ÉTUDES PARTICULIÈRES DE L'INSTITCTEUR
S'imaginer qu'au sortir de l'École normale primaire oa possède toutes les connaissances dont on a et dont on aura> jamais besoin, c'est ae faire une illusion grossière. Croiresj que la pratique de renseignement entretiendra par elle--: même les connaissances acquises, et que toute acquisitioi nouvelle est devenue impossible, c'est le raisonnement d< la paresse.
La vérité est que le maître d'école a besoin de renou*^ vêler et d'accroître incessamment son instruelion persoanelle ; sans quoi, il aura beau enseigner avec zèle et avea! succès , tôt ou tard il tombera au-dessous du niveau qu'il' avait gardé d'abord, et il deviendra inférieur à ceux partis de plus bas, auront monté par des progrès insensibles.
Je n'entends pas que l'Instituteur s'efforce de devenir littérateur; bien au contraire, je serais effrayé de cettÂ' ambition, et je la regarderais comme un fléau pour l'école. J'ai rencontré des poètes inconnus, ou, comme vous l'aureZ-j entendu dire, incompris, qui attendaient à grand'peine fin de leur classe pour composw des vers lyriques ou él< giaques. Les puérilités de la grammaire, les exercices matériels de la géographie coûtaient à ces génies supérieurs desbàiUemenLsdouloureux. Ils faisaient à leurs écoliers l'anmCine des heures de classes; maïs, dès qu'ils se sentaient seuls, dès qu'ils redevenaient libres, ils invoquaient les Muses, et couvraient de leurs petits chefs-d'œuvre le verso des copies qu'ils étaient censés lire et corriger. Voua avez trop bon esprit, mon ami, pour tremper jamais dans ces folies. U n'y a pas de plus mauvais, de plus dangereux Inalituteurs ^ue ces poètes manques. Outre qu'ils sont distraits et dé-
daîgneux durant la classe, ils épuisent leur esprit au lieu de le remplir dans l'intervalle des leçons, et ils deviennent de moins en moins capables, à mesure qu'ils s'éloignent du terre-à-terre où ils devraient se tenir modestement. Plus accessibles à toutes les suggestions du dehors, moins amis des habitudes réglées, ils en viennent à négliger leur devoir, sans rien perdre de la bonne opinion qu'ils ont d'euxmêmes. Le réel, le solide, le* pratique leur causent des nausées ; ils n'ont d'amour que pour l'imaginaire, le frivole et le vague. Malheureux les enfants qui viennent leur demander le pain de l'instruction première ! Malheureux euxmêmes d'avoir accepté un emploi qu'ils sont incapables de remplir I
Mais ces occupations malséantes pour le maître d'école ne sont pas. Dieu merci, les seules qui puissent charmer ses heures de loisirs. Permettez que je remonte encore à mes souvenirs pour donner plus de précision à ma pensée. Lorsque j'avais fini ma classe, je prenais un peu de repos, ou je faisais, suivant l'occasion, une petite promenade qui réparait mes forces. Je consacrais ensuite le temps nécessaire à la préparation spéciale de la classe suivante, c'està-dire au choix des dictées, à la lecture des copies, à la préparation des divers exercices qui devaient nous occuper. En ajoutant à ces travaux ]es heures de repas, les moments réservés pour la conversation soit avec des parents de mes élèves, soit avec des visiteurs imprévus, je pouvais encore me réserver, chaque jour, une ou deux heures de liberté complète. C'était là mon petit trésor particulier.
Gomme je n'allais jamais au cabaret, et que je menais une vie, non pas triste, mais grave et retirée, il m'était assez facile de dresser un plan méthodique de travail. Pour plus de sûreté, je ne m'imposais qu'une heure par jour d'études personnelles ; mais je me croyais lié envers moi-même par ce règlement tout volontaire, et, si je m'en
^écarti
Sun LA PaOPESSIOH D mSTlIUTEUB.
écartais par exception, je m'efforçais de combler le vide lesï jours suivants. Vous éprouverez, mon ami, la puissancâj d'une règle dont on est résolu à ne pas dévier. Celte puis- 1 sance multiplie le temps d'une façon vraiment merveil-T leuse, et rend possible ce que tes volontés molles regardent] comme impraticable. Une beure par jour, c'est vingt-cin^jl heures environ par mois; et que de choses ont pu être passées ou apprises, que de bonnes lectures faites, d'utiles compléments ajoutés à la première provision, perti] dant ces vingt-cinq heures! Et, quand on songe que ( temps si précieux, multiplié par dix seulement, comme à l'année n'était que de dix mois, pour mettre en d " cas de maladie et toutes les exceptions possibles , formera au bout de l'année, un contingent de deux cent cinquantel heures de travail, on a pitié de ceux qui prétendent qu'il n'ont jamais de loisir, et qu'ils sont obligés de vivre sur le?j| connaissances acquises.
Strictement fidèle au plan que je m'étais tracé, je me livrai donc à mon goût pour l'étude. Je n'avais pas beaucoup de livres; mais j'avais apporté avec moi, au sortir de l'École normale, ce qu'il y avait d'indispensable pour la grammaire, l'histoire, la géographie, l'arithmétique, les éléments de géométrie ; je possédais quelques bons livres sur la religion ; enfin, quoique pauvre, j'avais mis de côté, chaque mois, une petite somnee, et après un an, je m'étais procuré, au moyen de cette réserve, un abonnement à un bon jourual d'éducation.
Tous les ans, je suivais le même procédé, et je pus ainsi acquérir successivement une bibliothèque bien modeste , mais composée d'ouvrages qui me tenaient au courant des progrès de l'enseignement. Je ne restais pas étranger à l'casai, à l'application d'une nouvelle méthode, et, en la comparant aux anciennes, je Unissais par choisir dans toutes ce qui me paraissait le mieux. Dans la suite de ma
■ÉÉ
correspondance, je vous expliquerai en détail la marche que je suivais pour cette importante affaire. Aujourd'hui je me borne à dire que la pensée d'entretenir et d'enrichir mes humbles connaissances ne me quittait pas. Tévitais ainsi un des plus cruels ennemis de l'enseignement, un fléau qu'on nomme la routine^ et qui ne peut être signalé trop tôt, ni trop sévèrement à l'Instituteur. La routine consiste àinstruire machinalement l'enfance, à lui redire sans réflexion ce qu'elle a déjà étudié sans intelligence ; à se contenter d'explications banales,cent fois répétées; à surcharger la mémoire pour obtenir une récitation monotone et interminable de mots, mais non de choses; à mépriser toute amélioration qui porterait atteinte à un vieux système, et qui obligerait le maître à faire usage de son jugement, tandis qu'il est si commode d'arriver en classe sans préparation, avec les habitudes mécaniques de la veille. Fuyez la routine, mon jeune ami; elle vous rendra promptement incapable de travailler, d'enseigner, de penser même. Vous n'aurez plus que des instincts au lieu de facultés actives, et le sentiment même du devoir pourra s'affaiblir en vous ; car n'est-ce pas un devoir pour le maître de voir dans les enfants qu'on lui confie des créatures intelligentes, et non pas de simples automates, des poupées qu'on tire par un fil en avant ou en arrière, des machines douées tout au plus de mémoire et vides de jugement?
Je sais que mes recommandations ne plairaient pas à tout le monde. Les flâneurs, et les prétendus hommes de lettres que j'ai déjà rencontrés sur ma route ne sont pas les seuls qui sachent si bien perdre leur temps et faire fi des bons esprits qui l'emploient. Il faut y ajouter deux espèces de mauvais Instituteurs, l'une gâtée, l'autre frivole, que je nommerais les liseurs de journaux et les liseurs de romans. Commençons par ces derniers.
Tel se plaindra de ne jamais trouver le temps de travail-
9CH LA PHOFESSIOa d'iBSTITUTEUH.
^T&pour lui-même, qui se ménagera celui de lire des romaia iDutiles ou môme dangereux. Il prétendra que les occupa^ tions sérieuses de l'école tendent l'esprit outre mesure, qu'il est nécessaire de le détendre par une lecture facilejl attrayante. Il affirmera que les livres dont il fait choix, ed qu'il loue dans la viUe voisine, n'ont rien de condamnable^id et que, d'ailleurs, il se garde bien de les laisser traîner. Il J trouvera dur, despotique, le conseil de s'abstenir d-'und^ telle nourriture, et il s'en ira répétant que le pauvre Insti-i tuteur ne peut vivre comme un reclus ni s'enterrer toafi| vivant dans les livres sévères de l'école.
Tel autre est jaloux de rester au courant des affaire publiques, et, jusqu'à un certain point, on ne saurait blà'^ mer ce désir. Un citoyen, un Français, quelle que soit a position sociale, a intérêt à connaître ce qui regarde 1 prospérité de la patrie. Or, aujourd'hui, c'est par les jour-^
1. naux que toute nouvelle arrive au public. Naturellemeol^ rinstîtutear voudra lire un journal, soit en s'associant i
I ses voisins pour un abonnement collectif, moins lourd a bourses modestes, soit en profitant de l'obligeance d'utf plus heureux qui lui ferait passer la feuille après ra\ lue. J'admets l'habitude ; mais je crains qu'elle ne prennttl quelquefois un mauvais pli.
D'abofd le choix du journal importe à la considération! du maître. Comme il ne doit pas être un homme de p et que les journaux de parti présentent les faits à leur poina de vue, le maître doit préférer le journal le plus ofQcÎM possible, comme celui qui sera le plus modéré et le mieua informé tout ensemble. Ensuite il n'en doit faire qu'u occasion de distraction passagère, de lecture rapide, et a pas s'y enfoncer, pour ainsi dire, pour y trouver raatièrï à de creuses réflexions. Qu'il y recueille les nouvelles, i'
' qu'il fasse bon marché des commentaires. Les politique^ du coin du leu sont des oisifs de la pire espace, et loot
i^Éi
lecteur de journal qui sacrifie à ce plaisir plus d'une demiheure par jour a sans doute peu de grandes affaires sur les bras.
J'ai lu bien peu de romans dans ma vie, et, quand je le faisais, ni mon imagination ni ma raison ne s'en trouvaient mieux. Aussi, usant d'une volonté dont le ressort était assez ferme, ai-je coupé court de bonne heure à ce délassement futile. Quant aux journaux, j'avoue que c'eût été une grande privation pour moi de ne pas savoir par eux les nouvelles courantes ; mais, quand j'avais tenu un journal entre les mains pendant quinze ou vingt minutes, l'ennui me prenait, la pensée des affaires qui m'attendaient chasssdt la curiosité à demi-satisfaite, et la quatrième page, lestement parcourue, payait les frais de mon impatience.
Mon temps de travail personnel était partagé entre la lecture de quelques bons livres d'histoire et les publications spéciales qui traitaient de l'éducation à tous les degrés. J'achetais les unes, j'empruntais les autres à un bon Instituteur du voisinage, plus ancien et plus riche que moi. Je n'avais pas alors toutes les ressources que les éditeurs intelligents mettent aujourd'hui à la disposition des hommes studieux, et je ne rencontrais pas toujours d'excellents livres, comme ceux du père Grégoire Girard, sur l'enseignement de la langue maternelle ; comme ceux de MM. Michel et Rapet, sur les questions d'éducation morale et les procédés d'enseignement (1) Profitez, mon ami, de ces guides si sûrs ; laites mieux que nous, grâce aux secours de tout genre qui viennent en aide à votre expérience personnelle. Nous n'en serons pas jaloux.
Nourri de bonnes lectures, mais quelquefois gêné par la
(1) Ces publications utiles et consciencieuses, qui offrent tant de ressources aux Instituteurs, tiennent le premier rang dans la librairie de MM. Ch. Delagrave et C»e.
versîlé des opinions, je prenais des notes sur ces diver^T[ gences ; je cherchais ensuite à les concilier en les méditant, ou, quand la conciliation n'était pas possible, je m'exerçais à choisir nettement la doctrine que je devais enseigner à mes élèves. Remarquez, mon ami, que je parle seulement des points grammaticaux ou historiques réellement controversés, qui, même dans les ouvrages approuvés officiellement, ne sont pas toujours résolus de la même manière. Je ne voulais pas exposer mes écoliers au doute, car, à leur âge, il faut recevoir les opinions imposées car le maître. Les enfants de dix à douze ans ne sont pEis aptes à discuter, et ils ont besoin que l'Instituteur prenne un parti pour éclairer leur inespérience.
A force d'annoter mes bons livres et de jeter sur le papier mes observations, je finissais par faire moi-même d'assez gros volumes, non pas avec l'intention d'en occuper le public, mais uniquement pour étendre mes idées et perfectionner mes études. Un homme fait n'étudie bien que la plume à la main. Lorsqu'il se contente d'une lecture, les souvenirs fuient et s'effacent; l'emploi du temps perd de ' aon prix ; les moyens de comparaison échappent et le sens I pratique ne s'exerce pas avec assez de rigueur.
Le sens pratique I qualité précieuse chez celui qui enseigne et qui dirige 1 énergique et légitime moyen d'action sur des esprits mobiles, hésitants parce qu'ils ignorent, sensibles ' surtout à ce qu'ils voient et à ce qu'Us touchent, et pour qui les abstractions sont comme une vapeur mortelle qui leur fait prendre l'étude en aversion I Aussi le maître ne peut-il trop cultiver en lui-même ce qui doit être si salutaire à ses élèves. Il lui appartient de se rompre aux exercices pratiques, de se mettre sans cesse à la place des enfants, même hors de leur présence, et tout en ajoutant, lui, à son contingent de connaissances, U est bien qu'il les transforme aussitôt en moyens d'agir,
Le seul danger que l'instituteur puisse craindre en recueillant ainsi avec scrupule les matériaux de ses lectures et en jetant ses impressions sur le papier, c'est la tentation de devenir auteur. Assurément, rien n'est plus honorable que le désir de publier, pour être utile à tout le monde, ce qui nous a servi pour quelques-uns, et les meilleurs livres d'éducation et d'enseignement semblent devoir partir de la main des hommes pratiques. Cependant, mon bon ami, si cette idée vous arrive quelque jour, je vous dirai avec Boileau :
Craignez d'an vain plaisir les trompeuses amorces, Et consultez longtemps votre esprit et vos forces.
Boileau ne voulait pas décourager les vrais poëtes ; il avertissait les imaginations ambitieuses. A Dieu ne plaise que je veuille étouffer la vocation d'un grammairien, d'un géographe, d'un mathématicien I je jette seulement un cri d'alarme et je vous dis : On peut être un excellent maître d'école et un pitoyable auteur. Avant donc de faire imprimer, chose redoutable I consultez vos chefs, écoutez vos amis les plus éclairés. Ne vous donnez pas en spectacle, à moins d'avoir acquis la conviction que votre entreprise augmentera l'estime dont vous jouissez. S'il vous reste un doute sérieux, renfermez-vous dans l'ombre modeste de votre école. Vous y êtes honoré, vous y êtes utile ; vous y portez le fruit d'un travail consciencieux ; les résultats que vous obtenez sont un succès qui récompense vos services. A défaut du périlleux honneur de la publicité, vous avez le témoignage intime de la conscience, et Dieu vous tient compte de votre obscur dévouement.
Ce que je vous conseille, mon ami, je l'ai éprouvé. L'imagination échauffée par le travail , je me suis cru un moment destiné à faire une révolution dans la grammaire. Ma table était couverte de grammairiens dont j'avais extrait
F^B^ib
!tf
fiiibnlance et noté les nuances d'opinion. Je trouvais qtti les unsavaient écrit pour eux-mêmes, pour ceux quisaveaj déjà et non pour l'enfance. Leurs abstractions me faisaiein mal, leurs classiH cations savantes me donnaient le frissoaTS Je repprochais aux autres une prétention toute contraire,! l'emploi de procédés tout mécaniques, le mépris de laJ logique, et une trop grande défiance de ce bon sens naturel* qu'il faut bien reconnaître aux plus jeunes enfants. ]e1 rivais un milieu entre la puérilité et l'érudition, et je meti disais que ce milieu était la vérité pour une- école. Je f doQC, ou, comme on le dit assez plaisamment auJourd'hut>l je commis une grammaire dont les règles, peu nombreuses,-! peu chargées d'exceptions, appuyées d'exemples choisis,'! me paraissaient simples et claires. Je fis entrer ce trésor dM mes veilles dans mon enseignement de tous les jours, et,^ sans abandonner les livres approuvés dqnt j'étais oblige de me servir, je tirai bon parti de mes petites réfiexioiut^'3 particulières.
Jusque-là, tout allait bien ; les inspecteurs approuvaient! ma méthode ; les enfants la goûtaient et en profitaient. Cefl succès ne me suffit pas ; j'aspirai au grand jour; ; fidèle à mes habitudes de prudence, j'envoyai mon manus-^ cril au Recteur de l'Académie, qui portait l'intérêt le pluffï vif aux Instituteurs, et dont la sincérité, non moins que lï^ bienveillance, m'était connue. Huit jours se passèrentJ^ pendant lesquels je fus sur les épines. Le neuvième joui^jl mon manuscrit revint avec des notes polies, mais sévères^ accompagnées d'une lettre où mes intentions étaient louéeSiS mais où mon dessein ambitieux était combattu. Je reconnue que j'avais fait une œuvre, bonne pour moi en ce qu'elle^ m'avait obligé à de fortes études, bonne pour mes élèvea,fl parce que je leur donnais, en homme plein de mon sujet^T des notions que ma parole rendait utiles. Hélas 1 il y avaia loin de cet avantage réalisé eo famille à la composition
198 LETTKES
méthodique d'un livre, à renchaînement des idées, à ce faire que la bonne volonté et l'aptitude môm,e ne donnent pas. Mon ambition s'était trompée ; je ne pouvais conserver à cet égard le moindre doute ; je remerciai celui qui avait soufflé sur toutes ces fumées, et je continuai à me servir de mes cahiers, qui ne devinrent jamais des volumes. Ce fut une bonne et salutaire leçon.
Gomme la variété est un préservatif de l'ennui, et que d'ailleurs le maître doit rechercher tous les moyens de se rendre utile, je ne négligeais pas de pousser un peu plus loin les connaissances élémentaires que j'avais reçues à l'École normale, dans la physique et dans les sciences naturelles. Je voulais pouvoir expliquer au besoin une éclipse, une trombe, un tremblement de terre ; je voulais être à même de rectifier les préjugés populaires ; de montrer, dans un ciel put, les principales constellations ; de faire comprendre les premières lois de la pesanteur, la construction du baromètre et du thermomètre, si usuels qu'on peut les rencontrer, môme au village. Je me rendiais compte de tout ce qui intéresse l'hygiène, afin d'être en mesure de distribuer quelques bons conseils. Tous ces petits travaux me délassaient les uns des autres, et me faisaient aussi une position meilleure, en multipliant les motifs de confiance. Je voyais s'animer les frais visages de mes élèves, quand je leur promettais pour récompense l'explication de quelques phénomènes de la nature, de quelques inventions populaires de la science. Us m'écoutaient avidement, et toutes les études s'en trouvaient bien.