Ibid., 'Zi
Il y a à peine trois ans qu'une épizootie terrible sévi* sait sur le bétail d'Kgyplc, On jetait toutes les charo gnes au Nil ; vers Damictte, il s'en forma un horribhî barrage qu'il fallut rompre à coups de canon pour les disperser dans la mer cl éviter la peste. On n'eut, à la suite, que le choiera.
Les ulcères bourgeonnant en pustules ne sont point rares, tant sur les bêtes que sur les hommes *.
Je n'ai pas vu beaucoup de grêle en Egypte ; cependant il yen tombe quelquefois; et, comme je vous le disais dans ma dernière lettre, nous avons eu au mois de mai des orages terribles qui ont causé de grands ravages, à preuve que le plafond de ma chambre à coucher a éli défoncé par la pluie et la grêle. Je m'empresse de déclarer que je n'accuse de ce désastre ni la verge de Moïse ni celle d'Aaron.
L'année dernière, dans le mois de novembre, les sauterelles ont rançonné la terre d'Egypte, d'énormes sauterelles rouges, voyageant en nuées, dévorant tout, ruinant tout. Les paysans passaient leur temps à leur donner des charivaris en frappant sur des chaudrons pour les faire partir; mais elles ne s'en allaient quiî repues, et cette musique apporta tout au plus queNju trouble à leur digestion. |
11 n'y a point de ténèbres en Egypte, sauf la nui quand la lune ne doinie pas. Mais l'hiver il y a de temps en temps des brouillards, le malin, jusqu'à neuf ou di^ heures. Il m'est arrivé plusieurs fois de me croire Londres; mais cela dure peu et n'est pas, en somme, très-fréquent.
Pour ce qui est de la mort des enfants, cette plaie cruelle règne sans relâche sur l'Egypte ; les indigènes,