MODÈLES DE LETTRES. — POUR MADAME DE HAINTENON
croyons qu'il n'est pas besoin devons expliquer combien nous sommes remplies de reconnaissance pour M*^ de Maintenon, qui nous donne tous les jours de nouvelles marques de sa bonté ; c'est ce qui nous fait souhaiter un aussi heureux sort que celui qu*ont eu quelques-unes de nos compagnes d*être auprès d'elle. Nous n'espérons pas que le bonheur nous en veuille assez pour cela, mais du moins nous allons nous ' appliquer de toutes nos forces à profiter de toutes ,les**bontés dont elle nous honore présentement, et nous tâcherons toute notre vie de faire honneur à l'éducation qu'elle nous procure, à laquelle eHe veut bien s'employer si souvent elle-même. Nous sommes, ma mère, avec un profond respect, vos très-^humbles et très-obéissantes servantes,
D'OsMOND ET Du Bouchot ^
■ODCLES DE UHRCS OQNIICS PAU MADAME DE VAINTEDOII. lo POUR MADAME DE MAINTENONS.
Madame, je ne puis jamais oublier vos bontés pour les demoiselles de Saint-Cyr, et encore moins celles dont vous m'avez honorée en mon particulier 5 il n'y a rien, madame, que je ne voulusse faire pour vous en marquer ma reconnoissance. Je sais que vous n'en voulez point d'autre preuve que le profit de tout ce que vous nous avez dit tant de fois -, je m'en vais
1 MUe d'Osmond fut quelque temps attachée à Mme de Maintenon comme secrétaire ; puis elle épousa le marquis d'Havrincourt. — Mlle du Bouchot fit profession au\ Carmélites.
* Lettres édifiantes, t. IV, p. 218.
donc faire tous mes efforts pour répondre à une si bonne éducation, et pour vous donner la consolation de voir que vos peines ne sont pas inutiles, La mienne est grande, madame, quand je pense que je n'ai pas l'honneur de vous voir, et que ce n'est que par mes lettres que je puis vous assurer du respect, et, si je Tose dire, de la tendresse avec laquelle je suis, madame, votre, etc., etc.