LA HARPE BRISÉE
Den brunsttne Ifarpe.
Traduit d'Oehlenschlaeger.
0 toi dont les cordes plaintives Ont souvent, au sein des forêts, Répété mes douleurs craintives , Mes espérances, mes regrets,
Ma harpe! ta voix est muette Et tes chants bien-aimés sont morts ; Chaque jour mon âme inquiète En vain rappelle tes accords.
La nuit est froide et le ciel sombre ; Le doux rayon qui m'avait lui.
Qui jadis m'éclairait dans l'ombre, Avec tes accents s'est enfui.
Toute joie est pour moi tarie, Et mon cœur longtemps oppressé.
Bientôt, ô ma harpe chérie.
Ainsi que toi sera brisé.
Copenhague, 1837.