‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 161 sur 169 · OUVERTURE D£ LA SESSIONS DE · texte numérisé non relu

OUVERTURE D£ LA SESSIONS DE

quel droit T Angleterre s*imposeraU-eUe à eux indéfioiment? El qu*âurait-elle à reprocher à Napoléon, gardant ses soldats à Rome, si elle faisait la même chose à Corfou?

Cette considération, lord Palmerston, dans la Chambre des Communes, Ta présentée h mots couverts, mais trèsexpressifs, en réponse aux attaques de M. Disraeli, dont la théorie en ce qui touche les ilcs Ioniennes se réduit h ceci :

€ Ce qui est bon h prendre est bon h garder. » Oui, voila ce qu'un des saints du parti conservateur ou, plutôt, conservatiste, n'a pas craint de proclamer presque en propres termes. De ce que TAngleterre avait, dès avant 1814, convoité les sept Iles, et en avait conquis six, sans compter qu'elle bioqusiit la septième, M. Disraeli (xinclut qu'en dépit des termes formels des traités survenus depuis, l'Angleterre adroit de regarder les Ues Ioniennes comme partie intégrante de son territoire. A Tentendre, ces îles, qui constituent, au sud de l'Europe, un État séparé; qui ont leur gouvernement h elles, leur administration h elles, leurs lois h elles, et où le protectorat de la Grande-Bretagne est représenté par un haut commissaire, ces îles sont à l'Angleterre de la même façon que Paris est à la France I L'esprit reste confondu quand on songe qu'un homme tel que H. Disraeli ose. dans uue Chambre telle que la Chambre des Communes, risquer de pareilles énormités. Lord Palmerston en a fait justice, cela va sans dire, avec son tact et sa gaieté ordinaires. C'est un homme certes d'un rare talent que M. Disraeli ; il manie le sarcasme avec uue bien redoutable habileté; il est fin, il est subtil. Hais lord Palmerston a sur lui Tavantage d'avoir un bon sens admirable servi par une admirable sérénité. Le rire de M. Disraeli est amer; le sourire satirique et jovial de lord Palmerston est accablant.

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Du reste, celle fols, lord Palmerslon avait sur son adrersaire un genre de supériorité que les hommes reconnaissent dans leurs bons moments : il avait raison.

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9 féTricr.

La question de l'eselavace el les Aa^ais*

L*ouverture du Parlement et la discussion de l'adresse ont donné lieu, de la part de lord Derhy dans la Chambre des Lords et de la part de M. Disraeli dans la Chambre des

Communes, à une déclaration très-importante et très-fraj)panle.

Que la politique du ministère a Tégard de la Chine prêle phis ou moins à la critique ; que le comte Russell ait eu tort ou raison de ne pas refuser au pape, pour le cas où il voudrait eu protiter, le bénéfice de Thospilalité anglaise et protestante; que le cabinet ait bien ou mal fait de laisser les Grecs perdre leur temps à élire le prince Alfred, alors qu'il y avait parti pris h l'avance de ne pas accepter la couronne oITerte; enfin, (pie le gouvernement anglais ait agi, oui ou non, dans le sens du développement de rinfluence anglaise sur le monde, en se montrant prêt a abandonner, moyennant certaines conditions, le protectorat des îles Ioniennes, ce sont là des questions d'un caractère avant

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