LETTR1SS SUR L*ÉDUGATI0N
plus faire; qu'on les récompensera si elles se corrigent, et qu'on les châtiera fortement si elles ne se corrigent pas; tout cela, dit de sang-froid, fait mieux que tous les vacarmes qu'on pourroit faire.
Je suis bien charmée de l'emplette que M"* de Saint-Messant a faite sur son argent.
Tâchez d'avoir de la lumière la nuit : elles commencent à être courtes, c'est un argent bien employé,
La petite de Lafons fait très-bien aux classes. Je Vai peu vue depuis quelques jours, n'ayant eu ni le loisir ni la force. J'ai consulté sur son mal M. Fagon, qui n'y voit pas grand remède : c'est dommage, car elle me paroît bien née.
M""' de Fontaines m'a dit que vous ôtiez le voile à M"' de Lasmastre. Je crois que vous faites bien; c'est à elle à prendre son parti; le meilleur pour elle seroit d'être troisième ou quatrième maîtresse à Vos pensionnaires; vous la garderiez tant qu'elle y feroit bien, et jusqu'à ce que vous en eussiez d'autres. Les demoiselles de Saint-Cyr en sauront toujours davantage sur l'éducation des enfants. Je vous envoie deux cents francs pour vos plus grands besoins.