‹ Lettres sur l'AngleterreChapitre 64 sur 95 · L EXPEDITION FRAJSÇAISE AU MEXIQUE ET LE TIMES · texte numérisé non relu

L EXPEDITION FRAJSÇAISE AU MEXIQUE ET LE TIMES

convention du 31 octobre, était d'obtenir certaines réparatiû|is financières du Mexique, mais nullement d'intervenir dans ses affaires intérieures (1) ;

Enfin, que le gouvernement de Juarez, en faveur duque le suffrage universel armé des Mexicains s'est prononcé, par la défense de Puebla, d'une manière si éclatante, est le seul gouvernement légitime au Mexique, le seul qui y représente l'idée de liberté et de progrès, le seul qui y repose sur la volonté nationale, le seul avec lequel il soit dans l'intérêt de la France de traiter, — si tant est que l'Empire ne soit pas résolu à épuiser les hasards d'une expédition entreprise sur la foi de renseignements faux et de promesses mensongères, d'une expédition trop lointaine pour n'être pas ruineuse, d'une expédition condamnée à *voix basse par la France, condamnée à voix haute par l'Angleterre, suspecte à l'Europe, odieuse à l'Amérique, et du sein de laquelle peuvent sortir tôt ou tard, dans l'es rapports du nouveau monde avec l'ancien monde, des complications d'une portée redoutable.

tl) Voir la dépêche adressée par le comte Russell au comte Gowley, le 30 septembre 1861, p. 94; — le texte de la convention du 31 octobre; — le procès-vebal de la conférence d'Orizyba, p. lli-121, 2» partie.

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CLXIÏI

27 mai.

M. Hœbnck partisan des confédérés.

Reconnaître le Sud, tel était l'objet du nombreux meeting m plein air qui s'est tenu avant-hier à Sheffield.

M. Rœbuck devait y porter la parole en faveur des confédérés pour demander qu'on leur vînt en aide, du moins indirectement : il a été fidèle au rendez-vous. •

M. Rœbuck le libéral, M. Rœbuck le radical, prenant publiquement fait et cause pour les esclavagistes ! ce serait là un scandale presque impossible à comprendre, si, depuis quelque temps, M. Rœbuck ne s'était en quelque sorte étudié à éloigner tous ses anciens amis et à déconcerter ses anciens admirateurs. Homme de combat que rien n'intimide, qui trouve plaisir à provoquer les puissances de la terre de Fair d'un guerrier, et à gourmander le peuple avec l'âpreté d'un paysan du Danube, M. Rœbuck s'était fait une place à part dans la Chambre des Communes par son ardeur à y braver le despotisme. Par quelle aberration d'esprit , un pareil homme en vint, après une visite à la cour de Vienne, à vanter outre mesure le libéralisme de l'Autriche, à la proposer pour modèle aux gouvernements constitutionnels et à insister pour que les Anglais s'unissent à elle d'une manière intime, c'est un mystère que personne encore n*a pénétré. Ce qui est sûr, c'est que M. Rœbuck, tout à coup

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