SEPTIÈME TOAST
Par M. le docteur Pevot , professeur de chimie :
« Aux ouvriers français !
’ » Messieurs, à l’aspect de toutes les merveilles que le chemin de fer et l’exposition viennent de prodiguer à nos yeux, nous avons admiré d’abord la savante expérience de nos ingénieurs et la rare habileté de nos industriels. Lorsque ensuite nous avons porté notre attention sur chacune des parties de ce magnifique ensemble, lorsque nous avons voulu connaître jusque dans leurs détails tous ces élégants produits, tous ces utiles travaux, nous u’avons pas été moins frappés de l’iutelligence, de l’adresse, du goût de ces ouvriers qui ont reproduit avec tant de fidélité les pensées du ceu* qui les dirigent, Honneur donç aussi, messieurs, à
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ces hommes modestes , qu’il y aurait de l'injastice à oublier dans cette solennité I
» Rappelons surtout, à la gloire des ouvriers français, que si, au milieu des inquiétudes qui travaillent et parfois ébranlent la société, quelques uns se sont laissés égarer un moment par des théories séduisantes, mais funestes, presque tous les ont rejetées avec cette sagesse instinctive du peuple, qui lui apprend que le temps ne consacre que les institutions qu'il est lent à faire éclore. C'est dans le travail qui donne le bien-être; c'est dans l’ordre qui amène le travail; c'est dans l'avenir qui doit mûrir et améliorer notre organisation sociale, qu'ils ont prudemment cherché le bonheur et placé leurs espérances.
» Aux ouvriers , qui contribuent pour une ti large part à la fortune , à la force , à la gloire de la France 1 » l