‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 91 sur 169 · LC CANON DE SIR WILLIAM ARMSTRONG · texte numérisé non relu

LC CANON DE SIR WILLIAM ARMSTRONG

durât, sans effusion de sang, jusqu'à épuisement complet des munitions. La science arrivant à neutraliser la science, la guerre tuj^*^^ ^"^ ''"^''-'»»

14 avril.

Le canon dé sir William Armslroni

Grdces en soient rendues au génie du progrès ! La vie de

rhomme n'est pas plus en sûreté aujourd'hui qu'il y a un

^ois. La science de l'attaque, en matière de guerre, se

trouve avoir reconquis sur la science de la défense la légitime

^Périorité qui lui appartient. Quand je vous disais qu'on ne

^^rderait pas à trouver quelque engin de destruction capable

^^ mettre k la raison tous les Merrimacs et tous les Mani^

^^9 dû monde ! Depuis ma dernière lettre, la civilisation a

bit un grand pas : on parlait avec beaucoup d'admiration,

*' y a quelques jours, d'un vaisseau de fer qui avait éventré

^^ Vaisseau de bois; eh bien ! on a maintenant sous la maiu

^ Canon qui peut mettre en pièces le vaisseau de fer qui a

^^eutré le vaisseau de bois. Sir William Armstrong est

^i^u, qui a dit : « Mais, parbleu! la question est bien simple.

^'^nd on prend de la poudre, on n'en saurait trop prendre.

Pourquoi les canons du Monitor n'onl-ils produit aucun

^*t? Parce qu'ils avaient une charge de douze livres de

18 LETTRES SUR L*A:fGLETERRE (I862)

IKNidre seulement. Voici un canon que je viens de construire pour une charge de poudreile quarante, de cinquante livres.

Essayons. »

Là-dessus, le duc de Cambridge, le duc de Somerset, lord Clarence Paget, Taïuiral Grey, le commodore Drummond, le ciipilaiiie S. J. D. Ilay ; bref, la fleur du département de la guerre et la crèiiie de Tamiraulé, se sont rendus en pompe h Shoeburyness, le champ officiel des expérienceî=iphilanthropiques; on a placé devant la gueule du canon dont il s'agit une cible, reproduction fidèle des flancs de ce vaisseau cuirassé qu'on avait jusqu'à ce jour déclaré invulnérable, le IFarrior, et le signal a été donné...

Quand le bon docteur Guillolin, expliquant à TAssemblt! constituante le caractère essentiellement humain de la m? chine à bupielle son nom est resté attaché, s'écria, dans transport d'enthousiasme : < Avec ma machine, je vous fs sauter la tête en un clin d'œil ! » grande fut Thilarité A auditeurs. Elle était si comique, en attendant qu'elle dev S wwt tragique, cette idée de vous faire sauter la tête en un <^1iii d'œil, par philanthropie ! Ce n'est pas une tête, mais ^3Les centaines de têtes, fussent-elles protégées par un mur de fer, que le canon de sir William Armstrong fera sauter » la fois et en un clin d'œil. Sur ce point, plus de doute. L'e>Lpérience de Schoeburyness est décisive. A la première décbargr^, on a vu repaisse cible voler en éi'Iats, le canon de sir WilliaiB Armstrong traitant le fer sans plus de cérémonie qu il li'^o aurait mis à traiter du verre.

Voilà donc la civilisation remise dans le droit chemin ; fa poudre conserve son glorieux privilège; la mort consene ses droits !

Mais tout n'est pas dit pour cela. Le génie de FalUque a parlé : reste à savoir si le génie de la défense ne trouvera

LE CANON DE SIR WILLUM ARMSTROKG' 19

riea à lui répondre ; reste à savoir si les inveutioos mécaniques, protectrices de la vie de riiomme, D'arriveront pas h neutraliser, dans le sens exact du mot, les iuventious mécaniques dirigées contre la vie de Thomme. Le Merrimac et ItMonilor se sont acharnés Tun contre Tautre pendant des haires entières sans résultat définitif. Pourquoi? Parce que, dans ce combat d*une machine contre une machine, le pouvoir de la défense s'est trouvé mathématiquement égal au pouvoir de Tatlaque.

Quelle raison y a-t-ii pour croire que cette égalité ne finira point par être le résultat des dévelop|>ements de la science , lorsqu'elle sera enfin dirigée de préférence vers le but qu'indiquent Tasccndant de plus en plus marqué du cooinierce, l'influeDce de plus en plus cosmopolite de Tiuduslrie et la propagation du principe de la fraternité Im- (Daine ? Que , dans Tensemble des causes générales qui tendent à arracher à la guerre son sceptre d'airain, la mécaiique n*ait à jouer qu'un rôle secondaire, soit; mais où est >a raison pour croire que ce rôle ne saurait avoir rien de ^mmun avec la pente des esprits et la logique des intérêts? ^i, comme cela parait être l'opinion d'un de nos collaborateurs, les inventions nouvelles, en se neutralisant, doivent finir par ramener les choses à l'état où elles se trouvaient •rabord, que penser des avantages de la science? Le mouvement imprimé par elle à l'humanité ressemblerait par trop, ^ans ce cas, au mouvement de l'écureuil dans sa cage, et ce serait beaucoup de dépense pour bien peu de r.hose !

Quant à l'effet des inventions mécaniques dans leur application à la guerre, — aussi longtemps que la guerre existera, — ce serait une erreur sans doute de s'imaginer qu'elles ne laisseront plus de place, absolument parlant, à la pensée

souvent dans l'atelier? La part faite par la construet Merrimac à la pensée qui dirigeait le Cumberland courage de ceux qui exécutaient cette pensée a été, Timpuissance, une impuissance radicale, ou, pour dire, Timpossibilité pure et simple de combattre. Et h rage des marins h bord du Merrimac^ à quelle é a-t-il été mis, je vous prie? Nous n'avons plus à nous pei ici que de Thonneur qui revient au constructeur machine. Mais cet honneur, c'est industrie qui le ré le n*est plus la guerre : importante altération inti dans la physionomie des choses !

Quoi qu'il en soit, et pour en revenir à l'expérie Schoeburjness, elle a si complètement rassuré les à que, passant tout d'un coup de la préoccupation des meurtrières à celle des luttes pacifiques , ils se sont songer sérieusement que l'Exposition s'ouvre le !• Faisons comme eux.

15 avril.

CxpoalUoB liit«matioiiale de f 8ttS| préparatife.

La grande Exposition de 1881, vous vous le rappelez sans doute, resta ouverte pendant cinq mois et demi. Le nombre des exposants ne s'éleva pas à moins de 13,937, doD! 7,381 Anglais et 6,856 étrangers. Par une raison diflîeile à deviner, l'Angleterre ne fournira cette année que S, 000 exposants; mais, en revanche, les autres pays, pris ensemble, en fourniront 17,000.

Voici comment ce dernier chiffre se répartit, d'après les ■'enseignements que j'ai pu recueillir jusqu'à ce jour. La Uste demande à être complétée ; mais, telle qu'elle est, je la ^'f ois assez intéressante pour vous la donner.

La France, 4,000 — le ZoUverein, 3,000 — le nouveau «*oyaume d'Italie, 2,000 — l'Autriche, 1 ,400 — l'Espagne Plus de 1,100 — la Russie, près de 700 — la Suède, 600 '^--La Turquie.» 18 — la Suisse, 500 — la Hollande, 400 ^-le Danemark, 300 — la Grèce, 250 — la Norvège, 300 ^^- Rome, 46.

La France, vous le voyez, occupe dans cette liste un ^ang digne d'elle, et l'Italie — Rome, hélas! est encore la ville du pape — y fait une excellente figure.

Ajoutez à cela que, dans cette grande revue des travaux ^lu monde entier, la Chine et le Japon auront 35 représenlonts; Guatemala et Montevideo, 34; Costa-Rica, 11.

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Bref, 100,000 articles seront exposés.

Et les visiteurs !

En 1851 , la population de Londres étant alors de 2,300,000 iunes, le nombre total de visiteurs s'éleva h 6,039,195. Enl862,lapopulationélant de 2,800,000 cimes, on s\ittend h voir le nombre total des visiteurs s'élever jusqu'à 11 millions.

Encore cette évaluation est-elle fort modeste. Il faut remarquer, en effet, que, sur les 6 millions d'hommes qu'attira l'Exposition de 1851, 3 millions furent apportés dans Londres par les chemins de fer. Or, en 1851, il D*y avait de livrés à la circulation que 6,755 milles de chemins de fer, tandis qu'aujourd'hui il y eu a 10,300*

L'administration des chemins de fer a fait, en outre, de not;ibles procès depuis 1 85 1 . Les Compagnies ont appris à j connaître ce que rapportent, et les billets de retour, et les ^ trains de plaisir à prix réduits. Est-ce tout? Non pas. De- ^ puis la dernière grande Exposition de Londres, le continent «i a été sillonné de lignes nouvelles, qui alors n'existaient pas, ^ . et qui l'ont rapproché de l'Angleterre. La vapeur met au- — jourd'hui l'Amérique et rEuroi)e en contact à beaucoup «^ moins de frais et en moins de teuips. La chaîne de chemins .^ m de kv qui aujourd'hui unit New- York, Boston, Portlandel M^ Québec, est triple de ce qu'elle était en 1851. La dislancef^r» r;: entre I^ondres et Tlnde, si on la mesure par le teiDps, est»" ^=5 diminuée de 25 pour 100, et la distance entre l'Angleterre^^ ne et l'Australie l'est de 50 pour 100. En d'autres termes, k^^- e monde est devenu pIiLs petit et Thumanité plus ingambe.

Il y a, conséquemment, tout lieu d'espérer que le nombn des convives sera en rapport avec la somptuosité du banquet Et ce sera fort heureux vraiment pour les hardis souscripteurs, sur qui retomberait le fardeau des dépenses si rExp<»

EXPOSITIO:; internationale de 1862; PRIÉPARATIFS 23

sition^ venait à ne pas couvrir ses frais; car, en ce qui coni^enie la partie financière, le plan adopté est exactenaent le Déme que celui qui fut suivi en 1851.

Une commission a été nommée^ laquelle se compose du jointe de Granville, du duc de Buckingbam et Chandos, de »ir C. Wentworth Dilke, de MM. Thomas Baring et Thomas ^aîrbaim. Cette comnussion a été autorisée, par un acte *oyâi appelé < Charte d'incorporation, » à emprunter à la banque d'Angleterre, jusqu'à concurrence de 350,000 livres sterling (6,350^000 fr.), toutes les sommes nécessaires; et, M)ur garantir le remboursement, une souscription a été ou* rerte, qui a été aussitôt remplie.

Un de mes amis, dont la fortune n'a rien d'extraordinaire,

I souscrit pour 2,000 livres sterling, avec le laisser-aller XU*ii aurait mis à prendre une loge h l'Opéra. Les Anglais, ivouoDs-le, font giandement les choses quand ils s'y mettent. Ce n'est pas que le danger soit, après tout, bien :!ODsidérable ; le profit net de l'Exposition de 18S1 a été de 200,000 livres sterling (5 millions de francs).

On serait rassuré h moins. Cependant, quand on consi* dère que ceux qui consentent à courir les risques de la garantie n'ont pas h toucher un farthing dans les bénéfices de Topération, s'il y en a, et qu'ils s'exposent h perdre sans espoir ou désir de gagner, attendu que le profit réalisé doit être approprié h un objet d'utilité publique, on est bien forcé de rendre hommage à leur patriotique désintéressement.

Ce désintéressement, ce patriotisme, sont si bien dans lear rôle, et cela parait si natui'el, qu'on ne leur accorde pas méoie, pour prix de leur l>onne volonté, un billet de faveur!

II est h ma connaissance que, quelques-uns d'entre eux ayant demandé leurs entrées, la réponse a été : « Quand on est généreux, il ne faut pas l'être à demi. Souscrire de

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la sorte pour plusieurs milliers de livres sterling, cela suppose de la fortune, et un homme riche peut bien payer trois ou cinq guinées pour son billet de saison. »

Il va sans dire que les commissaires, eux non plus, n*onL rien à gagner comme argent dans les résultats de leur inlervention; leurs fonctions sont tout à fait gratuites. Lors de l'Exposition de 1851, sir C. Wentworth Dilke, qui était à cette époque M. Dilke tout court, refusa très-noblemeot 5,000 livres sterling (125,000 fr.) qu'on avait cru devoir lui offrir comme indemnité de toute la peine qu*il avait prise et de tout le temps qu*il avait sacrifié à l'accomplissement d*ujii devoir public. Sir C. Wentworth Dilke est, soit dit en passant, le propriétaire de VAihenœutny le plus accrédité de tous les journaux littéraires de ce pays.

Ce n*est pas seulement pour TExposition internationale de 1862 que le palais qui est en ce moment la gloire de South-Kensington a été construit ; c'est pour toutes les expositions futures, internationales, coloniales et autres. Toutefois, la question de savoir si le bâtiment qui vient d'être élevé subsistera dépend de certains arrangements financiers qui pourraient bien ne pas aboutir. Mais, franchement, si ici édifice est destiné à disparaître, tant mieux.

Gigantesque, il l'est, on ne saurait le nier; mais quelle architecture, juste ciel! Je veux bien que la nef et les transepts aient 100 pieds de haut et 85 pieds de large; que la nef ait 800 pieds de long, et chacun des transepts 035 pieds de long, y compris les dômes; mais cela ne suffit pas pour faire un édifice élégant. Le dôme du Panthéon ayant 142 pieds de diamètre et 70 pieds de haut; celui de Brunelleschi, i\ Florence, 139 pieds de diamètre et 133 pieds de haut; celui de l'église Saint-Pierre, a Rome, 158 pieds de diamètre et 203 pieds de haut , j'admettrai tant qu'on

Toudra que les deux dômes dont le palais de l'ËxpositioD est chargé, ou plutôt surchargé, sont les deux plus grands qu*ait jamais produits l'architecture, puisqu'ils ont 160 pieds de diamètre et2S0 pieds de haut; mais ces proportions colossales les empécbent-elles de pécher contre toutes les lois de la proportion et du goût? Pour faire du couvercle d*une marmite un objet d*art, suffirait^il de lui donner des proportions conformes à Fappétit de Gargantua? Le Times a publié ces joars-ci une lettre dans laquelle un Français racontait, dans fe style qu'emploient en anglais les Français qui savent tout juste assez d'anglais pour récrire d*une manière grotesque, comme quoi un petit décrotleur de sa connaissance avait prononcé sur le palais de TExposition la tefriblë sentence 9Ue voici : Damugly (1). Salomon, j*aime à le croire, parlait plus correctement, mais il ne rendit jamais un jugement plus ^ÏUitable. Cette condamnation du palais pour crime de lai- ^tir a beaucoup amusé Londres. C'est à peine si j'ai besoin ^ \ous dire que cette prétendue lettre d'un prétendu Frant^i^ avait été rédigée dans les bureaux du Times par un Anï*^is qui possède sa langue à merveille. On a beaucoup ri de ^^^le plaisanterie, et le mot restera. Dam ugly est, pour le Palais de l'Exposition, un frontispice tout trouvé.

Hais aussi, que s'est-on avisé de charger du dessin de ce '^^Onument le capitaine Francis Fowke? On serait assez tenté *^ lui dire, après cette preuve qu'il vient de donner de ses *^l€nts en architecture : Soyez plutôt maçon, si c'est votre Métier. Le capitaine Francis Fowke, je crois, était fort avant ^^Bs les bonnes grâces du prince Albert, et il est possible ^iHe l'aveuglement de l'amitié... mais il ne faut pas troubler *^ cendre des morts.

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que, beau ou non, le

O) Comme qui dirait : « Diablement laid. > {Note de VédUeur,)

toute <.*spèce, chargés des tributs de toute espèce d'i dustrie.

Pour ce qui est de rintériour, l'aspect est celui d'i ville prise d*assaut. Comme rien n'est encore terminé « ^ le temps presse, c'est une confusion inimaginable, un pr^ gieiix péle-méle d'hommes et de machines, l'activité d^ ruche unie au désordre apparent des préparatifs inache^ et, provisoiremenr, une Babel.

Que de choses encore j'ai h vous dire ! 3lais le moyen tcuit dire aujourd'hui? Ce sera donc pour une autre fois, vous plaît.

LXY

32aTriL

Les étranfj^rs altendas daas Loadres*

LES ETRA7IGERS ATTENDIIS DANS LONDRES 27

A mesure cpie nous approchons de cette date solennelle,

prépccupations qu'elle a éveillées dcvicnuent de plus en iSYÎves. L'Angleterre se prépare à remplir convenablement & devoirs de Thospilalité et à donner d'elle aux étrangers, ^unis des divers points du globe, une idée qui lui fasse nneur. Cette puissante dame, qui est déjà sur le retour, lis dont il est impossible de ne pas admirer la majestueuse

corpulente beauté, — la ville de Londres, — cherche h raiire jeune; elle veut très-décidément qu'on la trouve ie; elle est en train, au moment où je parle, de mettre .ronge et des mouches. Jamais, depuis 1851, le badigeon

joua ici un rôle aussi important. Dans le quartier que tabhe, qui est précisément celui de TExposition, c'est à i fardera sa demeure. Si Londres, à première vue, déplaît X f isiteurs attendus, ce sera leur iaute. Hais Londres n'est pas ville à donner dans le roman. Il it donc que ceux qui comptent jouir de son hospitalité ittendent à la payer. Ne se logera pas à bon marché qui ■dra, je vous en réponds. Précisément à vingt pas de chez li, il y a une assez humble maison qu'une matrone anliseprit dernièrement k loyer, et qu'elle a meublée selon ( règles d'une stricte économie; 120 livres sterling >000 fr.) par an, voilà le loyer qu'elle paye; et que deinde-t-ellepour un appartement? 12 livres sterling (300 fr.) r semaine.

La spéculation espère moissonner largement dans le champ s curieux. Aussi le regard est-il de toutes parts poursuivi, iré, tenté par l'annonce sacramentelle Furnished house. ms soavient-il de la fable la Laitihre et le pot au lait^

bien encore de Thistoire de ce marchand ambulant des ille eiune Nuits qui, un beau jour, assis devant une porte, sa boutique portative devant lui, se mit à songer comme

t8 Lirnis soB CàJMSiMJËÊam (imi) .

qott il acqueitiit me imnieim forliiiifr« et bMnil^ qoées, et serait fait roi, et arriTendt à éuat}fi jusqu'à ce qu^enfin» dans lu transport mal réglé mTorsa d'un coup de pied ce qui contenait/^ gfles, toute sa richesse? Cette histoire fut ici, e» 18U , de -beaucoup de gens. Mais la race des marchandi àm Mi al un» Nuiu et des laijières est une race iiicorrigflile. • Les ouvriers étrangers, en tout cas^ n^aureot pas i plaindre de l'hospitalité anglaise, si ee qu'oA m'assure — J vraL Lorsque les orphéonistes vinrent A Londres, 9 se tre^w que, rien n'ayant été préparé pour les recevmr, knr.s^KM dans les premiers moments, fiit des plus lamenlaUet. B^- jJ

coup d'entre eux, si j'ai bonne mémoire, eurent, dès arrivée» k passer la nuit, qui dans les écuries, qui dans - dy galetas, sans compter ceux auxquels le pavé servit de H^M la pierre du coin, d'oreiller. Les Anglais, Ixen qu'ils ve Ab* sent pas responsables de ce que la visite des orphéonimlis avait en d'imprévu et d'imprévoyant, furent très-honteui^; cette mésaventure. Pour que rien de semblable n'ait. Mii^: cette fois, il vient de se former un comité composé de sir Jett^ Shelley, H. Layarlet M. Cox,totts les trois membres du RÉ^ lement, M. Marsh Nelson, M. G. A. Sala, M. J. R. L. Walfli^ levât M. Blanchard Jerrold. Ce dernier, rédacteur en tbfl' du Lloydê Weekly-News papar , et fils de ce Douglas JCT rold en qui TADgleterre a perdu la fleur de ses hoMM d*esprit, est appelé à remplir le poste d'administrateur bf noraire. On ne pouvait mieux choisir. Aviser à ce que ouvriers étrangers qui visiteront TExposition soient log^ bon marché, et à ce qu'on leur fasse payer seulement le coûtant; organiser, pour leur usage, un corps d'interpr veiller à ce qu'ils aient des médecins, si besoin est, et arr (les excursions qui leur donnent à connaître et à admi

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