‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 49 sur 145 · Je me sers ici d'une expression consacrée par l'usage · texte numérisé non relu

Je me sers ici d'une expression consacrée par l'usage

LETTRE.S SIK l/lSLÀNUK. W3

vire, prennent Icuii armes, descendent à terre, et les voilà de marcher à travers les champs de lave; ils promènent leurs regards autour d'eux, et n'aperçoivent aucune trace humaine. Ils prêtent l'oreille et n'entendent aucun bruit. Ils montent sur une colline élevée, et ne voient ni fumée, ni habitation. L'Islande attendait sa colonie d'émigrés, et elle était déserte. Nadodd y resta jusqu'en automne. Alors le ciel se couvrit de nuages, la neige tomba sur les montagnes, et, en partant, il nomma la terre qu'il venait de découvrir : Terre déneige (Snœland) *.

Ceci se passait en 861. Trois ans après, un Suédois, appelé Gardas, entreprit un voyage aux Hébrides pour y recueillir un héritage : il fut surpris comme Nadodd par une tempête, et jeté sur les rives d'Isla'nde. Il demeura, pendant l'hiver, à Husavik, et, à son retour, loua beaucoup le pays qu'il avait vu ^.

Il n'en fallait pas tant pour séduire l'esprit

tout en protestant contre un de ces abus de langage qui se représentent rréqucninicnt parmi nous. Le mot œ à la fin de Fer signifie île. Ainsi, en disant les îles Ferœ, nous faisons le plus complet pléonasme qu'il soit possible d'imaginer. Il en est de même de Jersey et de Guernesey : la particule c\j est islandaise et signifie aussi île.

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