‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 109 sur 145 · AU BORD DE L'OCÉAN · texte numérisé non relu

AU BORD DE L'OCÉAN

A mon ami Boiilay Faty.

Au bord de l'Oci^an, de l'Océan immense Sur le rocher désert, toute seule à l'écart, Une feiiinie voilée est assise en silence, Triste, gardant encor les regrets du départ.

Mais sur les flots d'az.ur , qu'un vent léger balance, En vain son œil ardent se promène au hasard , Nulle voile ne vient égayer sa souffrance, Nulle chaloupe au loin n'attire son regard.

Ainsi, souvent jeté sur l'océan du monde , Celui qui dans un jour d'illusion féconde Couvrait de vagues d'or son magique avenir,

Délaissé tout à coup par l'espoir infidèle , Regarde à l'horizon et dans son cœur rappelle Le rêve du passé qui ne peut revenir.

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