‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 26 sur 145 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

besoin. Si les phoques venaient à quitter les côtes du Groenland, il est certain que toute cette population serait condamnée à mourir. La Providence leur envoie aussi par les courants de la Sibérie les troncs d'arbres avec lesquels ils fabriquent leurs harpons et une partie de leurs ustensiles. La Providence n'oublie jamais ceux qu'elle semble le plus complètement abandonner; elle a placé sur ce sol humide du Groenland les plantes antiscorbutiques; elle a donné à l'Islande le lichen, préservatif de la phthisie.

Les Esquimaux vont à la pêche dans leur kaiak. C'est un canot en peau de phoque, très-étroit, aminci aux deux bouts, léger comme une écorce de liège, glissant sur l'eau comme un patin sur la glace. L'homme se place au milieu de cette frêle embarcation; il y entre jusqu'à la ceinture; il y est lié, et il la fait manœuvrer avec lui comme une partie de lui-môme. Ce n'est

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