EXTRAIT D'UN AVIS
A LA CLASSE BLBUB.
( D« la mtaièro dlont il faat éeoater les lectures. )
Il faut écouter les lectures avec beaucoup de simplicité, s'édifier de ce qui est bon , et ne point raisonner sur ce que nous n'entendons pas, ou qui n'est point de notre goût. On ne sauroit s'empêcher de penser, mais au moins faut-il se taire et mettre les auteurs au rang du prochain, de qui on doit. dire du
* Recueil des Réponses, p. 14.
À MADAME DU PEROU (l696). 151
bien quand on en veut parler , et garder le silence sur leurs défauts ou sur ce qui nous paroit tel.
«AITMBSSB oélllRALB PBS CLASgBg.
16 marg 1696.
En entrant hier dans un dortoir, je vis des filles à qui on faisoit des corps ^ et dont la taille se gâte. Je crois, ma chère sœur, qu'il seroit bon que les maîtresses fissent une liste de celles-là et qu'elles travaillassent moins ^ on pourroit les employer à plusieurs autres choses, comme à la lingerie, au chœur ', elles pourroient avoir des charges dans les classes, apprendre souvent ou montrer à lire, faire les commissions, et enfin tout ce qui ne seroit pas la cou*ture, qui grossit leurs épaules. Il vaut encore mieux qu'elles ne sachent pas si bien travailler et qu'elles ne soient pas bossues.
Vous pouvez avoir toujours au chœur cinq noires de chaque côté, puisqu'il n'y a que cinquante-deux bleues et toujours quelques malades. Soyez libre et condescendante à donner du secours aux ofïicières, soit des classes, soit des noires^ rien n'est plus pressé chez vous que d'y entretenir la charité et l'union.
1 Lettres et Avis, 1^, ibO.
' Des corps de jup«, des corsets.