PREFACE. IX
qui servent d'ailleurs à compléter çt à expliquer Phistoire (le la maison de Saint-Louis et de sa fondatrice. Mais encore bien que ces lettres aient été écrites dans un but spécial et pour le cas particulier de deux cent cinquante demoiselles de pauvre noblesse élevées par la munificence royale, on y trouve pour toutes les conditions et pour tous les temps les enseignements les plus solides, des chefs-d'œuvre de bon sens, de naturel et de vérité, les préceptes de la raison la plus douce, de la piété la plus attrayante et la plus pratique , enfin des instructions d'éducation qui approchent réellement de la perfection. Tout cela est écrit avec une foi, une chaleur, une expansion de cœur, une grandeur de pensées, une sublimité de vues qu'on trouve à peu près résumées dans ces paroles : « Les affaires que nous traitons ici (à la cour) sont des bagatelles, celles de Saint-Cyr sont les plus importantes. — La vocation d'une Dame de Saint-Louis est sublime. — Il y a dans l'œuvre de Saint-Louis, si elle est bien faite et avec l'esprit d'une vraie foi, de quoi renouveler dans tout le royaume la perfection du christianisme. » Tout cela d'ailleurs est écrit dans un style que Saint-Simondé finit ainsi : a Langage doux, juste, en bons termes, et naturellement éloquent et court; — langage de la sagesse, dit Fénelon,qui parle par la bouche des grâces; — il y a dans tout ce qu'elle dit, ajoute une de ses élèves (voir la page xii de cette préface), une grandeur, un agrément, une solidité, une douceur et une noble simplicité qu'on ne peut expliquer* »
On ne saurait aujourd'hui proposer entièrement et absolument pour modèles ces instructions, si sages