XIII. — L*ABOLITION DU SERVAGE
semblait, en les ajustant et en les coordonnant, les pièces de son immense enquête, elle les livrait à l'impression pour les distribuer comme cela se pratique dans les pays constitutionnels. Mon ignorance de la langue russe m'a empêché de puiser à cette source abondante d'informations, mais les adversaires de la commission eux-mêmes reconnaissent que son enquête a été dressée avec soin et conscience. Le seul reproche qu'on puisse adresser à la commission de rédaction, c'est de n'avoir consulté qu'une des parties intéressées : les propriétaires, mais on peut invoquer en sa faveur, comme circonstances atténuantes , d'abord qu'elle n'avait point sous ce rapport les coudées franches, ensuite que, nulle part, sauf en Angleterre, on n'a trouvé jusqu'à présent que Topinion des masses, sur les questions qui les intéressent, valût la peine d'être recueillie. Comme s'il suffisait d'ignorer ce qu'elles pensent pour n'avoir rien à craindre de leurs erreurs !