‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 17 sur 145 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

au long col , ni les verres , ni la nappe effrangée , rien n'y manquait. Mais un instant après, l'image trompeuse disparaissait comme par enchantement , et une autre image venait la remplacer.

Ce qui ajoutait encore à l'effet produit par tant de points de vue bizarres, c'est l'admirable couleur de ces glaces, c'est le bleu transparent, le bleu limpide et velouté qui les revêt. A côté de ces tons de couleurs si purs, si lumineux, l'azur du ciel paraissait pâle et l'émeraude de la mer était terne.

Mais pour ceux qui devaient la franchir, cette banquise avait un aspect effrayant. De loin le regard du matelot contemplait ces remparts de glace, élevés l'un derrière l'autre comme des chaînes de montagnes.

On n'entrevoyait pas un espace libre, pas un chemin ; seulement de temps à autre une gorge étroite comme un défilé. C'était là qu'il fallait s'engager, c'était là qu'il fallait faire manœuvrer le bâtiment.

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