‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 131 sur 145 · LA HARPE BRISÉE · texte numérisé non relu

LA HARPE BRISÉE

Den brunsttne Ifarpe.

Traduit d'Oehlenschlaeger.

0 toi dont les cordes plaintives Ont souvent, au sein des forêts, Répété mes douleurs craintives , Mes espérances, mes regrets,

Ma harpe! ta voix est muette Et tes chants bien-aimés sont morts ; Chaque jour mon âme inquiète En vain rappelle tes accords.

La nuit est froide et le ciel sombre ; Le doux rayon qui m'avait lui.

Qui jadis m'éclairait dans l'ombre, Avec tes accents s'est enfui.

Toute joie est pour moi tarie, Et mon cœur longtemps oppressé.

Bientôt, ô ma harpe chérie.

Ainsi que toi sera brisé.

Copenhague, 1837.

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