LETTRE VII
Madrid, l'J novembre IS36.
11 me semble que l'intérêt réel des misérables agitations qui désolent aujourd'hui l'Espagne est de savoir si la classe moyenne, qui représente ici, comme partout, les intérêts du travail et de l'intelligence, viendra à bout de s'affranchir de la longue infériorité où elle a été maintenue jusqu'ici. Le clergé, primant la royauté et la noblesse, et solidement établi sur la large base des préjugés et de la paresse populaire, a été, jusqu'ici, le maître de l'Espagne. Voilà, autant que j'ai pu m'en rendre compte, la division réelle des intérêts militants. Or, vous voudrez bien remarquer que, dans l'arène oflicielle, rien de semblable ne figure. Que senties cortès? une assemblée de bourgeoisie; mais le clergé, mais la noblesse, mais le baspeuple, mais la royauté antique, où sont tous ces éléments de la vieille société espagnole? Us sont avec don Carlos, et c'est là, ou je me trompe fort, la cause principale et peut-être unique de l'insignifiance des débats parlementaires de ce pays. On peut faire semblant de s'attaquer, de se demander des explications et de s'en donner; au fond, c'est toujours la bourgeoisie qui a la parole, elle se fait à elle-même les demandes et les réponses, et, comme do juste, il uv jaillit pas de ce monologue de bien vives clartés. Le scid endroit où le dialogue soit engagé, où le drame soit commencé, c'est le champ de bataille ; et je ne sais par quelle fatalité la guerre, qui aurait dû
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ôlrc tout, ne tient, depuis trois ans, que la seconde plaie dans les préoccupations des iioininesi|ui se succèdent au pouvoir. De làl'insigniliance delà pièce et l'ciuiui des spectateurs.
Le lendemain de la mort de lerdinand, il est l)ien clair qu'il ne s'est pas opéré en \ingl-quatre heures une espèce de changement à vue, et que l'Espagne, qui s'était endormie, la veille, absolutiste et munacnle, ne dut passe réveiller jeune, libre. alTranchie de ses anciennes entraves, et prête à prendre son essor vers les heureuses reliions quo fécondent la liberté, les lumières et le travail ; et pourlant, à voir la manière dont les choses furent menées, on aurait pu 11' croire. L"n énergique déplacement était nécessaire, il fallait s'emparer de toute la force, de toute l'inlluence, de toute la richesse du clergé , et ne pas oublier surtout qu'il était toujours là, irrité, alarmé, puissant sur les esprits; et que la guerre civile, si faible qu'elle fût à l'origine, devait trouver de nombreux auxiliaires dans les traditions d'obéissance du bas-peuple habitué à sui>re la voix de ses curés. Il est beaucoup plus facile, je le sais, de reconnaître après coup ce qu'il aurait lallu faire, que de le deviner avant l'événement. Quoi (pi'il en soit, lu guerre civile, le grand, le réel, le seul danger de l'Kspagne, le seul eniiemi redoutable pour la bourgeoisie, n'a excité qu'un intérêt secondaire. ^lais en revanche on >'esl établi chez soi, on s'est mis à l'aise, on a voulu jouir de toutes les libertés |u)ssibles, on s'est donné le statut royal ; mais cela n'a pastonglem|>ssul1l, il a fallu une troisième étlition de la C(Uistitution (le IHIi, et à l'heure (|u'il est on en pré|)are une (|uatriènu> ipii vaudra sans doute beaucoup mieux, et comnu' on dit dans je ne >ais |ilus tro|) ipu'l mélodrame du boulevard, on ira ainsi chaipie jour de mieux en mieux ju>^qu'à ce qu'on meure.
l.'Kspagne conslilulionnille est très-facile à connaître, elle parle, elle écrit, elle fait îles lois et grossit sa voix pour annoncer ses Hiiccès, de telle manière (|u'il f.uit bien l'entendre malgré soi ; mais derrière et auilessous de cette ICspagne niui\ellc, inexpérimentée ri bruyante, il y a In vieille l'.spagne ipii met autant de soin h se radier et à se taire que l'autre à parler; il y a toute une nation puissante a force d'inertie et de patience, et qui se promet bien de relever la tête quand l'autre aura usé ses f(uces ; il y a une race rompiM- il t'intrigue et à la dis>iniulation, qui ne fait pas de lois, mais qui trouve moyen d'cmpôclier «pie celles de ses adversuiie» soient
exécutées, parti d'autant plus dilTîcile à coiiiiaitre et à étudier, qu'il s'efface, qu'il n'existe nulle part, n'agit que dans l'ombre, qu'il n'offre point de prise, qu'il n'a ni livres, ni charte, ni statut;. qu'on puisse lire, et que ses moyens d'actions se réduisent à des relations verbales et personnelles qui ne laissent point de trace. Aussi ne vous dirai-je point que je connais ce parti, ni même qu'il soit possible à un étranger de venir à bout de le connaître dans les circonstances où se trouve le pays ; seulement le peu que j'en sais ma fait soupçonner ce que doit être la force du parti du clergé, et combien, appuyé sur ses vieilles traditions, il a d'avantage sur ses adversaires.
Le clergé, disons-le sans détour, est, en Espagne, très-populaire et très-favorable aux intérêts du peuple. Seulement il faut entendre ici par peuple ladernière classe de la population, et ôteràceraot la généralité qu'il a chez nous. Il faut encore reconnaître que, dans le sein de cette classe, la popularité du clergé est juste et méritée. Ainsi, les couvents, qui étaient la plupart grands propriétaires, faisaient des aumônes, des distributions de soupe et de pain, et je ne sache pas de moyen de popularité plus efficace auprès de la paresse castillane. Les couvents étaient aussi, en général, comme propriétaires, doux et faciles envers le fermier. Riches, et n'étant point, comme le propriétaire chargé de famille, pressés d'augmenter leur avoir, ils faisaient volontiers remise d'un terme au paysan dans les mauvaises années, ou bien ils lui prêtaient des semailles qu'il rendait après la moisson. On conçoit facilement de la sorte l'inlluence du clergé régulier. Quant au clergé séculier, plus intimement mêlé encore à la vie des populations, il était et il est encore aujourd'hui le pouvoir le mieux obéi, ou pour mieux dire le seul obéi qu'il y ait en Espagne. Sans être en général éclairé ', le clergé avait du moins l'avantage d'avoir reçu quelque instruction ; et l'ignorance universelle le rendait relativement savant et lui a(ti-
1 II limt excepter le liaul-clcr^i'', les éviîques et les chanoines, i|tii sonl, en général, (les hommes fort inslruils. On trouve dans les chapitres des cathédrales de Tolède cl de Sévillc des chanoines qui possèdent non-seulemenl des connaissances littéraires remarquahles, mais qui sonl encore fort entendus en économie politique, en agriculture, etc. Ce sont deux chanoines de Séville, MM. Pereyra elCcpcro, qui ont été les premiers promoteurs de l'élabli^serncnt d'une ligue de bateaux à vapeur sur le Guadulquivir.
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rail la considération qui sallacheau savoir, sans parler do beaucoup d'autres avantages plus temporels et plus apprécijbles. Ainsi , par exemple, dans un village où l'alcade no s<iit pas lire, et il y en a ' beaucouii dans ce cas, c'est le curé qui sert d'inlerprite outre le gouvornemenl et la commune, ot si l'ordre reçu déplaît at sci'ior cura, l'alcade, par égard et par respect pour lui, se gardera bien de l'exécuter. Le clergé, d'ailleurs, pénètre partout ; les prêtres de campagne ne sont point du tout des puritains renfrognés, mais de bons vivants, qui rient avec le paysan el lâchent volontiers le mol leste avec lui. Le prêtre est donc à la fois un guide et presqu'un camarade pour le paysan. Ajoutez l'empire des idées superstitieuses des cérémonies du culte sur un peuple ami du spectac le , et vous »ous expliquerez facilement cette popularité fondée sur des motifs qui ne sont pas tous illégitimes, tant s'en faut.
Malheureusement aussi il faut le dire , le clergé n'a jamais paru (hercherà user de son inunense ascenil.mt pour élever le bas-peujile, pour étendre ses lumières ou pour ilissiper son ignorance; il n'a cherché ni à lui insiiirer le goût du travail , ni à adoucir ses instincts tant soit peu arabes. C'a été longtemps entre le clergé et le bas peuple un échange de services réciproques dans un intérêt mutuel de caste ; le clergé faisant au paysan des distributions de vivres et nourrissant sa paresse , à charge par celui-ci de lui obéir, de le défendre et de le protéger. Le résultat le plus clair de celte alliance, c'est que le clergé achetant , à un prix assez modi(|ue, la force brutale dont il se réservait la direction, avait lini par devenir unepnissuice hors de pro|)orlion avec toutes les autres la puissance capil.de et prépondérante de l'Ktat.
lue pareille alliance devait être ce qu'il y a de plus opposé aux ntéréts Av la bourgi'oisie, c'est à diri! de la classe (|ui s'élè\e par son travail et devient puissante par ses hnniéres. (jue pouvaient des indiNidus iM)lés contre l'organisation hiérarchitpu- du clergé? (pie pouvait le petit capilali^le contre les immenses revenus des Ordres pnqiriélaires? Hien. (ioiistitué pour l'iMunobililé, le pouvoir clérical devenait, par sa masse et par son poids, un invincible obstacle nu nntuvenient. Jusqu'à ce jour, la bourgeoisie n'a rien été en l'Ispagne, et si le mouvement n'était |iarli d'en haut, si In rovuuléne n'était mise ù sa télé, elle n'aurait jamais |iu, par ses propreH force» , devenir nsseï puissiinte , même pour rismier un
essai d'affranchissement aussi maladroit que celui qu'elle tente aujourd'hui.
Il faut d'ailleurs convenir que même, abstraction faite de la guerre civile, la classe moyenne avait, pour substituer son influence à celle du clergé, une tâche difficile à remplir. La puissance des prêtres n'est pas d'hier en Espagne; elle vient de loin et a poussé de profondes racines. La richesse, la hiérarchie, la discipline, la popularité, ce sont là des armes redoutables par tout pays, et maniées ici avec toute la dextérité de l'habitude. Si môme nous voulions faire un instant abstraction du côté national et humain de la question, et nous en tenir aux intérêts de classes et de castes, il faut avouer qu'il serait difficile de présenter au paysan espagnol un système d'argumentation satisfaisant. Suppose/, un homme qui vous dit : « Je suis par-dessus tout paresseux, le travail m'est odieux; or, je trouve de bons religieux qui me dispensent ou du tout ou d'une partie de mon travail ; ils ne m'imposent en échange aucune privation, aucun effort d'esprit, et grâce à eux je puis tout le jour, s'il me plaît, prendre le soleil et fumer à loisir, magnifiquement drapé dans les loques qui me servent de manteau ; et vous voulez que je quitte cette vie oisive et insouciante pour une vie de travail et de soucis, pour que mes enfants restent comme ceux des Anglais, dix-neuf heures pctr jour courbés sous le fouet du contre-mailre, et mourant de faim par-dessus le marché? J'aime mieux mes moines que vos contremaîtres et l'oisiveté que le travail. »
Vous conviendrez que ce n'est pas une petite affaire de faire entendre raison sur ce chapitre à une race têtue, volontaire et ignorante, qui se soucie peu de l'opinion de l'Europe, des intérêts de la patrie, et qui ne connaît rien au delà du clocher de son village.
D'un autre côté, la bourgeoisie, qui lit, qui s'instruit, qui travaille, qui sait tout ce que le travail peut donner de richesse et de pouvoir, la bourgeoisie, qui sait que l'Espagne s'est laissée déchoir de son rang en Europe, qu'elle pourrait reprendre sa place, mais qu'e'.hî ne le peut que par le travail et le libre développement de l'inleiligence, peut-elle abdiquer en sou nom, au nom de son pays, peutelle sacrifier son avenir et celui de l'Espagne à la béatitude grossière et animale du bas-peuple, à l'ambition personnelle et improductive du clergé?
Entre ces deux intérêts rivaux, la force seule i eut prononcer, et
toute transaction de bonne foi est impossible, parce que personne ne consent à se suicider; maintenant, que chacun prenne parti sui- >ant ses sympathies cl ses prédilections : l'immobilité ou le mouvement, le travail ou roisi>eté, l'intelligence ou l'abrutissement.
Voilà, je vous le répète, quels sont ici les termes réels de la question, et si q\ielque chose pouvait donner bon espoir pour le parti qui à mes ycu\ représente l'avenir, c'est qu'en dépit de ses énormes et grossières méprises, il n'a point encore succombé sous les coups d'un einiemi fort des sympathies d'une multitude ignorante, fort de l'appui d'un clergé nombreux et bien discipliné, fort surtout de l'incurie, de l'impéritie et des inconcevables distractions auxquelles le parti de la bourgeoisie est en proie depuis si longtemps. Ne faut-il pas, en effet, que le parti rétrograde, appuvé sur tant d'éléments de force et de succès, se soit montré bien caduc et bien impuissant pour n'avoir pas encore triomi)hé d un ennemi qui, faible, isolé, sans racines dans la nation, semble avoir entassé les fautes à plaisir? Dans la situation respective des deux partis, il n'y n vraiment qu'une chose importante, la guerre. Le reste n'est rien ou ne sera quelque chose qu'une fois la guerre terminée. Or, depuis trois ans, comment s'est-on occu|)é de la guerre? comme si on eût été maître de la (inir ù son gré; et l'i quoi n-t-on passé le temps? à des essais de régimes et de constitutions politi(pu's, toujours frappés de nullité, ou tout au moins de pro\ isoire, tant ([ue les armes n'auront pas prononcé.
(le qui se passe ici, dans ce nmini'iil, est Nérilalili'uienl cinicuv. Vous vous rappellere/. sans doute que, sous le mini>lère de M. Isluritz, lii constitution et la liberté étaient les grands mots (|u'on in- \oquait chaque jour, et a\ec lesquels on expliquait tout. Si (',ordo\a restait des mois entiers iiiaitif en face de l'ennemi, c'est i|u'ila>ait lies ordres secrets de ne pas agir, et couunent , sans la liberté de la presse, démasquer de semblables perlidies! Si la nation était tiède rt indifférente, d'oùceli pro\enail-il? de ce qu'oiinxail nrrétédans •«on cours le torrent révolutionnaire, de ce que la censure gênait le libre essor du palriolisnie. (,>u'on ei\l la liberté de la presse, et toiilnllnil couler de source; la liberté livrée ù ses propres forces saurait bien se frayer sa route et se creuser son lit. Si (juesnda él.iit si détesté, si haï, si les feuilles les |dus modérées ne trouvaient rien de mieux à dire sur l'infAme «ssas'.iiuit dont il fut vi( timc, si ce
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n'est que ce mandarin, par son insolence et son arbitraire, avait mérité son sort, d'où cela provenait-il? de ce que Quesada avait maintes fois violé le respect dû à la liberté individuelle. Alors, je le répète, la liberté de la presse, la liberté individuelle, expliquaient tout. Cette conquête une fois obtenue, la révolution n'avait plus rien à craindre de ses ennemis ; et aujourd'hui voilà qu'on propose des restrictions à la liberté de la presse et à la liberté individuelle.
Si tout allait mal alors, c'est qu'on n'avait pas la liberté; si tout va mal aujourd'hui, c'est la faute de la liberté. Quand on ne l'avait pas, on l'appelait à grands cris; maintenant qu'on la possède, c'est elle qui fait tout le mal , et on ne saurait trop tôt la limiter. Que veut dire tout cela? que signifie cette étrange contradiction, sinon que la liberté, telle qu'on l'entend ici, n'a rien à voir en réalité dans la cause de la bourgeoisie espagnole? Qu'importe ce que diront ou ne diront pas les journaux de la bourgeoisie? L'ennemi n'est pas là. L'ennemi , c'est don Carlos et l'insurrection de Navarre ; l'ennemi , c'est Gomez, ce sont enfin les moines, les prêtres, le bas-peuple caché derrière la bannière de l'insurrection. Voilà où est l'ennemi , voilà où il faudrait porter tout son effort, et ce dont personne ne semble s'occuper. Au lieu de mille lois parfaites que personne ne connaît, que personne n'exécute , faites-en seulement exécuter une ou deux passables, et cela vaudra mieux. Mais non, il faut à toute force une organisation-modèle; on l'élabore à grands frais d'éloquence et de discussions, et l'œuvre une fois accomplie, il n'y aura plus à craindre qu'un seul accident, c'est que ce bel automate ne puisse jamais se mettre en mouvement, c'est que le moteur manque à la machine, et qu'au lieu d'une constitution véritable on n'ait enfanté qu'un monceau de stériles paperasses.
L'Église catholique, qui s'entendait passablement bien en matière d'organisation, avait exprimé jadis une vérité profonde que nous avons tous lue, sans la compreiulre peut-être, danslecatéchisme. L'Eglise disait, en parlant des fidèles : « Nous sommes tous les pierres du temple de Dieu , » entendant par-là , dans son langage mystique, qu'il y a dans la foi, dans la sympathie, dans la communauté de principes , une force d'attraction merveilleuse , et une sorte d'unité en vertu de laquelle tous les membres de la même association spirit\ielle s'appellent, se recherchent, s'unissent, suivant les lois d'une harmonie supérieure , où chacun vient de lui-môme pren-
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dre la place qui lui est assignée. Les vôrilabios coiislilulions, en effet, ce sont les constitutions en chair et en os, les constitutions écrites dans le cœur et dans les sympathies des nations; celles-là sont indestructibles, et les autres ne sont rien; et quand on voit une assemblée, comme les cortès espagnoles par exemple , légifcrer avec toute latitude et toute sé.urité, comme si tout était lini. alors que rien n'est décidé, quand on la voit entasser lois sur lois, propositions sur propositions , commissions sur commissions , ordonnances sur ordonnances et décrets sur décrets, à l'usage d'un peuple qui ne Siiit pas lire, qui ne connaît de loi que l'ordre de son alcade ou de son curé; quand on songe enfin que celte espèce de monomanic législative s'exerce et travaille pour ainsi dire sous le feu de l'ennemi , et qu'une seule bataille peut renverser de fond en conïble tout cet échafaudage sans base et sans racines, on peut croire qu'une sorte d'esprit de vertige s'est emparé du gouvernement tout entier, et l'on ne peut s'empêcher de craindre pour l'issue d'uDC lutte où les intérêts de la civilisation se trou\enl si mal et si imprudemment défendus.