LE TUK ET LES « PENNY-PAPERS
bre des Lords s'était prononcée contre la réduction des droits sur le papier, H. Gladstone, le chancelier de rÉchiquier, a cm dangereux de lui soumettre séparément cet article de $on budget, et il a imaginé d'envoyer à la Chambre des Lords, contrairement à Tusage, le budget en bloc, de telle sorte que, si elle s'obstinait à rejeter quelque chose, il lui fallût rejeter te tout, et encourir Todieux d'une décision aussi grave.
Céfait escamoter une question constitutionnelle qui, il n'y a pas longtemps encore , soulevait ici bien des orages. La Chambre des Lords est-elle constitutionnellemcnt appelée à partager avec la Chambre des Communes le droit de taxer le peuple? A-l-elle pouvoir de défaire telle ou telle partie du budget, par cela seul qu'on le lui donne à sanctionner? Le budget n'est-il pas partie intégrante, essentielle, inviolable, des prérogatives de ceux que réleclion populaire désigne expressément pour le voter?
Les prétentions récemment élevées, à cet égard par la Chambre des Lords avaient créé beaucoup d'agitation dans le pays, et fourni un alimont à la propagande démocralif|ue do M. Briglit. M. Gladstone a espéré prévenir un conflit par un expédient que les conservatistcs dénoncent non-seulement comme une violation des règles reçues, mais comme une manœuvre indigne. Faut-il dire où s'est emportée leur fureur? Peu s'en faut que ce pauvre chancelier de l'échiquier ne soit voué par eux aux dieux infernaux. Lord Robert Cécil lui a dit en face, parmi d'autres aménités du même genre, qu'il se conduisait à la façon d'un avoué; h quoi M. Gladstone a répondu qu'il conseillait h lord Uobert de revoir son vocabulaire. Tristes scènes qui ne peuvent qu'affliger les amis du gouvernement parlementaire chez un peuple libre !
La décision qui affranchit enfin le papier des exigences
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f'aûeiKve are^ hqoeBe os raimàiil. Et c'esl là m (ail «Tube gn&de [lon^r^. &'€iiî'ii pur nésuiut qne d'jjoaier jbx ressourri» de Ui presse à boo BJfthf. I^>iir ihkh, j^arvae que j'ai Qce sorir de tesdresse p^*ur ce qn*0D af^le ici les poiny-papers . Taidiiûre le laleiit qaî s> déploie: je su fnpp<f da 1>D qui t rèpie: je m'ioténesse à leur ssccès, paire qu'il se lie ::U irioiujiLê d'uûe cause qui m'esl cLt-re, et Je prends so!3ci «le leurs coudilioas d'e3Ûs!eiice . ayant peine à roiiipreodre qu'il soit possible de dooiier pour dix centiaes des joamaui dont eertaius u'out fias idoîiis de boit Cniles d'impression, çmod formai. — dt-s jonmau où Ton trame uoe foule de faits iotéressanls et d'iofomiatioos utiles, nn compte rendu détaillé des débats pariemeniaires. un tablean fidèie du mouTement des arts et de la littérature, les paititularités de la rie socble , des articles évidemment émanés dt. plumes babiles, et eufiD des correspondances particsliêres, envoyées chaque jour de chaque |KHnt du globe.
Parmi les organes de celte presse de l'atelier, du cottage, et. si Ton Tent, du carrefour, le DaiVy Tdegraph et le Maming Star méritent une mention spéciale. Non-seulement ces deu\ journaux sont rédigés dans un sentiment élei'é et très-bien écrits, mais ils sont de plus très-bien renseignés. Les correspondances parisiennes du Daily Tdegraph et du Morning Suir sont certainement aussi bien fournies, aussi variées, aus» vivantes que celle du Times.
Inutile de dire que la circulation des penng^papers est considérable ; celle du Daily Tdegraph est immense. Vous jugez ce que doit être un pareil levier, manié avec intelligence et modération. La presse à bon marché, c*est Tavéoement pacifique de la démocratie, préparé par l'éducation de la démocratie. Les consenatistes ne s*y trompent pas.