‹ Lettres sur l'éducation élémentaire et pratique [microforme]Chapitre 4 sur 55 · LETTRE IV · texte numérisé non relu

LETTRE IV

eu de pérsonnes riéront, où même révoqueront eh doute; la vérité dé l’assertion que jai faite dans ma dernière lettre “qu’il est du devoir de tous les gens de bien de faire usage de leur influence, pour aider à cette grande cause, la cause ile l'éducation.” J’ajouterai maintenant, que tous les gens de bien doivent desuite, faire abstraction de toutes opinions qu'ils ont pu former par préjugé ou autrement, sur le mode de mettre à effet un système d’éducation ; leurs vues sur ce sujet si important, fûssent-elles mêmes correctes, comme c’est, à n’en pas dou-

ter, le cas cliez nombre de ceux qui y ont donné quelque attention, ces personnes verront de suite, que pour arriver à une saine conclusion, elles doivent pour quelque peu de temps, suspendre leur jugement, écouter avee patience ce qui leur sera proposé, et rejeter ensuite ou approuver le système que je suis sur le point de soumettre au public.

Si comme je le crois véritablement, et me plais à le pressentir, rien ne sera plus propre a anéantir les distinctions nationales et les préjugés, les animosités et les haines qu’elles ont engendrées et fomentées, que l’opération de mon système d'éducation, j'ai le droit de réclamer et d'attendre du public, une attention calme aux suggestions que je ferai.

Nous nous accordons tons à dire que l’étât d'anarchie dans lequel nous avons vécu depuis quelque tems, détruit notre bonheur, Îlen est parmi nous,

qui attribuent nos maiheurs aux distinctions nationales sur lesquelles ont spéculé quelques individus, pour attiser le feu de la discorde ; d’autres regardent l’étât d’excitation publique qui existe, comme l’effet et non la cause des calamités dont nous avons tous été afliigés. 11 n’est pas nécessaire que je m’écarte de la route que je me suis tracée, pour m’enquérir de ces choses là ; ces considérations, je puis le dire, sont étrangères à mon plan; d’autant plus qu’une discussion de cette nature, réveillerait au lieu de diminuer l’effervescence que je me flatte de faire disparaître, en extirpant tout simplement, la cause actuelle de sa continuation.

LÈTTRE Vv.

Les électeurs par tout le pays, feront bien de regarder de près au sujet de l’élucation, et de s'assurer d'üvance de leur succès à élire des hommes disposés savorablement pour cette grande cause, avant de leur donnér leur appui et leurs voix. La Législature-Unie ne peut pas, ne doit pas laissér et né laissera pas; espérons le, s’écouler la première session, sans mûrir et adopter un système d’éducation Elémentaire et Pratique. Je me flatte que nos Législateurs ne se borneront pas à imiter servilement les gouvernemens du moyen âge, toujours por: tés à patroniser les academies, les colléges et les universités, et dans leur carrière d’égoïsme et d’inhumanité, laissant croupit la masse des peuples dans l’ignorance et la dégradation.

De ce côté-ci de l'Atlantique, notts avons des hotions et des besoins qui dif fèrent des notions et des besoins de ceux que l’on a fait marcher, et qai euxmêmes ont poussé les peuples daus cette voie impie et aride. Quelques soient donc notre origine, notre religion, nôtre politique, unissons-nous de cœur et d’action : du succès de nos efforts, dépend notre avenir ; mais aussi du défaut de succès, naîtront et se déveloperont des conséquences plus funestes encore que celles que les hommes les moins courageux sont dans le cas d’en appréhender.

Je commencerai, dans ma prochaine lettre, à donner une esquisse d’un plan d'éducation, où plutôt je jeterai ce que je regarde comme devant être la base sur’ la quelle reposera solidement l'édifice.

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