‹ Lettres sur l'éducation des fillesChapitre 20 sur 61 · A M. L'ABBÉ GOBELIN · texte numérisé non relu

A M. L'ABBÉ GOBELIN

(Sur le même sujet.)

Ce dimanche au soir, à Versailles j i685«

M""* de Lencosme m'a dit que vous ne croyez pas pouvoir venir de toute la semaine; conservez-vous tant qu'il sera nécessaire, mais comptez que vous Têtes fort à Noisy et plus encore qlie je ne le croyois, M"* de Brinon et moi ne convenons point sur la disposition des charges-, elle ne veut point que les Dames fassent aucun ouvrage pénible et trouve que ce n'est point assez de vingt converses pour servir la maison. 11 me paroît, par plusieurs discours qui me

* Lettres édifiantes, t. I, 68* lettre, p. 307.

' Directeur de W^^ de Maintenon et qui devint le supérieur spirituel de la maison de Saint-Cyr : « Il avoit été homme de guerre dans sa jeunesse et s'étoit fait homme d*égUse par un vrai détachement du monde et par sunour de la science et de la vertu ; avec un aspect fort commun, il avoit beaucoup d'esprit et de pénétration, et lui disoit bien toutes ses vérités » {Mèm. des dames de Saint-Cyr, cb. xix).

Alix Demoiselles de koist (1685). 13

reviennent, que les novices se regardent sur le pied de n'avoir rien à faire ; si cela étoit, il faudroit un grand nombre de converses, mais tout ce détail ne peut se traiter dans une lettre. Mandez-moi quel jour vous viendrez, dès que vous l'aurez résolu, et arrivez, s'il vous plaît, à huit heures du matin, afin que j'aie le temps de vous entretenir ^ après cela on vous mènera à Noisy, où l'on a besoin de vous entendre sur l'humilité, car j'y crains un peu trop d'élévation, et que nous ne fassions des manières de chanoinesses, en ne voulant qu'une communauté de filles pour instruire et gouverner les deux cent cinquante demoiselles qu'il plaît au Roi de fonder. Je vous donne le bonsoir en attendant de vos nouvelles sur nos constitutions \

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