‹ Lettres sur l'Inde; à la frontière afghaneChapitre 3 sur 157 · PRÉFACE V · texte numérisé non relu

PRÉFACE V

« haï comme infidèle , méprisé comme peu sur et ({ immoral^ ; dans le conflit imminent pour F Empire (( de tzAsiCy point de secours à espérer que contre « argent comptant ; en fait y point dH appui perma- « nent ni sincère à attendre ^ parce que le champ de a pillage s étend de t autre côté de [Indus et non « de ÏOxus.

x II faut dire y pour être juste y quil y a soixante « ans les Européens pouvaient voyager en sécurité à « travers toifghanistan ^ ; que les sentiments présents « de haine à outrance ont été créés en i8j8 par « [agression gratuite de Lord oiucklandy le libéral y « et qu au, moment ou ils expiraient peu à peu 3, le « conservateur Lord Lyttony il y a dix ans y les a « ranimés d*une façon trop intense peut-être pour « laisser aucune espérance de remonter de nouveau le « courant de la haine et de la défiance, c^joutons « toutefois y comme un symptôme rassurant £ ordre « négatif y que le nom de la T^ssie nest pas encore (( sur les lèvres des politiciens chantants de Is/lfgha' « nistan et que la « Figure Divine qui vient du

» Voir page 80, note 3.

* Voyages de Massoii.

3 Durant la grande Rébellion de 1857, TEmpire anglais dans l'Inde fut sauvé par la neutralité de l'Émir d'Afghanistan et par le concours actif des districts afghans.

'< C^Qprd ' » rte perce pas encore à thoriion de leurs r espérances. •»

Le lecteur y sur la foi du titre de ce livre y ne me tiendra pas quitte que je ne lui dise ce que je pense de t Inde et de son avenir. Je n étais pas débarqué de huit jours dans l'Inde que mes hôtes anglais me faisaient déjà la question. Elle ni a poursuivi tout le long du voyage et après y et il ne me servait de rien de me récuser comme étranger et comme GrifBn. Je m exécuterai donc y par respect humain y aussi brièvement que possible y en priant d'excuser ce que cette brièveté pourra donner parfois à t expression de heurté et £ excessif

^ Désignation mystique de la Russie, créée ou popularisée je crois par M. Gladstone.

Page 1