‹ Lettres sur l'inauguration du Chemin de Fer de Strasbourg à BâleChapitre 5 sur 19 · TROISIÈME TOAST · texte numérisé non relu

TROISIÈME TOAST

Par M. Schutzikbebgeb , maire de Strasbourg :

« A M. A'icolat Kœchlin!

» La grandeur nationale, le développement progressif de la civilisation, sont dus à l'action combinée de la science qui arrive à surprendre les secrets de la nature par l'observation des faits , par la recherche de leurs causes et par le travail d'application qui fécoude les résultats auxquels l'étude a conduit. Sans la science , l'industrie et le commerce, ces puissants leviers de la civilisation moderne, dont les étonnants progrès nous frappent dans cette cité hospitalière, seraient restés renfermés dans d'étroites limites, et n’auraient jamais pris un si admirable essor ; sans les travaux d'application, les découvertes de la science seraient restées l'objet d’une vaine et stérile curiosité.

> Honneur aux hommes d’action et de courageuse entreprise qui savent apporter dans ce rude travail d'applica-

tion l'aptitude et la patience qui seules exécutent de grandes

choses !

» Honneurs M. Nicolas Koechiin, qui termine une noble carrière consacrée aux grands intérêts de son pays par l’ouverture de la plus grande ligne de fer qui sillonne la Frauce ! Honneur a son énergique persévérance ; puisse-t-il trouver dans la reconnaissance de ses compatriotes une compensation à de si nobles travaux I

» Honneur au gouvernement qui s'est associé activement à ce grand travail I Nous aimons tous à y trouver un gage que la France , à laquelle on se plaît à reconnaître l'initiative des grandes choses, ne se laissera pas iong-temps dépasser par des nations rivales ; le chemin créé par M, Nicolas Koechiin se liera certainement un jour à un système complet de ces voies de communication si rapides qui multiplient les relations de province à province , de pays à pays , par des liens d’autant plus durables qu’ils sont fondés sur les intérêts.

» Honneur au créateur du chemin de fer de Strasbourg à Bâle 1»

M. Nicolas Kœchlih a répondu en ces termes:

■ J’accepte avec reconnaissance , mais pour ma part seulement, le témoignage que je reçois dans cette solennelle circonstance.

» Le sentiment de faire une chose utile à mon pays et à la cause des chemins de fer en France avait besoin d'être soutenu comme il l'a été par le concours de mes associés, de MM. nos ingénieurs, et de tous les hommes de cœur

et d'action avec lesquels j’ai travaille en commun a notre œuvre alsacienne.

» C'est surtout aussi avec WM. les administrateurs et avec M. Javal , banquier de la compagnie , que j'aime à partager les témoignages si flatteurs dont je viens d'étre l'objet. Dans les difficultés de toute nature que nous avons eues à surmonter, mon courage aurait peut-être souvent failli sans leur assistance à tous. »

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