‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 25 sur 145 · XXVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVIII PRÉFACE

voyage, elles placent leur enfant, afin d'avoir les mains libres et de ramer.

La hutte des Esquimaux n'est autre chose qu'un mur en pierre, élevé à deux ou trois pieds de terre, et recouvert en peaux de phoque; elle est fermée par un rideau de lanières de peaux transparentes qui y laisse pénétrer un peu de clarté. Au milieu de celte hutte on aperçoit une lampe de foî'me ovale, en pierre du pays; elle sert tout à la fois à les éclairer, à chauffer leur demeure, et à cuire leurs aliments. L'hiver, ils se creusent des habitations plus solides dans les blocs de glace qu'ils taillent comme le roc.

Les habitants de cette m.alheureuse contrée n'ont d'autre ressource que la pêche, et le phoque compose toute leur richesse ; le phoque les nourrit , les habille, les chauffe, les éclaire et leur donne de quoi acheter, auprès de l'agent de la compagnie danoise, les diverses denrées dont ils ont

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