XIII. LA FIN d'une race 2J
O vents, dites-leur nos misères Oiseaux, dites4eur notre amour I
Douce brise du matin I Si tu passes sur Khairabad». si ta course te conduit vers Saraê *, aux bords du Sind :
Donne-leur, donne-leur encore mes saluts et mes voeux ; donne-leur, donne-leur bien des fois l'expression de mon affection et de mon amour.
Au grand Sind 3 impétueux crie d'une voix sonore; mais au petit Sind+, dis d'une voix douce et murmurante :
« Peut-être boirai-je une fois encore une coupe de tes eaux : car je n'ai pas toujours vécu aux bords du Gange et de la Jamouna.»
Rends la joie, ô Dieu, en me rendant à celle que j'aime, à ce cœur qui, à présent, séparé d'elle, est déchiré en deux.
Dans rinde, ô Khouchal, tu ne resteras pas pour toujours : car le pécheur même à la fin doit échapper au feu de l'enfer.
Que faire encore que de maudire le tyran, en attendant Theure de la vengeance, tyran d autant plus odieux qu'il est doublé d'un bigot et d'un saint :
* Au confluent de l'Indus et de la rivière de Caboul*
* Ville natale du poète.
3 UIndus.
4 La rivière de Caboul.
2j6 LETTRES SUR l'iNDE
Ohl je connais bien la justice et l'équité d'Aurengzeb, son orthodoxie dans les choses de la foi, son ascétisme et ses jeûnes :
Ses frères mis à mort l'un après l'autre; son père battu dans la bataille et jeté en prison.
Quand un homme battrait son front mille fois contre la terre ou à force de jeûnes ferait toucher son nombril à l'épine dorsale';
Tant qu'il n'y joint le désir d'agir en honnête homme, ses adorations et ses dévotions ne sont qu'imposture et mensonge.
Celui dont la langue va à droite et le cœur à gauche, que ses entrailles soient déchirées à coups de couteau I
Au dehors le serpent est beau et sa forme est harmonieuse; au dedans il est tout impureté et tout venin.
Puisque le bras de Khouchal ne peut atteindre le tyran, puisse, au jour du jugement, le Tout-Puissant lui refuser sa pitié !
Pourtant, au milieu de mes misères il est deux choses dont je remercie Dieu : l'une, c'est que je suis Afghan, et l'autre que je suis Khouchal, le Katak.
Cependant, depuis son départ, Fanarchie régnait sur la rive droite de Tlndus : la route royale était infestée, Tadministration mogole
Nec ptetas ttlla est velatum saepe videri Vortier ad îapidem mnltasque accedere ad aras, Sed mage...