‹ Lettres sur l'Égypte contemporaineChapitre 34 sur 35 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

rompue dans la nuit du 24 mai 1873. La France devint la proie d'une coalition de médiocrités perverses soul'étreinte desquelles elle s'est débattue jusqu'au 20 vrier 1876.

Comme si ce n'était pas assez des fautes d'un seu parti, on s'était cotisé pour accumuler celles de tous les partis réunis. On avait môle la platitude du système qui paya jadis l'indemnité Pritchard au fanatisme qui inspira plus tard l'expédition de Rome et aux creuses fanfaronnades qui, après la catastrophe du Mexique, nous valurent la funeste guerre de 1870, et l'on avait composéde ces éléments si disparates un étrange amalgame d'ignorance et d'impuissance complète. Voilà comment s'est fait que, renseigné sans doute par l'agent diplom tique au Kaire comme M. de Grammont l'était en 1870 par l'ambassadeur à Berlin, le gouvernement de Vordre moral a vu passer, devant lui, à l'Angleterre la pro- [)riété de 176,602 actions du canal maritime de l'isthme, de Suez, cette œuvre toute française, toute à la gloi~^ de la France.

M. Buffet, après le vote des lois constitutionnelles la République française, avait jugé à propos de suivre une politique qui fût comme le post-scriptutn de l'Empire. Les élections générales des 20 février et 5 mai . 1876 ont mis fin au règne de cette mesquine et pédoi tesque personnalité. Attendons avec confiance l'aveni un avenir prochain.

Quant au « malade », il est maintenant à l'état de m ribond, et tandis qu'on prépare le linceul dans lequ on va l'envelopper pour le porter au cimetière où sa fosse est creusée, les plus pressés s'emparent des objets à leur convenance et s'adjugent son linge et ses hardes.

Nous sommes arrivés au jour de la grande et défi

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