‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 93 sur 169 · LES ETRANGERS ATTENDUS DANS LONDRES · texte numérisé non relu

LES ETRANGERS ATTENDUS DANS LONDRES

ie : il sera là seulemcot pour rappeler la perte de ce ÎBce Albert qui fut Tâine de l'Exposition de 1851^ et pour re à tous, après Chateaubriand, que les yeux des puis- Dces de la terre sont, comme ceux des plus humbles d*^Dtre »iu, tout remplis de larmes.

Une chose est claire : c*est que les commissaires paraisat craindre que la cérémouie ne manque de Téclat extétnt voulu en pareille circonstance; et c est, j*imagine, à ce mie de préoccupation qu'il faut attribuer Tarrété que »ici :

« Les c guarantors » et les autres personnes invitées à la rémonie d'ouverture peuvent choisir entre paraître en lifonne officiel ou habit de cour, et se présenter en simple iliit du matin; mais du choix du costume dépendra leur mtt sur les sièges réservés. Les dames seront en robe du Mio et ne seront pas séparées de leurs cavaliers. »

Cette dernière disposition est une concession magnanime ^commissaires aux alarmes de la portion féminine de Topik)o publique. Mais voyez un peu quelle importance ces csiieurs attachent au costume ofliciel cl à Thahit de cour ! 8 connaissent trop le cœur humain pour partir du principe : Premier venu, premier servi. » Leur principe, h eux, c'est le Toiseau se jugeant à son plumage, les plumes ont droit ^ préséance. A l'Exposition de 1851, il y eut un Chinois »nt raccoutrement eut beaucoup de succès. Espérons que, »iir l'honneur de l'Exposition de 1862, les ambassamrs du Japon ne partiront pas avaut le l""' mai. est avis que Blondin et Léotard, dans leurs costumes spectifs et distinctifs, ajouteraient aussi à l'effet géinl. ie recommande cette idée à la sagesse de MM. les msissaires. Et pourquoi, ainsi qu*on Ta suggéré avec fiairoent d'à-propos, pourquoi les ramoneurs de cheminées

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ne seraieDt-ils pas invités à venir payer leur tribut k science du pittoresque ? Ce serait le cas ou jamais, puû;.q le jour fixé pour Touverture de l'Exposition se trouve être grand jour des ramoneurs de cheminées.

Connaissez-vous le lien historique ou légendaire qui exi» entre les ramoneurs de cheminées et le 1^' mai? 11 y stvm une fois un... lord dont Tenfant disparut. Les ramoneii^ de cheminées l'avaient volé. Plus tard, le l""' mai i'nm année quelconque, l'enfant est envoyé dans la maisoi paternelle comme ramoneur. Il croit revoir, h travers h nuage des souvenirs qui flottent autour du berceau, de: lieux dont l'image confuse était restée dans son esprit, m plutôt dans son cœur. Il se cache sous le lit et attend quête gens de la maison l'y découvrent. On l'interroge. A de cer taines marques, sa mère le reconnaît. Grande joie ! voil notre petit ramoneur redevenu l'héritier d'une des première familles d'Angleterre.

Je vous mandais dans ma dernière lettre que rExpositio de 1862 promettait d'être une belle chose, et je ne m'e dédis pas. Je dois avouer néanmoins que le publiées!, e dépit de lui-même, poursuivi d'une sorte de crainte vagut la crainte d'être désenchanté. L'Exposition de 1851 ava fait naître tant d'espérances qui ne se sont pas réalisées, oi (lu moins, qui ne se sont réalisées qu'en partie ! Les peuples en se rapprochant, ont été à même de se mieux pénéin l'un l'autre, on ne saurait le nier; et, ne fût-ce que sous i rapport, le résultat obtenu est très-important. Mais n'espé rait-on pas bien plus encore ? Ne croyait-on pas que , décdément, l'ère de la paix venait de s'ouvrir? Et pourtant, c en sommes-nous aujourd'hui après dix années? Le mond dans ce court intervalle, n'a presque pas cessé d'être ensai glanté. Les nœuds que TExpositionde 1851 semblait ava

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