‹ Lettres sur la Gréce, pour servir de suite celles sur l'EgypteChapitre 16 sur 34 · LETTRE XXIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXIII

IM o T R E projet e'toit de visiter Gortyne et le labyrinthe. Nous partîmes de bon matin du monastère de Saint-Georges, après avoir remercié nos hôtes qui eurent l’honnêteté de nous fournir des provisions pour le déjeûner. N ous marchions vers le midi de l’île , et depuis le couvent nous descendîmes pendant deux heures pour gagner la plaine. La route étoit moins fatiguante que celle de la veille. Nous parcourions de belles campagnes parsemées de villages, entourés d’oliviers et d’amandiers. La plûpart , situés sur le penchant des collines que noup avions à droite et à gauche, formoient de jolis paysages. Ce canton paroissoit riche et peuplé ; mais le temps des récoltes et de la vendange étant passé , nous rencontrions peu d’habitans. Ils étoient enfermés dans leurs demeures, occupés des travaux domestiques.

Après plusieurs heures de chemin, un petit

SUR L A G R È C E. 21 U sentier tapissé d’une verte pelouse qu’arrosoit une source limpide qui fuyoit dans le vallon, nous invita à faire halte. Nous étalâmes les provisions des bons Caloyers, et nous déjeûnâmes au pied d’un platane. La marche a,voit éguisé l’appétit , et nous trouvâmes nos mets excellent L’eau de la fontaine ctoit fraîche et pure. Quelques bouteilles de vin la rendirent encore meilleure. Le déjeûner fut fort gai, mais bientôt écoulé. Nous remontâmes à cheval, et continuâmes notre route.

Nous avancions sur un terrein uni, renfermé entre deux chaînes de montagnes , dont les flancs étoient sillonnés de ravins où couloient de belles eaux. De nombreux troupeaux de chèvres et de. moutons y paissoient le thym , y broutoient la feuille des arbrisseaux sauvages. Ici un hameau entouré de vignobles paroissoit sur la crête d’un rocher. Là il se cachoit dans l’épaisseur d’un bois.

Par-tout des sites agréables et variés amusoient nos regards. Nous faisions beaucoup de chemin sans nous en appercevoir.

Le soleil avoit parcouru la moitié de son cours. N ous marchions depuis sept heures , lorsque nous arrivâmes à un gros bourg, dont les habitans ne jouissent pas d’une réputation intacte. On les accuse d’aimer à dépouiller

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les voyageurs. K os armes nous rassuroient; nous résolûmes d’y demander à dîner. Nous fumefc mal reçus dans plusieurs maisons ; la figure sinistre des personnes qui les habitoient nous lit passer outre • enfin nous frappâmes à une porte dont les hôtes nous montrèrent une meilleure volonté. Nous n’y trouvâmes point la table splendide de nos riches Caloyers : des œufs, des olives , du miel et de mauvais fromage furent les seuls mets qu’on nous offrit. Nous les payâmes généreusement et partîmes.

En quittant ce lieu jnaudit, plusieurs des habitans nous accablèrent d’injures, la vue de nos mousquets tournés vers eux, et le sabre nud de nos Janissaires les firent rentrer dans le devoir.

Nous entrions dans la plaine de Messera, qui a sept lieues de long, et s’étend jusqu’à la mer du midi. C’est la plus fertile en bled de tout le royaume de Candie ; la terre y est excellente , et la récolte ne trompe jamais l’espérance du laboureur. Un chemin ferré et tiré au cordeau nous annonçoit l’approche de Gortyne ; nous ne tardâmes pas à découvrir ses ruines, et nous passâmes plusieurs heures à les examiner.

L’origine de Gortyne est incertaine. Les opinions des Auteurs varient à ce sujet On

sur la Grèce.

sait qu’elle est de la plus haute antiquité- Homère en parle comme d’une ville puissante entourée de murailles. Elle floris^oit lorsque Lycurgue voyageoit en Crète. Les uns lui donnent pour fondateur le héros Gortyn , fils de Tégéte ( 1 ). Platon(2) prétend qu’elle fut bâtie par une colonie de Gortyne, ville du Péloponèse. Plusieurs anciens Ecrivains assurent que Taurus le même qui enleva Europe , et qui régna en Crète , fonda cette ville célèbre ( 3 ).

Quoi qu’il en soit de ces sentimens divers y

( i ) Etienne de By tance. Gortyne reçut son nom du Héros Gortyn. Elle fut aussi appellée Larissa , Cremnia , et enfin Gertyne.

Pausanias in ^ ircadis . On raconte que Cydon , Catrée et Gortyn, fils de Tégète, passèrent dans l’île de Crète, et qu’ils donnèrent leurs noms aui villes de Cydon , de Catrée et de Gortyne. Mais les Crétois rejettent ce discours. Ils prélenden*-que Cydon étoit fils de Mercure et d’Acacallide, fille de Mines; que Catrée étoit fils de Minos, et Gortyn de Rhadamantc.

(2) Platon , des loix, liv. 4.

( 3 ) Eusthatius in Dionisium. Gortyne fut bâtie par Taupes , qui enleva Europe la Phénicienne, et qui régna en Crète.

Chronique d' Alexandrie. Taurus fonda dans l’île de Crète la ville qu’il nppella Gortyne , du nom de sa mère , petitefille de Jupiter.

Cedrenus. Taurus bâtit en Crète la ville qu’il appeila Gortyne , du. nom de sa- mère.

Gortync , située dans une plaine d’une vaste étendue, arrosée de nombreux ruisseaux, féconde en bled , en orge , en oliviers , et eu productions de toute espèce, devint une des plus considérable de l’ile. Elle n’est qu’à cinq lieues de la mer du midi sur laquelle elle avoit deux ports ( i ). Lébéna , ornée d’un temple fameux ( 2 ), et Metalla placée à l’extrémité du cap Se ce nom. Ces avantages dont elle sut profiter , la rendirent très-puissante. Elle unit ses armes à celles des Cnossiens, pour soumettre les peuples voisins, et étendit fort loin les limites de son territoire. Ses murs avoient plus de deux lieues de circuit. Le temps les ayant détruits, les Magistrats commencèrent à les réparer , mais ils n’en achevèrent que huit stades , le reste de la ville demeura ouvert (5). Strabon attribue

( 1 ) Strabon , liv. 10. Gortyne a deux porls sur la mer de Lybie, Lébéna, dont elle n’est éloignée que de quatre lieues , et Métalla, située deux lieues pius loin.

(2) Philostrates, vie d’Apollonius, lir. 4. Il se rendit au Temple de Lébéna, où Esculape est adoré. Toute l’Asie alloit en pèlerinage à Pergame. Les Crétois se rendent en foule au Temple de Lébéna. Bien plus, cette ville étant située sur la mer de Lybie, on y voik un concours nombreux d’ Africains.

( 3 ) P/iranzesj chronique , livre premier.

sur la Grèce. 2i5 cette ( 1 ) restauration à Ptolémée Philopator; il ajoute qu’il ne l’acheva pas , et que l’ouvrage demeura imparfait.

Gortyne possédoit plusieurs temples , parmi lesquels on distinguoit ceux d’Apollon ( 2 ), de Jupiter (5) et de Diane (4)- Le premier e'toit en grande vénération parmi les Grecs , et dans des temps de peste ils envoyèrent des députés pour consulter son oracle ( 5 ). Ménélas allant à la poursuite d’Hélène, immola dans le second un hécatombe à Jupiter. Enfin Annibal craignant que l’avarice des Gortyniens ne le livrât à ses ennemis pour jouir de ses trésors , dont le bruit avoit devancé ses pas , déposa en présence du peuple dans le temple de Diane, des vases remplis de plomb et recouverts d’or et d’argent, disant qu’il leur confioit sa fortune. Peu de temps après il se sauva en Asie avec ses richesses renfermées dans des statues d’airain, mais l’implacable

(1) Stralon , lie. 10 .

( 2 ) Etienne de Bjsance. Au milieu de Gortyne , Apollon aroit un Autel et un Temple.

(3) Photius, Billi. hist. lie. 5.

( 4 ) JEmilius Prolus-.

{5) wintonius Lileralis, métamorphose 25.

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vengeance de Rome le suivoit en tous lieux^ Le Léthé couloit auprès de Gortyne ( 1 ). Strabon (2) assure qu’il la traversoit. Cette ville a eu divers accroissemens , ainsi ce fleuve a pu dans des temps couler autour des murs , et dans d’autres passer au milieu. Il est certain que de nos jours on voit des ruines audelà de ce fleuve qui n’est actuellement qu’un joli ruisseau. Ilfut appelé Léthé , parce qu’Harmonia, filje de Venus, oublia sur ses bords Son époux Cadmus ( 3 ). Les Géographes comptent plusieurs rivières de ce nom. Strabon ( 4 ) en désigne quatre.

Les ruines de Gortyne couvrent une grande «tendue de terrein , et donnent une idée de son ancienne magnificence • ceux de ses monumens qui subsistent encore , ne sont pas

( 1 ) S->/in. Le fleuve Léthé coule auprès de Gortyne , à l’endroit où Taurus apporta sur son dos Europe.

(2) Straion. Le fleuve Létlié traverse toute la ville de Gortyne.

( 3 ) P~ibitkS Sequester , livre des jleuv.s.

(4) Magnésie était située sur le Méandre, à l’endroit où le fleuve Létlié s’y jette. Un autre fleuve de ce nom coule pris de Gortyne. Le troisième baigne Triera , ville de Tliessalie. Enfin on trouve un quatrième Léthé cher les Africains occidentaux.

de la plus haute antiquité. On remarque une porte de ville construite de grosses briques , autrefois recouvertes de pierres de taille ; on a détaché toutes celles du centre et des côtés , cependant elle subsiste et doit durer encore long-temps. Cet édifice a une épaisseur considérable, et présente une large façade. Il ne peut remonter qu’au temps où Ptolémée Philopator entreprit de rétablir les murs de Gortyne. Au-delà de cette porte on distingue* un grand emplacement qui forme à-peu-prés un carré long. On voit' un double rang de piédestaux allignés sur les côtés. La base de ces marbres est enterrée , et le sommet seul déborde le terrein. Cette distribution paroît annoncer les portiques d’un temple. On rencontre d’espace en espace des monceaux de dccomUles, et des colonnes de marbre et de granit enfoncées en terre jusqu’à la moitié de leur fût. Les chapiteaux sont renversés à l’entour. Plusieurs n’en ont point du tout. Vers l’extrémité de ces débris , sur les bords de la jolie rivière oùliarmonia oublia Cadmus, on entre dans une église dont un côté est détruit. L’architecture en est simple et sans colonnades. Elle a environ cent vingt pieds de long sur soixante de largeur. C’est probablement l’ancienne cathédrale fondée par Tite,

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le disciple de Saint - Paul. Des ruines considérables , placées à peu de distance , peuvent être les restes du palais de l’Archevêque.

Ces débris ne paraissent pas proportionnés à la grandeur et à la magnificence de Gortyne. Mais il faut songer que les plus beaux marbres en ont été enlevés , que l’on voit , dans les villages des environs , des colonnes antiques servir à fermer la porte des jardins Turcs , et que la meilleure partie de ses ornemens est enfoncée sous le terrein qui s’est considérablement exhaussé. Si l’on y faisoit des fouilles , on trouverait quantité de statues et de monumens précieux. Aujourd’hui le laboureur y fait passer la charrue , et couvre de moissons les ruines des palais et des temples de Gortyne. Tel est le sort, Madame, des anciennes villes. Elles sont l’ouvrage de l’homme, et périssent comme lui. Celles qui firent autrefois l’ornement ou l’effroi de la terre, Thëbes, Memphis, Babylone et tant d’autres, ne sont plus. Pensez-vous que Paris, cette cité superbe , qui renferme , dans son sein , tous les arts , et une population immense , subsistera toujours ? Pensez - vous qu’un jour le savant n’ira pas au milieu des monceaux de décombres chercher la place de

sur la Grèce. 2.19 scs temples et de ses palais ? consolons-nous , cette époque est encore éloignée.

Nous quittâmes la plaine de Gortyne pour aller voir le labyrinthe. Le chemin qui conduit à ce lieu mémorable, est rude et escarpé; il. nous fallut monter pendant près d’une heure.

Enfin nous arrivâmes à l’entrée. Nous avions apporté le fil d’Ariane, c’est-à-dire, une ficelle de quatre cents toises de long, que nous attachâmes à la porte. Nous y plaçâmes deux Janissaires pour la garder, avec défense de laisser entrer personne. L’ouverture du labyrinthe est naturelle et peu large. Quand on s’est un peu avancé dans l’intérieur , on trouve un grand espace parsemé de grosses pierres, et couvert d’une voûte plate taillée dans l’épaisseur de la montagne. Pour se conduire dans ce -séjour ténébreux , chacun de nous tenoit à la mainun gros flambeau. Deux Grecs '

portoient le peloton de ficelle , qu’ils dérouloient ou ployoient Suivant les circonstances.

Nous nous égarâmes d’abord dans diverses allées sans issue , et il fallut revenir sur nos pas. Enfin , nous trouvâmes le canal véritable; il est à droite en entrant; on y monte par un sentier étroit, et l’on est obligé d’y ramper sur les pieds et les mains l’espace de cent pas, parce que la voûte est extrêmement

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basse. Au bout de ce conduit étroit le plafoncf s’exhaussa tout-à-coup , et nous pûmes marcher debout. Au milieu des tépébres épaisses qui nous environnoient, des routes nombreuses qui s’écartoient de chaque côté et se croisoient en difFérens sens , les deux Grecs que nous avions loués trembloient de frayeur. La sueur de'couloit de leur front , et ils ne vouloient pas avancer à moins que nous ne fussions à leur tête.

Les allées que nous parcourions étaient ordinairement hautes de sept à huit pieds.

Leur largeur varioit depuis six jusqu’à dix , et quelquefois davantage. Toutes sont taillées au ciseau dans le rocher, dont les pierres, d’un gris sale , sont posées par couches horizontales. En quelques endroits, de grands blocs de terre , à moitié détachés de la voûte , semblent prêts à tomber. Il falloit se baisser pous passer par dessous , au risque d’être écrasé par leur chûte. tes tremblemens de terre , trés-fréquens dans l’île de Crète , ont sans doute causé ces dégâts.

Nous errions -ainsi dans ce dédale, dont nous cherchions à connoître toutes les sinuosités ; lorsque nous avions parcouru une allée nous entrions dans un autre. Souvent nous étions arrêtés par un cul-de-sac. Quelquefois*

SUR LA GRÈCE. 22t après de longs détours , nous étions étonnés de nous trouver au carrefour d’où nous étions partis. Alors nous avions embrassé, avec notre corde, une grande étendue de rocher, ilfalloit la replier et revenir sur nos pas. Il n’est pas possible de décrire combien ces routes sont multipliées et tortueuses. Les unes forment des courbes qui conduisent insensiblement à un grand vide soutenu par d’énormes pilliers , et d’où partent trois ou quatre rues qui mènent à des lieux opposés. D’autres , après de longs circuits, se divisent en plusieurs rameaux. Celles-ci se prolongent fort loin, et , terminées par le rocher , obligent le voyageur de retourner en arriére. Nous marchions avec précaution dans les replis de ce vaste labyrinthe , au milieu des ténèbres éternelles qui l’habitent, et dont les flambeaux ont peine à percer l’obscurité. L’imagination y crée •des fantômes ; elle se figure des précipices creusés sous les pas du curieux , des monstres placés en sentinelle , en un mot mille chimères qui n’existent pas.

La précaution que nous avions prise d’y voyager avec le fil d’Ariane , et de l’attacher de distance en distance, de peur qu’il ne se rompît, nous permettoit de nous étendre dans tous les sens, ce que Belon, Tournefort et

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Bokoke n’avoient pu faire faute de pareils moyens. Nous remarquâmes en plusieurs endroits de l’avenue du milieu, ces chiffres 1700 •écrits en crayon noir par la main du célébré Botaniste Français. Un fait qu’il cite , et que nous admirâmes comme lui , c’est la propriété qu’a le rocher de relever en bosse les noms qu’on y a gravés. Nous en vîmes plusieurs dont cette espèce de sculpture en relief avoit deux lignes d’épaisseur. La matière en est plus blanche que celle de la pierre ( 1 ).

Après nous être promenés pendant longtemps dans l’antre épouvantable du Minotaure (2), nous arrivâmes à l’extrémité de l’allée qu’avoit suivi Tournefort. Nous y trouvâmes une grande salle ornée de chiffres, dont les plus anciens ne remontent pas au-delà du quatorzième siècle. Une autre , à - peu - prés semblable, est à droite. Chacune peut avoir vingt-quatre ou trente pieds en carré. Nous avions déployé presque toute notre ficelle pour y arriver, c’est-à-dire, parcouru environ quatre cents toises. Je ne parle point des excursions

( 1 ) Plusieurs d’entre nous y gravèrent leurs noms profondément à la fin de 1779. Au moment où je publie ces lettres, j’apprends que cette gravure en creux est déjà remplie de cette matière blanche qui saille d’environ une ligne.

(a^On verra, dans la lettre suivante, que je dois l’appeller ainsi.

sur la Grèce. 22$ diverses que nous fîmes. Nous restâmes trois heures dans le labyrinthe, et nous ne cessâmes de marcher, sans pouvoir nous flatter d’avoir tout vu. Je crois qu’il seroit impossible à un homme d’en sortir, s’il y etoit abandonne' sans fil et sans flambeau. Il s’égareroit dans mille détours. L’horreur du lieu, l’épaisseur des ténèbres, porteroient la frayeur dans son ame, et il périroit misérablement.

A notre retour nous visitâmes un tournant que nous ne connoissions pas. Il noqs conduisit à une belle grotte élevée en dôme et taillée par les mains de la Nature. Elle n’a pas de stalactites. Il n’en paroît pas une seule dans l’étendue du souterrain , parce que l’eau n’y filtre point. Tout y est sec, et comme l’air ne s’y renouvelle pas, il a une odeur très-désagréable. Des milliers de chauves-souris, dont la fiente s’élève par monceaux, habitent ce séjour ténébreux. Ce sont les seuls monstres que nous y découvrîmes. Nous en sortîmes avec bien du plaisir , et nous respirâmes avec délices l’air extérieur. La nuit commençoit à épaissir ses voiles. Le chemin étoit difficile. Nous nous hâtâmes de descendre de la montagne, et nous entrâmes dans une ferme voisine où un Turc nous donna l’hospitalité.

* J’ai l’honneur d’étre , etc.

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