LE BON CAMARADE
Traduit d'Uhland.
J'avais un camarade ardent, brave et fidèle, Sans égal au bivouac, comme dans les combats; La trompette a sonné; le tambour nous appelle, Nous marchons à la fois tous deux du même pas.
Nous entendons siffler la balle meurtrière ; A qui s'adresse-t-elle? Est-ce à nous? Est-ce a toi? Hélas! elle a frappé mon compagnon, mon frère, Qui s'affaiblit, chancelé et tombe devant moi.
Il veut serrer ma main et je la lui présente ; Mais faible, hélas! il tente en vain de la tenir. Adieu donc, me dit-il, d'une voix défaillante; Reste mon compagnon dans la vie à venir.
POÉSIES. 3o9
A M. LE D' Ad. WAGNER.