‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 92 sur 169 · LES ETRANGERS ATTENDUS DANS LONDRES 2Q · texte numérisé non relu

LES ETRANGERS ATTENDUS DANS LONDRES 2Q

liés des environs de Londres : tel est le but que se pro- 3 le comité dont il s'agit.

lé ce comité vraiment hospitalier h la commission royale, ransition est brusque. Lord Granville, le duc de Buckinm, sir Wentworth Dilke, M. Thomas Bariug, M. Thomas rbsdm, sont tous hommes que je respecte fort; mais, à se ée cela même, je regrette qu'ils aient semblé ne voir 8' FExposition qu^une question de sous et deniers. Au . d*étr6 des « noblemen and gentlemen » ayant pignon sur -et personnellement désintéressés dans Tentreprise, ils aient été des préteurs sur gages, ou des marchands de tts de chandelle, qu'ils ne se seraient pas montrés plus saîquement avides de lucre. Les intérêts de ceux qui ont sent le fonds de garantie, « guarantors », valent à coup qa*OQ y veille. Cependant la sollicitude à cet égard I avoir des bornes. Il est fort étrange, par exemple, qu'on songé k fermer la porte au nez h tout exposant qui, le r de l'ouverture, ne se présenterait pas bourse en main. Iqiii donc fait V Exposition, si ce n'est V exposant? ssi l'indignation est-elle très-vive parmi ceux dont on a lé de ne pas admettre gratis les personnes, après avoir a gratis leurs produits. Peut-être les commissaires cédeit4!8 sur ce point, comme ils l'ont déjà fait sur quelques res. Sinon, il y aura des meetings, où les plus emportés lacent de proposer des résolutions vengeresses. Qu'arriaît-il de l'effet qu'on se promet de la solennité d'ouver- 5, «, se voyant exclus, les exposants s'avisaient de couleurs étalages? Les en empêcherait-on? Aurait-on le it de les en empêcher?

kutre indication curieuse de cet amour désintéressé du 1 dont les commissaires sont animés : ils ont donné à endre, n'osant s'exprimer à cet égard d'une façon trop

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explicite, qiie les grands personnages îmrîtés à la cérémoni devaient eux-mêmes se présenter munis d*uD billet saison. C'est leur demander Crois guinées ou dnq guinées trois guinées comme prix d'admission dans le palais, ou ci] guinées, s*ils veulent être admis et dans le palais et dans ] jardin horticultural qui y touche. Voilà une singulière fa^ d'inviter les gens! Et notez bien que les invitations faites au nom de la reine, par des personnages qui sont j duc de Cambridge, Tardievéque de Cantorbery, le lord cbi^K^K celier, lord Der])y, lord Palmerston. C'est comme si la rcSjQ d'Âo^'leterre, par Torgane des plus hauts dignitaires de ^s^oi royaume, vous invitait à diner, à la condition que vous a^ p« porterez le vin et les plats ou que vous payerez une guia^e.

Le procédé est d'autant plus extraordinaire, que les îa^vités sont précisément ceux des spectateurs sur lesqueU oi compte pour la pompe du si)ectacle. On attend d'eux qu*ib payent le plaisir que les badauds auront à les voir. C'est beaucoup exiger. Le Daily Telegraph rappelle fort plai* samment, à cette occasion, un joli mot du père du duc de Cambridge. Ce prince consentait volontiers à présider aux dîners |)ul)lics, et avait coutume de souscrire, sans compter, pour tous les actes de charité. Un jour, le comité d'une inslitution charitable étant venu solliciter de lui le payement immédiat de sa souscription, « Eh quoi! » s'écria-t-il, «voiiî* voulez donc tuer le canard qui vous sert à attirer les aulrccanards? »

De ces canards qui attirent les autres, il y en aura, IcjoU de l'ouverture, mais moins qu'on n'avait espéré d'aborc En fait de dieux mortels, on n'aura que des princes; en 6 d'astres, que des étoiles de seconde grandeur ; on n'av pas le moindre petit roi. Il est bien vrai qu'un trône, qn a fait colossal, s'élèvera dans l'enceinte; mais ce trône .<

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