‹ Lettres sur l'inauguration du Chemin de Fer de Strasbourg à BâleChapitre 9 sur 19 · HUITIÈME TOAST · texte numérisé non relu

HUITIÈME TOAST

Par M. Cottabd, recteur de l’Académie de Strasbourg : « Aux progrès de l’esprit humain !

» Cet accomplissement de la promesse divine qui, au grand jour de la création , avait annoncé à l'homme l'empire de la nature I

» S'il a été donné à nos devanciers dans la chaîne des siècles de lire les premiers aux astres, de se guider sans étoiles sur le vaste Océan, de prêter une voix au temps, une figure à la parole , notre âge , par une magnifique amplification de la pensée , n’a-t-il pas aussi ses miracles ds

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science et d'industrie? Franklin force la foudre a nous obéir, Parmentier et Jenner arrêtent la famine et la mortalité , l’abbé [de L’Épée répare envers les sourds-muets l’apparente injustice d’un Dieu dont il est le digne interprète, Haüy restitue aux aveugles les ressources des arts, les jouissances de la littérature. Ce n’est pas assez encore pour l’infatigable intelligence humaine. Des filons sans valeur étaient abandonnés nu chauffage du pauvre : elle les étudie, les sonde, les pressure,... le gaz en jaillit, et voilà que les nuits ont leur soleil, que les vaisseaux franchissent les mers sans voiles et sans rames; voilà que des chars sans coursiers , dévorant l’espace, rapprochent les peuples pour les confondre en une seule famille sous la triple bannière du travail , du bien-être et de la liberté !

» Oui ! l’Éternel a fait l’hommeàson image; car l'homme, lui aussi, a parlé, et la nature hrute a enfanté des merveilles I »

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