‹ Lettres sur la création terrestre, ou exposé sous forme familière Des principaux faits relatifs à la constitution général du Globe et A L'économie de la nature par le dr. De FilippiChapitre 25 sur 48 · LETTRE TREIZIEME · texte numérisé non relu

LETTRE TREIZIEME

I f La vallée du Pô, ancieu lit de mer. -- II. Plaine actuelle. — III. Ancien» glacier». — IV. Alluvion. Delta de» fleuve». — V. Dune».

, — VI. Hollande. — VII. L’Aiîriatlque et le Pô. — VIII. Dépôt» diluvien». — IX. Sable»

aurifère» et diamantifères.

1. Quel magnifique panorama se déroule à ton regard de la cime sacrée de. Superga (1) !

-, (1) L’église de Superga, dédiée K Ta Vierges a été Initie sur la cime la plus élevée de la colline de Turin , par f 0 2(5’ 2” de longitude k l’orient du-méridiéiî de Taris, et 4-> 0 1’ 5&” do latitude, k trois milles est-nord est de la capitale des États sardes. Commencée le 80 juillet 1717, par Victor Amédéç,II, duc de Savoie, Toi de Sicile, puis de Sardaigne, sur les dessins de Philippe Juvara, de Messine, elle fut terminée le 1 er novembre 1731. On y dépensa cinq millions de livres piémontaises. Sa forme est sphérique avec une saillîe d’environ 5/7. Le pérystile se compose d’un portique carré soutenu par hiiitcolonnes d ordre corinthien. La coupole — dont la hauteur avec la lanterne est de 70 mitres rappelle l’hôtel des Invalides. L’intérieur est déèoré avec beaucoup d’art et de magnificence. Depuis le fondateur, les caveaux de la basilique de Superga ser-

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Tu vois la chaîne majestueuse des Alpes entourer la pleine fertile qui , baignée par les

vent de lieux de sépulture à la famille des rois de Sardaigne.

Cet édifice et les vastes constructions qui y sont reliées s'élèvent à 723 m 4 au-dessus du niveau de la mer.

Les sommités de Superga servirent, en 1760, de point d’observation au père Beccaria (l’ami de Franklin et celui qui établit en Italie le premier paratonnerre). Il y éleva les triangles nécessaires à la mesure du degré du tnéri^ dien, et y tenta des expériences sur l’électricité atmosphérique. En 1791, des recherches y furent faites sur la chute des corps graves ; — la hauteur de la lanterne et sa construction intérieure étant très-favorable à ces sortes d’expériences. Plus tard, MM. Biot et Vassalli-Eandï commencèrent à Superga quelques expériences sur les forces magnétiques (1805). Dans les années 1821, 1822, 1823, les hauteurs de cette colline servirent de base aux opérations géodésiques (la géodésie, partage des terres ou des surfaces, et en général divise une figure en parties égales ou inégales) et astronomiques, pour la mesure d’un arc du parallèle moyen, exécutées en Piémont et en Savoie par une commission spéciale. M. le baron de Plana ayant, le 17 mai 1857, fait* observer le thermomètre à la cime de Superga et au pied de la colline, afin d’établir la ditfé— rence de température, à-la même heure, à des élévations diverses, trouva 3 degrés centigrades. — La situation favorable de Superga l’a toujours signalée comme poste d'observation à tous ceux qui se sent occupés de travaux trigonométriques en Piémont. Ce fut l’un des derniers points de la triangulation (opération ou ensemble d’opérations trigonométriques pour lever le plan d’un terrain), exécutée en Italie par des ingénieurs géographes français. Les observations se prirent de la dernière extrémité de la coupole. Vers la fin du XVIII e siècle, il y avait, à Superga, un observatoire confié aux soins du chanoine

nombreux détours du P<)(1), semble se perdre dans les nuages-d’un lointain horizon. Dans mes lettres précédentes, j -ai ébauché la structure

Avogadro. Nous pensons, avec M. G. F. Baruffi, qu’il serait* très utile pour la science d’établir là un observatoire météorologique et magnétique

Cette basilique est le premier grand monument que l’on aperçoive lorsque l’on descend en Italie par les Alpes. ‘ '

On jouit delà galerie extérieure qui entoure la lanternq d’une vue que nous jugeons l'une desplusbelles d^Europe. On embrasse tout le Piéfnont, avec lachaîne des Alpes j au couobant et au midi, les pyramides du mont Viso et les massifs du mont Rose: à gauche, les glaciers de Bard et la Roche-Melon ; au levant, et après le mont Rose, la grande chaîne se continue quelque temps, puis s’abaisse peu à peu et disparaît enfin dans les brumes de l’horiïon.

Lorsque le temps est très-clair, on distingue, avec une lunette, tout au loin, les plaines lombarde?, et la Vierge dorée qui termine la blanche-cathédrale de Milan ; — la distaçce, en ligne droite, est de 120 kilomètres. (Voir les Passeggiâte de M. G. F- Baruffi, 11“ livr.; — Guida aile pcregrinazioni, de M. G. Stéfani ; — Description historique, etc., par M. Paroletti; — Operations ge'odesigues ç t astronomiques, etc-. Milan, 1823; — l'Hermite en Italie,

par M. de Jouy, Paris, 1824.)

(1) Le Pé ( Padùs ou E ridanus des anciens), est le plus grand des fleuve» d’Italie . — son cours est de 670 kilomètres. Il sort du mont Viso, traverse les Etats sardes, sépare le royaume Lombardo-Vénition du duché de Parme, de Plaisance et du nord des Etats de l’Eglise, et vient finir dans l'Adriatique, à Osteria. Il est navigable pour bateaux et steamers sur 150 kilomètres, dont 90 dan» les Etats sardes.

et la formation de ces montagnes qui nous font une couronne de leurs masses imposantes* Après avoir admiré l’aspect charmant du pays qui s’étend à leurs pieds, descendons dans cette plaine, qui, sous une apparence de monotonie et d’uniformité, offre des objets si nombreux et si variés à nos observations.

Partout et jusqu’aux plus grandes profondeurs qu’atteignirent les fouilles pratiquées, tu trouveras au-dessous de la végétation vigoureuse de cette contrée privilégiée , des couches horizontales de matières incohérentes : tantôt de cailloux confusément mêlés en zones qui suivent le cours des torrents alpestres, tantôt d’argiles ferrugineuses ; — plus généralementde ce limon fin et sablonneux, de couleur brune, d’odeur particulière, quiest la terre des champs proprement dite. Les matériaux de ces immenses dépôts ne se trouvent certainement pas là à leur place originaire. Si chaque caillou, chaque grain de sable, chaque molécule d’argile retournait à son lieu primitif, quel immense changement de scène ! A celte plaine étendue dont l’agréable verdure te sourit maintenant, toute semée de châteaux , de villages, de cités, suecédérait un abîme si profond, que la mer par une invasion nouvelle viendrait battre de ses ondes les flancs des Alpes et de l'Apennin.*

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Et ce fut réellement ainsi à une époque éloignée, avant que l'homme n’apparût sur la surface de la terre. La vallée sillonnée maintenant par le Pô et par ses affluents a été autrefois un lit de mer, et les dépôts de limon et de sables tout pleins de coquilles très-semblables à celles des mers actuelles en offrent une preuve irrécusable; ces dépôts, — d’un côté en série presque continue — se prolongent de manière à former les collines du pays d’Asti, du Plaisantin, du Modénais, et se rencontrent du côté opposé de la vallée, dans queluqes petits endroits des collines bubalpines.

IL Comment donc le fond de cet ancien lit de mer a-t-il pu s’élever, se montrer à sec, et servir ensuite de lit aux eaux diluviales descendant des montagnes qui l'enclavent? Les causes probables de cet évènement viendront s’offrir spontanément à ton esprit pou vu que tu veuilles bien penser à tout ce que tu as lu dans la lettre précédente ; tu reconnaîtras, en effet , ces causes — soit dans un abaissement du fond de l’Adriatique actuelle, — soit dans un mouvement inverse du terrain des Alpes et de l’Apennin. Par l'une de ces deux causes, la mer Adriatique commença à se resserrer dans des limites plus étroites, et ce procédé se continua ensuite par les transports et les sédiments successif dus aux eaux diluviales.

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Quant à l'origine des immenses dépôts qui ont comblé le fond de cette ancienne vallée et .créé la fertille pleine Insubrique U), il n’ëst pas nécessaire d’une plus longue dissertation. Il nous faut maintenant rechercher par quelles forces la nature a pu transporter, disperser, niveler un amas si étendu de matériaux enlevés aux crêtes cTes montagnes environnantes. Ici , même, notre recherche se ‘trouve facilitée par l’examen des procédés persistants, continuels, différents seulement par une extension et une intensité moindres de ceux, qui évidemment, opérèrent les grands effets — maintenant le sujet de nos considérations.

Ces dépôts ont été formés par les eaux d’une manière analogue à ce que nous voyons tous les jouts sé pratiquer par nos fleuves. Cependant, dans un sens rigoureux, on ne saurait les attribuer à ces fleuves, o’est-à-diîe-ni au Pô, ni à ses nombreux affluents. Mais supposons à présent que tous les fleuves et tous les torrents al pestres, q ui trop sou vent débordent par suite des grandes pluies et dévastent le pays dans lequel ils ont creusé leur lit, se gonflent tout-à-coup et sortent de leurs limites actuelles, de manière à se réunir ensemble et à former une vaste

(1) Au nord du P<J, entre'Ie Tésin, TAdda edé* Alf>eV

OigilizecTby Gôogle

inondation submergeant toute la vallée : alors telle sera la masse de gravier, de sable, de limon transportée par une impétuosité si extraordinaire des eaux envahissant la basse plaine, quelle la surchargera d’un nouveau dépôt si semblable au dépôt actuel qu il en paraîtrait un exhaussement, une continuation. Cette scène que ton imagination peut se représenter dans toute sa majesté est un tableau de la catastrophe qui forma jadis la grande plaine de la vallée du Pô. La seule chose que pour le moment tu ne parviendras pas à comprendre, c’est l’origne d’une si grande masse envahissante d'eaux fluviales; mais sur ce point aussi ton esprit sera satisfait.

III. Tu sais très- bien que les amas prodigieux de glaces et de neiges perpétuelles, dont la blancheur brille de loin sur les sommités des crêtes alpestres , sont l’aliment perpétuel de nos fleuves. Or, ces glaciers, qui sont sujets à des changements sensibles — même pendant la courte période de la vie d’un homme — eurent autrefois une extension beaucoup plus considérable que celle que nous leur voyons aujourd’hui. Des vallées entières maintenant peuplées et florissantes en étaient recouvertes. Parmi les nombreux témoignages que je t’en pourrais fournir, j’en choisirai un . . ’ 7

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très-facile à vérifier et en même temps trèssignificatif.

De Courmayeur (1) — séjour d’été de tant de pèrsonnes qui viennent rétablir leurs forces physiques dans ses eaux minérales et respirer un air pur et salubre, — une heure de chemin te conduit au pied du glacier de la Brenva. Après être revenue do la magique impression de cette scène nouvelle , observe une gigantesque muraille de sable , de gravier, de fragments de roches de volumes divers, confusément mêlés, qui se trouve adossée aux flancs du glacier : — cette muraille forme ce que les Suisses appellent une moraine (2).

Suppose maintenant dans notre pays un changement de climat tel , qu’il fonde une grande partie de la glace, et qu’il ramène le glacier lui- * même à des proportions moindres : — il laissera la moraine comme un document perpétuel pour attester son ancienne extension. Pendant que ces impressions sont encore vives dans ta

(1) Oa Cormajeur, bourg des Etats sardes, à 28 kilomèt. nord-ouest d’Aoste; (1,300 habitants) : bâti dans une position pittoresque, entre six glaciers, eh face du mont Blanc et des sommets du Crammont et de la Seigne : — sur la route de Genève à Turin par le petit Saint-Bernard.

(2) Ces fragments de roches plus ou moins gros sont analogues aux roches qui dominent les glaciers.

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mémoire, regarde au sortir delà vallée d’Aoste, près des collines d’Ivrée, sur la gauche, le monticulu de la Serra qui s’offre comme une grande lisière proéminente presque parallèle au cours de la Doire-Baltée. Il est entièrement formé par un amoncellement de sables, de graviers, de grosses masses pierreuses, et il est — en toute circonstance — si semblable à la moraine de la Brenva, qu’on se trouve irrésistiblement conduit à reconnaître, pour l’une et pour l’autre, un même procédé de formation. La Serra est donc l’ancienne moraine d’une énorme glacier qui,, encombrant toute la vallée d’Aoste, avait sa base dans la plaine d’Ivrée. — On arrive à la' même conclusion en examinant tant d’autres collines constituées encore de fragments de figures différentes, et de volume même colossal, qui se trouvent dans plusieurs autres localités alignées au pied de nos Alpes.

La fusion rapide et presque totale de ces anciens glaciers — quidansuneépoque très-reculée encombraient les vallées et les anfractuosités de la grand chaîne des Alpes, — a été une cause plus que suffisante pour produire cette inondation qui transporta sur le fond de la grande vallée Insubrique ces immenses dépôts de graviers, de sables et d’argile sur lesquels a poussé

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la végétation actuelle, et qui font de ce pays un des plus beaux et des plus fertiles de l’Europe.

IV. Tous les terrains qui, comme celui-ci, sont constitués de matériaux préexistants transportés, remêlés et nouvellement déposés par les eaux, se nomment terrain d'alluvion, — ou même simplement alluvions. La déposition de ces terrains est continuelle, particulièrement près de l’embouchure des grands fleuves dans la mer. Le courant abandonne d’abord les matières les plus pesantes, entraînant vers l’embouchure les parcelles les plus légères, et, tout le long de son cours, déposant le sable qu'il transporte partout où un obstacle s’oppose à la marche du courant lui-même. Si le fleuve a son embouchure, comme cela arrive fréquemment, dans un sein de mer peu profond , nonseulement ses dépôts tendront à remplir cette cavité, mais peu-à-pou le fleuve luimiême y prolongera ses bords et son lit. Or, dans la suite, à chaque crue des eaux, leur impétuosité s'augmentant contre ses rives mobiles nouvellement formées, il arrivera qu’elles céderont sur quelque point; — de ce point une partie de l’eau du fleuve débordera; un nouveau canal s’établira qui formera également ses rives par des dépôts sur les côtés du courant et se portera enfin à la mer, en suivant la pente du

terrain. Ce canal, par le même procédé, peut être l’origine d’autres canaux moins considérables, et de cette manière le fleuve, se divisant sans cesse vers son embouchure en de nom- , breux rameaux disposés en patte d'oie, arrive à produire ce qu’on a coutume d’appeler un delta.

D'un autre côté, le rivage, et l’eau renfermée dans le sein de la mer, opposent une résistance aux vagues de la mer elle-même, qui , transportant toujours ses sables vers la plage, en direction opposée à celle du courant fluvial , y produira un monceau de ses propres sables réunis à ceux du fleuve; — ainsi se forme une barrière sablonneuse, ou, pour mieux nous exprimer, un cordon littoral, qui peuà-peu intercepte la communication de la cavité avec la mer, convertit cette cavité en une lagune d’eau stagnante que les continuels atterrissements du fleuve tendent à combler et à convertir peu à peu en une plaine à sec. — C’est ce qui serait arrivé à la lagune de Venise, si les Vénitiens, 'jaloux de leur forte position au milieu des eaux, et désirant la maintenir, n’eussent pensé à temps — et par des travaux considérables, et par le creusement de superbes canaux, comme le canal de la Brentella, ceux du Brenloné, et de la Brenta nuovissima, —à

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décharger directement en dehors du rivage le» eaux qui par leur cours naturel allaient encombrer la lagune.

V. Les rivages et les cordons littoraux, aiusi formés par les sables que les ondes marines rejettent continuellement, sont remués et transportés par un autre agent — l’air.

Le souffle impétueux des vents marins soulève le sable et le transporte dans l’intérieur des terres, où il retombe, s’amoncelle et forme des éminences de 6 à 20 mètres d’élévation alignées à peu près parallèlement aux plages, avec une pente douce vers la mer, rapide vers la terre. Non-seulement le vent forme ces éminences , mais les transporte incessamment ; de sorte que, dans le cours des années, on voit se produire une succession de ces éminences en manière de vagues de sable qui tendent à envahir la campagne. — On donne à ces petites collinés le nom de dunes. Le sable qui les forme est pour le plus souvent sec et très-6n : quelquefois cependant, à la suite de la filtration des eaux , un ciment s’y ajoute et les solidifie en pierre arénaire ou grès.

VI. Le progrès des dunes à l’intérieur de la terre est plus ou moins rapide, selon les localités et selon les vents prédominants. Dans certains endroits elles deviennent un vrai fléau, stérilisent

les campagnes et ensevelissent des villages entiers, comme cela est arrivé dans la basse Bretagne. Ailleurs, au contraire, la ligne des dunes renforçant le cordon littoral et formant un rempart contre l’Océan, contribue à en séparer de vastes sinuosités qui deviennent ensuite des lagunes, et enfiu par les dépôts incessants des fleuves se transforment en basses plaines çà et là marécageuses, susceptibles toutefois, d’ètre livrées à la culture. De Calais jusqu'à l’Elbe, une ligne de dunes de 506 kilomètres suit les contours de la côte et est à peine interrompue par les passages des fleuves. Derrière ce puissant rempart s’étendent les plaines vastes et fertiles qui ont pris le nom de Pays-Bas ou de Néerlande, — dont on doit la formation récente aux alluvions du Rhin, déposées dans un sein de mer compris entre la ligne de ces dunes et les collines sablonneuses du nord de l’Allemagne. La nature a servi d’institutrice à l’homme, qui dressant, là où manquaient les dunes, des digues puissantes, dirigeant les ramifications du Rhin, déployant en toute occasion une activité infatigable et industrieuse, sut convertir de vastes marais et des landes humides et désertes en provinces qui comptent parmi les plus riches et les plus heureuses de l’Europe, c’est-à-dire en faire la Hollande.

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