‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 24 sur 145 · PRÉFACE. XXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXVII

petits, perçants, les pommettes saillantes, le teint cuivré. M. Méquet leur trouva beaucoup de ressemblance avec les Indiens de l'Amérique méridionale, les Galibis , qu'il avait vus quelques mois auparavant.

Les femmes ont des cheveux noirs relevés à la chinoise; leur figure est douce; souvent jolie.

Les hommes et les femmes portent le même costume, une camisole en double peau de phoque ou de renne, le poil en dedans le poil en dehors, des culottes en peau de phoque, et de grandes bottes fourrées en peau de lièvre ou de renard; tous ces vêtements sont cousus avec des boyaux de poisson, taillés avec art, ornés de petites bandes de peaux, de différentes couleurs, quelquefois de grains de verre.

Celui des femmes, surtout, est fait avec une sorte de coquetterie; elles ont déplus que les hommes un capuchon qui leur pend derrière le dos, et dans lequel, en

Page 1