‹ Lettres sur la Cour de la chancellerie et quelques points de la jurisprudence angloiseChapitre 2 sur 46 · DE LA PREMIERE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE ÉDITION

Au commencement des vacances TEditeur ayant fait un voyage à Paris, y rencontra un de ses amis, avocat à la Cour Royale de cette ville, qui lui communiqua un recueil de lettres écrites par son frère, pendant un séjour de quelques mois qu'il fit en Angleterre, vers la fin de Tannée passée, et au commencement de celle-ci. Ces lettres ayant pour objet notre Cour de Chancellerie, la Chambre des Pairs considérée comme tribunal d'appel, l'Introduction d'un Code dans ce pays, et dififérents points de notre

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jurisprudence, l'Editeur les jugea dénature à intéresser le public anglois, et pria en conséquence son ami de les lui donner, ce qu'il fit, en lui laissant en même temps la pleine liberté de les publier, si bon lui sembloit.

En arrivant h, Douvres, par suite d'un accident dont les exemples sont malheureusement trop fréquents, le sac qui contenoit ces lettres tomba dans l'eau, sans qu'on s'en aperçût, et y resta assez longtemps pour qu'une grande partie en devînt absolument illisible.

En lisant les premières lettres il sera facile au Lecteur de reconnoître combien TAuteur étoit alors peu versé dans la connoîssance de nos institutions judiciaires; et il sera peut-être étonné des détails que lui oflViront les lettres suivantes. Mais il faut savoir, en lisant cet ouvrage, que l'Auteur

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s'étoit fait présenter à plusieurs de nos premiers avocats, et qu'il avoit en outre étudié, avec beaucoup de soin, les écrits qu'on lui avoit indiqués comme ayant rapport à ses recherches ; en sorte que les renseignements qu'il donne sont le résultat de ses lectures et de ses conversations.

Dans la pensée de l'Editeur, un ouvrage de cette nature doit attirer l'attention beaucoup plus par le détail des faits que par la perfection du style ; s'il eût jugé autrement, ces lettres n'auroient jamais vu le jour.

Mais au reste, pour la justification de l'Auteur, et la sienne propre, il doit faire savoir au Lecteur que ces lettres, n'ayant point été écrites pour le public, n'ont été ni revues ni corrigées ; et que les notes ont été rédigées à la campagne dans le court intervalle de la dernière quinzaine des vacances, sans autre secours que celui qu'ont pu lui donner quelques visites rendues à sa bibliothèque. Ceux {jui connoissent les oc-

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cupations de TËditeur à la Cour de la Chancellerie, ne seront point surpris s'ils rencontrent quelques erreurs dans les pages suivantes : ils seront peut-être plutôt étonnés, vu la nature de l'ouvrage, de ne pas les trouver plus nombreuses.

Lincoln' s Inn, ce 27 OctcAre, 1827.

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