaflesburv? Maintenant, qu'imaginer pour faire croire aux peuples qu'il
n'y a rien de commun entre la cause des fédéraux et l'abolition de Tesclavage?
Aussi, les moins scrupuleux parmi les partisans du Sud en sont-ils venus à jeter résolument le masque. La Revue du Samedi (Saturday Review), l'organe le plus important de la partie intellectuelle et littéraire du monde aristocratique, assure que l'esclavage est d'institution divine ; qu'il n'est pas réprouvé par la Bible; que l'Évangile n'appelle nulle part les esclaves h se révolter contre leurs maîtres. Le Times tient à peu près le même langage, et ose, dans ses attaques contre la proclamation libératrice de M. Lincoln, se porter garant des sentiments du peuple anglais en faveur de ceux dont cette proclamation vise à briser le pouvoir tyrannique.
Heureusement pour l'honneur de l'Angleterre, il se trouve que la question, posée de la sorte, a ému beaucoup de consciences. Tel qui s'était laissé emporter par le torrent, a reculé d'épouvante, à la vue de l'abîme moral vers lequel on le poussait. Tel autre, qui n'avait jusqu'à ce jour résisté qu'avec mollesse au mouvement, dans lequel il était comme enveloppé, a compris que l'heure était venue où les convictions honnêtes se devaient de montrer de l'énergie. Une réaction a commencé de s'opérer, et le grand meeting d'hier en est le premier symptôme. Nous le constatons avec joie; car l'Angleterre n'aurait pu descendre jusqu'au bout la pente glissante sur laquelle elle était engagée, sans mourir moralement ; et, dans l'état actuel du monde, porter le deuil de l'Angleterre, ce serait porter le deuil de la liberté !
414 LETTRES SOR l' ANGLETERRE ( 1863)
cxxu
7 féTiier,
0«vert«re de la session de t8C3.
L'ouverture du Parlement a eu lieu avant-hier, mais par commissaires. La Reine n'est pas venue, cette fois, lire le discours de la Couronne de celte voix claire, argentine, et avec celte accentuation si juste qui, dans ce pays monarchique, ont fourni matière à tant d'éloges. Tout entière à un deuil qui semble ne devoir finir qu'avec sa vie, la reine n'avait point, quitté la solitude de son palais, hanté qu*il est par une ombre qu'elle aime. Mais aux souvenirs sombres qu'éveillait cette absence, se mêlaient les idées riantes que l'approclie d'un mariage fait naître. Pour la première fois, le prince de Galles siégeait parmi les pairs du royaume. Et chacun de penser à la jeune, à la gracieuse princesse dont la pliolograpliie a rendu les traits familiers à tout Anglais.
Dire que le discours de la Couronne était d'un vague qui ne donnait prise ni à la louange ni à la critique, ce serait ressasser réternelle plainte que ces sortes de harangues, qui n'en sont pas, ont toujours eu le privilège de provoquer, depuis qu'il y a au monde des gouvernements constitutionnels, .le passe donc sur riusignifiance absolue de la rédaction ministérielle, maladie chronique d'un régime où les fictions et la réalité font bon ménage, et sans plus de relanl j'arrive aux débats parlement lires.